Histoires Des Invités

 

L'Histoire De Malaurie

Par Jujudoka

 

chapitre 1. l'article de journal.

Malaurie passa ses mains sur sont visage, puis s'étira longuement. Elle se décida enfin, se redressa, et se leva. Elle fit quelques pas dans sa chambre, et s'arrêta devant son miroir. Ses yeux encore emplis de sommeil, se fixèrent sur l'image que renvoyer la glace. La jeune fille aimait pouvoir se regarder dans son miroir, afin d'apprécier les courbes parfaitement dessinées, de sa poitrine, ses hanches, son visage, de ses fesses, la platitude de son ventre.
Elle pouvait rester là immobile à se regarder à la recherche du moindre petit détail, qui trahirait les biens faits de son investissement. En effet, cette jeune fille de 26 ans, ayant quelques rondeurs, qu’elle seule, voyait d'après ses amis, avait débuté un régime draconien, qui avait eu tôt fait de faire disparaître les rares grammes de graisses sur le corps de la jeune fille.
Elle restait là à examiner son reflet, lorsqu'une voix retentit.

" - Malaurie! Malaurie! Tu vas être en retard, si tu ne te dépêche pas! "

La jeune fille sursauta. Elle enfila sa robe de chambre, et sortit en hâte de sa chambre.
En arrivant dans la cuisine, elle trouva ses parents, qui finissaient leur petit déjeuner.
Elle prit un bol dans l'armoire, se servit du café, et vint s'asseoir à la petite table.

" - Malaurie dépêche toi, lui dit son père, tu sais que si tu veux que je te dépose à l'université, nous devons être parti d'ici 20 minutes au plus tar.
- Ne t'en fait pas papa, répondit la jeune fille, je dois passer faire renouveler mon abonnement pour le bus, et comme je n'ai cours qu'à 10 heures, je partirai seule.
- Et tu ne pouvais pas le dire hier soir? Bougonna son père, tout en finissant sa tasse de café et en prenant le journal.
- Excuse-moi papa, mais je n'y ai pas pensé.
- Vous n'aller pas vous disputer encore vous deux? Dit la mère en faisant passer son regard de sa fille à son mari.
- Mais ça n'est pas moi qui est commencé maman, c'est....
- Oh non! Ça n'est pas possible! s'écria le père.
- Qu’est-ce qui t'arrives encore? Demanda Malaurie en faisant une moue dubitative.
- Tout simplement ça! reprit son père en se redressant et commençant à lire à voix haute.
Disparition, une de plus. Hier, vers 23 heures 45, les services de police, ont été averti qu'une jeune fille avait encore disparut dans le quartier nord de la ville. Cette disparition est la troisième en 15 jours. Aucune trace n'a été relevé, sur les lieux probables de l'enlèvement, les enquêteurs ne savent pas quoi penser. Il est demandé la plus grande prudence lors de vos déplacements, notamment après 22 heures."

Monsieur PALTIN reposa son journal.

" - c'est tout de même étrange non?
- Ce doit être un malade quelconque, que les flics vont finir par arrêter! s'exclama madame PALTIN.
- Et toi qu'en penses-tu Malaurie? Demanda monsieur PALTIN.
- Moi, répondit Malaurie après un temps d'hésitation, euh, je n'en pense rien. Et à vrai dire, je m'en fous un peu.
- Mais imagine ma fille que se soit toi! s'écria son père.
- et bien? l'interrogea Malaurie.
- Et bien si c'était toi qui disparaissais, tu continuerais de t'en foutre, comme tu dis? reprit son père en haussant le ton.
- Euh ben je n’en sais rien. Hésita Malaurie, partagée entre l'inquiétude qu'elle ne voulait pas montrer à son père, et le désire de le faire enrager.
- Tu n'en sais rien, ça c'est ta phrase favorite, ronchonna son père en se levant. Ma fille il va falloir que tu commence à dire blanc ou noir qu'en on te pose une question, et pas j'en sais rien. Ou alors, reprit-il en enfilant sa veste, ou alors, il va t'arriver des ennuis dans ta vie."

Monsieur PALINT sortit de la cuisine saisit sa mallette dans le couloir, ses clés, et partit en claquant la porte de la maison.

" - ton père a raison Malaurie, il va falloir que tu arrête de dire à chaque fois, je m'en fous, ou j'en sais rien.
- Mais maman, répondit Malaurie agacée, arrêtez de me couver comme ça!
- Mais ma chérie, si nous te disons ça c'est qu'il y a une raison. reprit madame PALTIN. Nous t'aimons plus que n'importe quoi, tu le sais j'espère?
- mais oui je le sais, grommela Malaurie.
- Et bien si on te dit ça, ça n'est pas pour t'embêter, c'est pour te faire comprendre certaines choses. Ton père, t'aime énormément, et ça le rend triste de te voir réagir comme ça tu sais?
- Oui je sais maman. Répondit Malaurie embarrassée de voir sa mère émut de la sorte. Mais, reprit-elle après une hésitation, j'ai toujours l'impression que vous me prenez encore pour une adolescente. J'ai 26 ans, et je n'ai pas forcément besoin que l'on me dise fais-ci, fais ça...."

Un silence s'installa dans la pièce. Malaurie bût son café, se leva, et partit vers sa chambre en bredouillant :

" Je vais me préparer sinon je vais être en retard."

En sortant de la cuisine, elle croisa le regard de sa mère, qui la fixait tristement. Elle en eût un frisson et accélèra le pas pour éviter cette épreuve qui lui semblait insoutenable.
Une fois arrivée dans sa chambre, elle prépara rapidement ses vêtements, passa rapidement à la salle de bain pour sa toilette, et 25 minutes plus tard se trouvait à l'arrêt de bus. Sa tête était encore hantée des réflexions de son père, et des paroles de sa mère. Au plus elle y pensait, au plus cela la faisait culpabiliser. Après plusieurs minutes de lutte avec son orgueil et sa fierté, elle se promit de présenter ses excuses à ses parents le soir même.
Son bus arriva peu après, et elle monta dans celui-ci. Elle avançait en tentant de trouver une place assise, lorsqu’une main l'attrapa par le bras.
Elle se retourna et découvrit qu'il s’agissait de son amie Jeanne.

" - Alors, on ne dit plus bonjour aux copines? Demanda celle-ci en souriant.
- Oh excuse moi je ne t'avais pas vu, j'étais dans mes pensées. répondit Malaurie gênée.
- Aller vient t'asseoir là. Dit Jeanne en lui faisant une place à côté d'elle.
- Merci.
- Tu as lu les journaux ce matin? demanda Jeanne?
- Euh pourquoi?
- Alors tu ne sais pas qu'une troisième fille a disparu? S’inquiéta Jeanne.
- Euh si mon père l'a dit.
- c'est la cousine de Laurent.
- Laurent, ton mec? S’enquit Malaurie.
- Oui c'et ça.
- et Il réagit comment? demanda Malaurie.
- Ben ils sont bouleversés. Dit Jeanne en jouant avec ses clés. D'après ce qu'il m'a dit, elle serait sortit chez une amie hier après midi, et elle serait partit de là bas à 20 heures. Mais à 23 heures ses parents ne la voyant pas rentrer se sont inquiétés, et ont appelés son amie. Lorsqu'ils ont su qu'elle était partie depuis plus de 3 heures ils ont commencé à s'inquiéter, car il n'y a que 800 mètres entre leur maison, et celle de l'amie en question.
Ils ont donc prévenu la police, qui a relevé quelques traces, et a trouvé son sac à un endroit entre les deux maisons, mais rien d'autre. Pas de trace de lutte, de d'autre personne.... T'imagine un peu?
- Oui ça fait froid dans le dos. déclara Malaurie en secouant la tête. Parlons d'autres choses si tu veux bien. Tu as commencé à travaillé sur le projet?
- Oui un peu."

Les deux jeunes femmes parlèrent tranquillement et descendirent du bus. Malaurie passa au guichet de la compagnie des bus afin de renouveler son abonnement, et cela fait elles repartirent vers l'université.
La journée passa rapidement. Malaurie revint chez elle, vers 19H30, et trouva sa mère dans la cuisine, préparant le dîner.
Une boule dans la gorge, elle se tint immobile ne parvenant pas à articuler le moindre mot.

" - Maman? Finit-elle par dire d'une voix étranglée.
- Oui Ma chérie? répondit Madame PALTIN en se retournant vers sa fille.
- Je voulais, Je voulais m'excuser pour ce matin. Continua Malaurie en recueillant les quelques larmes de ses yeux pour éviter à sa mère de voir sa fille pleurer.
- Mais ma chérie? demanda Madame PALTIN, de quoi t’excuses-tu?
- De mon comportement de ce matin. Reprit Malaurie. J'ai, J'ai réagit bizarrement et je m'en veux. Papa est là?
- Mais ma chérie c'est déjà fini depuis longtemps! Il n'y a rien à pardonné! Dit madame Malaurie en saisissant sa fille par les mains. Oui ton père, reprit-elle après un silence, ton père est dans son bureau.
- Je vais aller le voir. Dit Malaurie."

La jeune fille déposa un baisé sur la joue de sa mère, et sortit de la pièce. Elle se dirigea lentement vers le bureau de son père, et frappa à la porte.

" - oui? fit son père sans se retourner?
- Papa? dit Malaurie, c'est moi.
- Ah! Tu es rentrée? Demanda monsieur PALTIN, tout en poursuivant son travail.
- Euh oui papa. Je voulais te dire... Reprit Malaurie.
- Je t'écoute?
- Euh, Euh, je m'excuse papa.
- Tu t'excuse de quoi?
- Euh d'avoir eu le comportement de ce matin.
- humm! Je ne vois pas pourquoi tu t'excuse.
- Parce que je n'aime pas vous savoir triste et je, je, je...
- Aller c'est tout . C'est fini on en parle plus. Mais je suis content que tu te sois rendu compte de ce que tu avais dit."

Malaurie essuya de nouveau ses yeux, qui s'étaient mouillés de larmes. A cet instant, son téléphone portable sonna.
Elle le sortit de sa poche, et se dirigeant vers l'escalier menant à sa chambre, lança à son père :

" Euh, je te laisse travailler, papa."

Elle courut dans l'escalier et arrivant dans sa chambre décrocha.

" - Allo, dit-elle.
- Malo?
- Ah! Coucou mon chérie! s'exclama la jeune fille.
- comment ça va ma puce?
- Euh ça peut aller, répondit Malaurie la voix encore un peu étranglée, et toi?
- Moi ça va bien. Mais toi ça n’a pas l'air d'aller autant que ça, non?
- Euh je t'expliquerai plus tard mon chérie.
- t'es sûre que tu ne veux pas en parler?
- Non pas maintenant s'il te plaît.
- Bon très bien.
- Tu as lu les journaux?
- Oui c'est un truc de fou quand même.
- - Et oui. Tu sais qui c'est en plus?
- Euh non, il ne donnait pas de nom.
- Apparemment, c'est la cousine de Laurent, le mec de Jeanne.
- Allez? Tu rigoles?
- Non c'est Jeanne qui m'a dit ça tout à l'heure.
- Oh merde!"


Malaurie raconta en détail se que lui avait dit Jeanne et la discussion qu'elle eût passa après quelques minutes, sur d'autres sujets. Après 20 minutes, elle raccrocha. Elle se dirigea vers son bureau, sur lequel elle déposa son sac, et se mit à ses révisions.
Elle ne s'interrompit que pour faire un bref passage dans la cuisine pour grignoter un peu du repas que sa mère avait préparée. Le sujet de la conversation entre les parents était comme elle s'en doutait, l'article de journal. Elle apporta ce qu'elle savait, puis après avoir finit de manger, elle retourna à ses cahiers.
Elle se coucha vers minuit, épuisée. La voix de son père lisant l'article de journal, celle de Jeanne lui donnant des détails sur les évènements concrets de cet incident, tournaient dans sa tête, et l'empêchèrent de dormir pendant un moment. Elle finit par trouver le sommeil vers une heure du matin.
chapitre 2. les trois lettres.

Le bruit strident du réveil tira Malaurie du brouillard nocturne de son sommeil. Elle ouvrit les yeux, encore fatiguée par la mauvaise nuit qu'elle venait de passer. Elle savait parfaitement quels avaient été ses rêves, des visions étranges passaient et repassaient à travers sa tête et devant ses yeux. Ces images étaient accompagnées toujours des mêmes paroles, celles de sont père lisant cet article de journal, celui dont tout le monde avait parlé la veille, et qui lui restait imprimé dans le crâne.
Elle restait là, allongée, n'osant pas faire le moindre geste.
Son réveil retentit à nouveau, ce qui la fit sursauter de plus belle.
Elle se décida enfin, et se leva rapidement comme si elle voulait fuir un danger. En hâte elle prépara ses vêtements, passa à la salle de bain, fit sa toilette, s'habilla, revint dans sa chambre se maquilla brièvement, vérifia le contenu de son sac, et descendit à la cuisine.
Son père assis à la table, se versait un café. En le voyant, il leva un œil surpris.

" - Déjà prête? Demanda-t-il.
- Oui, tu vois tout arrive. répondit Malaurie, en prenant un bol et en se servant du café.
- Oh toi! Tu n'as pas bien dormi. Déclara Monsieur PALTIN, en regardant sa fille fixement.
- Euh et bien pas tellement. Acquiesça Malaurie. Mais comment le vois-tu?
- Tu as une salle tête ma fille. Et puis, reprit-il après un moment de silence, je me suis levé deux fois cette nuit, pour aller boire, et je t'ai entendu remuer et parler dans ton sommeil.
- Ah bon? Tu es sûr?
- Si je te le dis. Tu demanderas à maman si tu ne me crois pas. Elle t’a entendu aussi.
- Mais je disais quoi?
- ça! Je ne peux pas le dire. Mais tu n'avais pas l'air d'accord.
- Je ne me souviens de rien."

Le silence s'installa tandis que Malaurie buvait son café, tout en réfléchissant aux dernières 24 heures. Qu’elle venait de vivre, et à son comportement. Ça ne lui ressemblait pas de parler dans son sommeil. Elle sentait, que depuis la veille, sa vie semblait vouloir changer, lui montrer d'autres choses. Lesquelles elle ne le savait absolument pas, mais elle sentait que ça ne tarderait pas à se concrétiser. Elle ne comprenait pas pourquoi, mais depuis qu'elle avait entendu son père lire cet article de journal, son esprit, s'embrumait, et le pressentiment du changement, se faisait de plus en plus présent.

" Sans doute, se dit-elle, il doit y avoir un rapport? Mais lequel? Je dois en avoir le cœur net."

Sa décision était prise. Elle percerait ce mystère, de toute façon, si sa vie devait changer, elle changerait, qu'elle le veuille ou non. Alors elle découvrirait le lien entre cet article, et ce changement qu'elle sentait tout proche.

" Il faut que j'en parle. se répéta-t-elle."
La voix de son père la fit sursauter

" Malaurie, on y va?
- Euh, oui papa. Excuse-moi."

Elle finit son bol de café d'une traite, le mit dans l'évier, monta l'escalier en courant, prit son sac, fourra son téléphone portable dans sa poche, passa dans la chambre de ses parents pour embrasser sa mère, redescendit l'escalier, et rejoignit son père dans la voiture où celui-ci l'attendait déjà.

" - C'est bon on peut y aller? Tu es prête?
- Oui excuse, j'ai été embrassé maman."

Monsieur PALTIN démarra. Malaurie sortit son téléphone portable et entra dans son répertoire. Elle sélectionna Jean, et cliqua sur envoyer un message. Elle écrivit :
" Il faut que je te parle, c'est très important, rendez-vous ce midi devant le resto universitaire bizou"

Elle appuya sur envoyer. L'écran de son téléphone changea, puis un bip retentit, accompagnant un message qui apparaissait sur l'écran du téléphone, informant Malaurie que son message avait bien été envoyé et reçu.
Elle souffla de soulagement.

" - quelque chose ne va pas? Demanda Monsieur PALTIN.
- Euh non, non. Répondit Malaurie, en tentant d'adopter une attitude détendue."

Monsieur PALTIN garda le silence, même si il avait bien senti que sa fille tentait de faire bonne figure.

Le reste du trajet se déroula en silence.
La voiture ralentit après quelques minutes, et s'arrêta devant un groupe de bâtiments. Malaurie, sortit, et fit signe à son père en claquant la portière. Celui-ci repartit.
Malaurie se dirigea vers l'un des bâtiments, et entra à l'intérieur de celui-ci.

A la fin de la matinée, Malaurie se dirigea vers un bâtiment sur lequel était inscrit (restaurant universitaire). Elle stoppa à quelques mètres de l'entrée, s'écartant de la foule des étudiants qui venait déjeuner.
Elle chercha du regard, son ami, et le vit s'avancer vers elle. Elle lui fit signe et lui sourit. Le jeune homme lui rendit son sourire, et la rejoignit.


" - Coucou! s'exclama Malaurie.
- Coucou s'écria le jeune homme.
- Tu vas bien mon petit Jean chérie?
- Oui et toi ma douce?
- Oui, euh enfin, euh je dois te parler.
- Oui, aller viens on va manger, et on parlera après."

Le couple s'approcha de l'entrée du bâtiment, et y pénétra.
A l'intérieur il se servit et vint s'installer à une table.

" - Alors, demanda Jean en entamant son assiette, qu'est ce qui ce passe de si important?
- Euh et bien, euh si tu permets, on en parlera après, je ne veux pas trop que quelqu'un entende. Dit Malaurie en pâlissant.
- Mais dit moi de quoi il s’agit, ça concerne quoi? Aller, donne moi des infos au moins, même si on n’en parle pas vraiment.
- Euh, ça me concerne moi, et c'est assez perso. C'est un truc bizarre, et voilà. J’ai besoin d'en parler, mais je ne sais pas quoi penser, comment le dire...."

Les deux jeunes étudiants finirent de manger, et sortirent. Après avoir parcourut en silence une centaine de mètres, et se trouvant seuls, ils s'assirent sur un banc.

" - Alors tu vas enfin me dire qu'est-ce qui se passe? Demanda Jean en passant son bras autour de la taille de Malaurie.
- Et bien voilà. Tu te souviens hier? ON a parlé de cet article.
- Oui, mais on a parlé de beaucoup de choses?
- Oui. Mais je ne sais pas comment exprimer ça, mais voilà, en fait, depuis que mon père a lu cet article hier matin, je n'arrête pas d'y penser. J'en ai même fais des cauchemards cette nuit.
- Ben, c'est un peu logique que tu y pense, la fille avait ton âge, tu la connaissais par personne interposée, c'est quasiment à coté de chez toi....
- Oui, mais Je ne crois pas que ça soit ça. Enfin je veux dire, ça dois jouer, mais, c'est bizarre.
- Qu'est-ce qui est bizarre ma chérie?
- J'ai un drôle de pressentiment.
- Lequel?
- j'ai l'impression, que quelque chose va changer, ou que je vais découvrir quelque chose. Et j'ai l'impression que cette chose va changer ma vie. Quoi? Je n'en sais rien, mais je le sens
- Tu te fais des idées et des soucis pour pas grand choses ma puce.
- Je ne sais pas. Peu être? Mais je te dis c'est bizarre.
- Aller ma douce, enlève ces idées noires de ta tête. Dit Jean en passant sa main sur la joue de Malaurie et en l'embrassant tendrement. "

Les deux jeunes gens restèrent un long moment sans bouger, silencieux.

" - Je dois te dire quelque chose mon chérie. Dit en tremblant Malaurie.
- - Quoi, mon amour?
- Je, je, dois savoir ce que tout ça veut dire. Je veux trouver ce qui se passe.
- Mais non arrête de te faire du souci.
- Je dois savoir sinon je vais devenir folle.
- Et tu vas faire quoi? Hein?
- Je ne sais pas. Mais il faut que je fasse quelque chose."

La jeune fille vint poser sa joue contre celle de son fiancé, et ferma les yeux. Après quelques minutes, Jean regarda sa montre.

" L'heure tourne ma chérie. Dit-il doucement. Il va falloir retourner en cours."

Les deux amoureux se levèrent, et après un dernier baisé, se séparèrent.
L'après midi passa paisiblement pour Malaurie. Son attention et son esprit furent occupé par les exposés de ses professeurs, ce qui éloigna un peu ses idées obscures.
La jeune fille reprit le chemin de son domicile, vers 18 heures.
En arrivant dans la station de métro, elle sentit comme une agitation chez les personnes qui l'entouraient. Elle ne releva pas tellement ce changement d'ambiance, attribuant cet effet, à la fin de journée. Lorsqu'elle entra dans le métro, elle se raidit en entendant les discussions des gens présent autour d'elle.
Ses yeux parcoururent la voiture dans laquelle elle se trouvait, et soudain son regard tomba sur un journal qu'un homme tenait ouvert sur ces genoux, non loin d'elle.
Elle sentit qu'elle devait voir quelque chose. Que ce journal lui apporterait quelque chose de nouveau. Elle se concentra donc sur le papier, et eu du mal à retenir un cri de stupeur. Elle pouvait lire, en grosses lettres, le titre d'un article :
" L’affaire des disparitions, une quatrième jeune femme se volatilise dans la nature."

Le métro s'arrêta, la jeune fille descendit et courut vers le petit étal de presse écrite se tenant dans la station. Elle acheta le journal dans lequel se trouvait l'article qu'elle venait d'entrevoir. Puis reprit sa route vers chez ses parents, tout en lisant les colonnes du canard.

" Une quatrième femme, se volatilise dans la nature.
Ce midi, dans la ville d'ONSE LES VAGUES, les services de police ont été avertis de la disparition d'une jeune femme de 21 ans. Celle ci, partit de chez elle la veille pour son travail à 3 kilomètres de son domicile, n'est pas rentré chez elle, et n'est pas reparut. Il semble que celle ci ne soit jamais arrivée sur les lieux de son entreprise. Tous les moyens sont mis en œuvre pour éclaircir ce mystère."

Malaurie releva la tête, et referma le journal. Elle se pressa, et arriva bientôt chez elle. Elle se débarrassa de sa veste, et tendit le journal à son père.

" Tiens c'est l'édition du soir j'ai pensé que sa te tenterai."

Monsieur PALTIN prit les papiers et l'ouvrit. En voyant l'article, il releva la tête

" Tu ne l'as pas acheté pour moi. Mais pour cet article, non? demanda-t-il.
- Euh? Oui je dois avouer que oui.
- Je me doute.
- J'étais au courant tu sais? On l'a su au bureau en début d'après midi."


Le téléphone de Malaurie retentit. La jeune fille se précipita dans sa chambre et décrocha.

" - Allo?
- Allo, Malaurie?
- Ah Laurent. Comment va?
-(ça va. Enfin autant qu'on puisse aller.
- Oui je comprends. Jeanne m'a dit.
- Oui je sais. Dit moi nous sortons ce soir tu veux venir avec nous?
- Euh il faut que je voie avec mes parents mais normalement ça ne devrait pas poser de problèmes.
- tu me confirme?
- Ok pas de souci.
- à toute alors.
A toute."

Elle raccrocha, puis redescendit. Elle entra dans la cuisine et après avoir discuté avec sa mère, elle remonta dans sa chambre, envoya un message à Laurent, lui fixant rendez vous, et se prépara.
Vers 20 heures 30, elle sortit et remonta la rue. Après avoir fait plusieurs centaines de mètres, elle s’arrêta, et s'assit sur un banc.
Elle attendit là, que ses amies la rejoignent. Cependant, après plusieurs minutes, ne les voyant pas arrivée, elle se leva et fit quelques pas. En regardant sa montre, et vint se rassoir.
Une dame vêtue d'un ensemble de cuir, s'approcha d'elle, et lui adressa la parole.

" - bonsoir.
- Bonsoir répondit Malaurie furtivement.
- Vous auriez l'heure mademoiselle s'il vous plaît?
- Euh oui, il est 20 heures 45.
- Merci, bonne soirée.
- bonne soirée."

Malaurie regarda cette femme s'éloigner lentement. Elle sentait à nouveau se sentiment bizarre. Comme si cette femme l'avait réveillé.
Une camionnette passa devant elle, et la femme monta à son bord. Le véhicule tourna le coin de la rue, et disparut.
La jeune fille resta prostrée son esprit navigant dans ses images troubles.
Soudain Elle entendit un bruit derrière elle. Elle se retourna brutalement, et ne vit rien. Elle promena son regard autour d'elle, mais tout était calme. Elle se rassit. Sa main vint toucher une demi-feuille de papier.

" Mais cette feuille n'était pas là il y a juste 30 secondes? Se demanda-t-elle?"

Elle prit la feuille de papier, et lu juste les trois lettres S A D inscrites en noir sur le blanc de la feuille.
Cet évènement l'ébranla. Qu’est ce que voulait dire ce sigle? Comment cette feuille de papier avait pu arriver à côté d'elle sans qu'elle ne s'en rende compte?
Elle jouait avec le papier tout en essayant de répondre à ces questions, lorsqu'elle entendit un cri à quelques dizaines de mètres d'elle.
Elle tourna la tête, et vit Laurent et Jeanne s'approchaient. Elle rangea rapidement le papier dans son sac, se jurant de ne pas parler de cet évènement à quiconque, avant d'avoir trouvé des réponses correctes à ces questions.
Elle se leva, rejoignit ses amis, et après les avoir salués, ils partirent tout trois en direction d'un petit bar restaurant dans lequel ils passèrent la soirée.
Vers Minuit, ils ressortirent, et Jeanne et Laurent raccompagnèrent Malaurie devant sa porte. Après s'être embrassé, les trois amis se séparèrent, et Malaurie regagna sa chambre.
Elle cru mourir de frayeur lorsqu'elle s'assit sur son lit et qu'un bout de papier tomba par terre.
Elle le ramassa, et vit en lettre majuscules, les trois mêmes lettres S A D marquées en noir.
Elle se releva en hâte, et ouvrit son sac pour vérifier que le papier qu'elle avait trouvé sur le banc était bien celui qu'elle venait de ramassé.
Son angoisse fut à son paroxysme lorsqu'elle découvrit que le papier trouvé sur le banc, était bien dans son sac.
Elle compara fébrilement les deux papiers, ils étaient identiques. Ses doigts se crispèrent sur l'oreiller. Elle mit les papiers dans son sac, et le ferma.
Elle se coucha enfin, et après avoir tourné dans son lit à la recherche du sommeil pendant 2 heures, elle finit par s'endormir.
chapitre 3. psychose, folie, ou cauchemard?

Malaurie se réveilla complètement en sueur. Elle crut tout d'abord, qu'elle n'avait pas entendu l'appel strident du réveil. Elle tourna la tête vers celui-ci, et lu avec soulagement, qu'il marqué 5 heures 55. La nuit qui venait de s'achever pour elle, avait été pleine de rêves étranges, où se mêlaient les articles de journaux, les papiers sur lesquels étaient inscrites les trois lettres S A D si mystérieuses, des visions étranges de femmes aux silhouettes imprécises.
Elle s'étira précautionneusement, encore toute apeurée de la nuit qu'elle venait de passer.
Elle se redressa lentement, et posa un pied par terre, puis l'autre.
Elle se leva et fit quelques pas prudents, comme si elle craignait de tomber.
Elle prépara ses affaires et passa à la salle de bain. En ressortant de cette dernière après avoir prit sa douche et s'être habillée, elle ressentit quelque chose en elle de bizarre. Comme si il allait lui arrivait quelque chose.
En arrivant dans sa chambre, elle passa devant son miroir, et y jeta un coup d'œil. L'image de son visage la surprit. Ses traits étaient tirés par la fatigue, et l'angoisse. Elle tenta de se maquiller afin de dissimuler les marques, et les cernes de son visage.
Elle qui d'habitude ne passer pratiquement pas de temps à décorer son visage, prit ce jour là plus de 20 minutes.
Lorsqu'elle rejoignit son père à la cuisine celui-ci la fixa longuement.

" - qu'est-ce que tu nous as fait? Dit-il en la dévisageant.
- Rien de spécial pourquoi?
- C'est nouveau de se peindre la figure de cette façon?
- Ben c'est rien papa. Répondit la jeune fille, troublée, et tentant de cacher son stress. Toutes les filles se maquillent comme ça.
- Enfin d'habitude tu n'es pas comme ça? C'est la première fois que je te vois dans cet état là."


Le reste du petit déjeuner se déroula dans un silence en disant long sur l'angoisse de la jeune fille, et la surprise de son père.
Lorsque Malaurie monta à côté de son père dans la voiture, celui-ci démarra. Quelques minutes plus tard, il se tourna vers sa fille, et lui dit en la fixant dans les yeux.

" - qu'est ce qui ne va pas ma puce?
- Rien papa. Pourquoi demandes-tu ça? répondit Malaurie gênée.
- Arrêtes ton cinéma Malaurie. Je te connais Je sais très bien que habituellement tu n'aime pas ces masques de peinture que se mettent les jeunes filles de ton âge Alors?
- Mais, mais, euh, rien, tout va bien.
- Je t'ai demandé d'arrêter Malaurie. dit Monsieur PALTIN en haussant le ton. Tu sais qu'en agissant de la sorte, tu te fais du mal, mais tu fais du mal aussi à ta mère, et à moi. Et si tu veux savoir, tu feras aussi mal à Jean. Alors dit moi ce qui t'arrive.
- Mais rien papa. S’exclama Malaurie prête à fondre en larmes.
- Bon et bien si tu ne veux vraiment pas en parler c'est tout. Mais Ne viens pas dire que nous ne nous soucions pas de toi et de ce qui t'arrive."

Le silence s'installa entre le père et la fille, créant entre eux, une barrière glaciale.
La voiture s'arrêta devant les bâtiments de l'université, et Malaurie descendit. Elle fit signe à son père et celui ci repartit.
Elle essuya une larme qui venait d'échapper à son contrôle, et partit vers l'un des bâtiments.
Lorsqu'elle entra dans l'amphithéâtre, il n'y avait que quelques étudiants. Elle prit place sur l'un des sièges, et sortit de son sac, les affaires dont elle avait besoin.
Elle décida, qu'avant son cours et que les étudiants n'emplissent les lieux, elle examinerait les deux feuilles de papiers qu'elle avait trouvés.
Elle les sortit donc de son sac, et les mis côte à côtes. Les lettres apparaissaient clairement dessinées et complètement identiques les unes par apport aux autres. Elles mesuraient environs 5 centimètres de haut et avaient été imprimée puis surlignée semblait-il à Malaurie.
Bientôt la foule des étudiants commença à investir les sièges autour d'elle. Elle rangea précieusement les deux feuilles de papiers. Elle réfléchissait à tout ça, lorsqu'une évidence lui traversa l'esprit. Si elle avait trouvé l'une des feuilles chez elle, et plus particulièrement sur son lit, c'est que celle ci lui était destinée directement, et donc si elle avait trouvée l'autre feuille, ça n'était donc pas un hasard.
La salle était maintenant quasiment pleine, et le professeur était arrivé et s'était placé devant son pupitre. Il alluma le projecteur, et Malaurie en voyant l'image qui s'affichait, faillit hurler de surprise.
Elle crut qu'elle allait tomber inconsciente. Sur l'écran, apparaissaient les trois lettres S A D en grand, clairement dessinées, parfaitement lisible.
Le professeur prit le micro, et s'excusa en grommelant sur la personne qui avait du, selon lui oublié cette feuille. Il la retira et les lettres disparurent. Il commença son cours après avoir mis son premier schéma sous la lampe du projecteur.
À la fin du cours, Malaurie, tremblante, descendit les escaliers, et rejoignit le pupitre du professeur. Celui ci rangeait ses affaires, et ne la vit pas immédiatement.
Elle lui adressa la parole timidement.

" - S'il vous plaît?
- Oui, dit le professeur en tournant la tête. Vous désirez?
- excusez-moi monsieur, mais j'aimerai pouvoir récupérer, la feuille qu'il y avait dans le projecteur au début du cours.
- Pourquoi cela? C'est vous qui l’y avait mis? Demanda le professeur en la dévisageant.
- Non monsieur, Mais je crois que je sais qui, et j'aimerais la récupérer afin de lui rendre.
- Et bien si vous le voulez mademoiselle. La voici. Dit le professeur en tendant la feuille.
- Merci monsieur. Merci beaucoup. Rougit Malaurie. Euh j'ai une autre question s'il vous plaît.
- Je vous écoute.
- Connaissez-vous la ou les significations, des sigles de ce type? demanda la jeune fille en remontrant les trois lettres.
- Euh? Ma foi, non. répondit-il après avoir réfléchis pendant quelques secondes. Je ne connais pas de sigles comme ça. Pourquoi?
- Euh non pour rien. Merci encore monsieur, bonne journée."

Malaurie s'éloigna, rejoignit sa place, plia délicatement la feuille qu’elle venait de récupérer, et la rangea soigneusement avec les deux autres.
Elle sortit de l'amphithéâtre, et rejoignit son cours suivant.
La journée passa tranquillement, et Malaurie oublia pendant quelques heures les pensées
Bizarres, qui la traversaient maintenant depuis plusieurs jours.
Elle vit rapidement Jean, au moment du déjeuner, mais ne lui parla pas des étranges découvertes qu'elle avait faites.
Celui-ci l'informa qu'ils avaient été invités par un de ses amis à une petite soirée, le jour même. Ils convinrent donc d'un lieu et d'une heure de rendez-vous.
En repartant en cours, Elle vit des hommes collant des affiches sur les murs des bâtiments, sur lesquelles on pouvait voir les photos des quatre jeunes filles disparut, en dessous desquelles un texte invitait toute personne ayant des informations sur l'une ou l'autre, à contacter les services de police.
Cette image se grava automatiquement dans la mémoire de Malaurie. Pourquoi elle n'aurait pas su le dire. Mais cette image était encrée en elle.
À la fin de la journée, elle reprit le métro, pour rentrer chez elle. Machinalement, elle acheta comme la veille le journal. Afin de voir si d'autres informations étaient parues sur l'affaire qui la troublait.
Elle s'assit dans le bus et ouvrit le journal en le parcourant. Un article l'intéressa tout de suite.
Elle lu à mi voix :
" Du nouveau, dans l'affaire des disparitions.
D’après plusieurs sources d'informations, de multiples disparitions ont déjà lieu, dans plusieurs régions du pays. Celles-ci, seraient encore non expliquées, et non résolues. Les victimes seraient toujours des jeunes femmes entre 18 et 30 ans. En ce qui concerne les disparitions survenues dans la région même, une campagne de sensibilisation et d'appel à témoin a été déployée."

Malaurie releva la tête. Le bus ralentissait et s'approchait de l'arrêt où celle-ci devait descendre. Elle se leva et s'approcha de la porte. Elle descendait les quelques marches qui lui donner accès à la sortie du bus, lorsque son regard tomba sur la silhouette d'une femme qui ne lui semblait pas inconnue. Après une fraction de seconde, elle reconnue la silhouette en question.
Il s'agissait bien de la femme vêtue de cuir, qui la regardait, et qui était assise à quelques mètres d'elle. Elle fut si troublée de cette vision, qu'elle faillit ne pas pouvoir descendre du bus, avant que les portes ne se referment.
Lorsqu'une fois sur le trottoir, et que le bus fut parti, elle reprit son chemin, gardant dans la tête l'image de cette femme mystérieuse.
En arrivant chez elle, elle eût la conviction, que cette femme avait un lien avec les feuilles qu'elle avait trouvé. Pourquoi? Elle ne savait pas le dire ni le prouver, mais elle en était convaincue.
Elle prévint sa mère, de sa sortie du soir avec Jean, et monta dans sa chambre afin de se préparer avant celle ci.
Elle déposa son sac sur le bureau, et s'assit sur son lit. Elle se dévêtit, afin d'être alaise, et s'allongea.
Sans s'en rendre compte, elle s'endormit pendant quelques minutes. Lorsqu'elle se réveilla, elle sursauta en voyant l'heure que marquait son réveil.
Elle se leva, et une feuil de papier tomba de son lit. Tout comme la veille elle la ramassa, et fut plonger dans un trouble immense et sans fond, lorsqu'elle vit les lettres S A D sur la feuille qu'elle tenait dans les mains, et au dessous de celles-ci, juste marquer à l'encre rouge, -3 heures.

Elle ne comprenait pas ce que cela voulais dire, mais elle sentait que malgré le danger que cette situation laissait paraître, le temps qui la séparait de l'explication de tous ces soucis, diminuait, et était toute proche.
Elle décida que même si cela pouvait être dangereux, elle s'était promis de savoir ce qui se passait, et elle le ferait, même si son angoisse et son stress lui commandait de ne pas bouger. Elle décida également de n'en parler à personnes, afin de ne pas risquer d'être encore une fois surprotéger, et qu'on l'empêche de faire ce qu'elle avait décidé.
Elle rangea donc la feuille avec les autres dans sons sac, et passa sous la douche afin de se rafraîchir, revint dans sa chambre, s'habilla d'une tenue plus décontractée, et rajusta son maquillage. Elle jeta un coup d'œil à son réveil, et finit de se préparer. Elle prit enfin son sac et sortit.
Une fois dans la rue, elle se dirigea tranquillement vers le point de rendez vous qu'elle avait fixé avec Jean. Les rues étaient désertes, à cette heure de la soirée, dans cette petite ville de banlieue, l'activité n'était pas importante.

En passant dans une rue tranquille, bordée de petits arbre, et longeant de part et d'autre des terrains de sports déserts, elle se dit qu'elle avait peut être mal agit en ne disant rien à personne, et que pourquoi pas, elle en parlerait à Jean, lorsqu'elle le retrouverait tout a l'heure. Elle était dans ses pensées, lorsque soudain, elle entendit, un bruit derrière elle, puis sentit quelque chose qui venait se poser sur son épaule.
Elle se tourna, croyant que c'était Jean qui l'avait rejointe, mais elle s'arrêta et ouvrit des yeux d'effarement en voyant debout devant elle, une silhouette de femme, recouverte de latex noir, des pieds à la tête.
La silhouette s'approcha, et Malaurie, paralysée par la peur n'esquissa pas le moindre mouvement.
La silhouette tendit la main et la saisit par le bras. Malaurie voulut se dégager, mais deux autres mains la saisirent tan disque qu'une troisième vint se mettre sur sa bouche. Elle crut mourir de peur, d'affolement, quand elle réalisa qu'elle ne pouvait plus bouger du tout, maintenue sur place, d'une part par la peur qui verrouillait le moindre de ses muscles, et d'autres part, par les mains qui la tenaient solidement. Elle sentit subitement, une piqure aiguë dans sa fesse, et entendit faiblement, venant de derrière elle, une vois de femme, lui murmurant dans l'oreille:
" Bienvenue Malaurie, dans le réseau SAD."

En entendant ces paroles, elle avait toujours devant les yeux ce corps de femme, dans cette tenue de latex noir, A peine deux secondes plus tard, l'image devant ses yeux s'évanouit, ne laissant plus que du noir, et son corps retomba inanimée.

Vers 21 heures, Jean, ne voyant pas arrivée sa petite amie, démarra sa voiture, fit le trajet entre le point de rendez vous et le domicile des parents de Malaurie, croyant la rejoindre, sans succès. En arrivant devant le domicile, il appela sur son téléphone portable, mais il n'eût que la voix de son amie, lui répondant qu'elle n'était pas joignable et qu'il devait laisser un message.... Il raccrocha.
Il sorti du véhicule, et sonna à la porte.
Il fut surpris d'apprendre que son amie était partie pour le rejoindre. Il se dit donc qu'elle avait dû passer par un autre chemin, et après avoir remercier madame PALTIN, il remonta en voiture et redémarra.
chapitre 4. la jeune fille.

Un franc soleil se levait sur la ville. Les rues se gorgeaient de lumière et de chaleur apportés par le doux climat de ce mois de juin.
Monsieur PALTIN était attablé et prenait son petit déjeuner. Silencieux, il buvait son café, lorsque le téléphone sonna.
Il se leva et décrocha.

" - Allo. Dit-il.
- Bonjour Monsieur. C'est Jean. Dit Jean l'air embarrassé.
- Ah bonjour Jean. Tu es bien matinal? Demanda Monsieur PALTIN étonné.
- Et bien je voulais savoir si Malaurie, était rentré ou pas?
- Malaurie? Euh oui je crois? Pourquoi? Elle n'était pas avec toi hier?
- - C'est à dire que... ET bien Nous nous étions fixés rendez vous, mais elle n'est pas venu. Je suis donc venu chez vous, et votre épouse m'a dit que Malaurie était sortie. J'ai donc fait le chemin en sens inverse, mais je ne l'ai pas trouvé. J'ai tenté de la joindre sur son téléphone, mais elle n'a pas répondu. J'ai cru qu'elle ne voulait pas me voir.
- Ah? C’est bizarre ça. Pourquoi crois-tu qu'elle ne voudrait plus te voir?
- Je ne sais pas. Mais pour tout vous avouer, depuis quelques jours, elle n'est pas comme d'habitude.
- Oui je l'avais remarqué également. Ne quitte pas je vais voir si elle est dans sa chambre, ou si elle est à la salle de bain."

Monsieur PALTIN posa le combiné, traversa le couloir, monta les escaliers, poussa la porte de la chambre et y entra en disant :
"Malaurie, Jean au télé...."

Il s'arrêta stupéfait de constater que la chambre était vide, et que le lit n'avait pas été défait.
Il fit volte face en entendant un bruit derrière lui.

" - qu'est-ce que tu fais? Lui demanda sa femme.
- Je cherche Malaurie, il y a Jean au téléphone pour elle.
- Elle n'est pas dans sa chambre?
- Non.
- C'est qu'elle est à la salle de bain alors."

Madame PALTIN frappa à la porte de la salle de bain, et poussa la porte en disant d'une petite voix:
" Malaurie, ma chérie, téléphone pou..."
Elle s'arrêta bouche baie.
Son mari la vit se retourner, très pâle.

" - Elle, elle n'est pas là. murmura-t-elle.
- Comment ça? Dit-il.
- Elle n'est pas à la salle de bain. répondit-elle.
- Où est-elle alors.
- Je ne sais pas. Elle n'était pas avec Jean hier soir?
- Non il la cherchait mais il ne la pas trouvée. C'est pour ça qu'il a appelé.
- Mais alors! s'exclama Madame PALTIN, où est-elle?
- Je n'en sais rien. Je viens de te le dire! répondit Monsieur PALTIN qui commençait à perdre ses moyens."

Il redescendit et reprit le téléphone.

" Jean? dit-il. Elle n'est pas ici.
- Bon. C'est ce que je redoutais.
- Pourquoi dis-tu ça Jean.
- Je dois vous dire qu'elle m’avait parlé de quelques choses. Elle ne voulait pas que j'en parle. En fait c'est par apport à ces disparitions.
- Disparitions? Mais lesquelles?
- Celles dont tout le monde parle monsieur. Qui font la une des journaux.
-Et bien?
- Elle voulait savoir ce qui se passait vraiment, d'après ce qu'elle disait, elle sentait, que ces disparitions, n'étaient pas hasardeuses, et qu'elles étaient liées par un point commun. Elle disait qu'elle trouverait ce point commun, même si c'était dangereux. Que sa vie, allait changer, elle le sentait, et que ses disparitions, n'y étaient pas étrangères.
- Tu crois que...
- Je n'en sais rien monsieur. Je ne sais pas quoi penser. Mais si elle n'a pas donné de signe de vie avant ce midi il va falloir appeler les autorités d'après moi. Mais j'espère sincèrement que nous n'en arriverons pas là.
- Bien, oui, je crois que tu as raison. Dit Monsieur PALTIN en frémissant, et ne sachant plus trop quoi penser, troubler par la situation. Je me permettrai de te rappeler avant ce midi pour voir si tu as des nouvelles.
- Oui Monsieur."

Après avoir saluer Jean Monsieur PALTIN raccrocha. Il remonta voir sa femme, et lui exposa les faits. Il la prit dans ses bras Pour la calmer, lorsque celle-ci fondit en larmes. Puis l'heure tournant, et étant déjà en retard, il dû se résoudre à partir pour son travail.

Un glissement, suivit d'un bruit furtif, fit revenir Malaurie, à la réalité. Elle se sentait bien. Ses yeux étaient plongés dans l'obscurité, elle ne ressentait plus rien. Elle se dit qu'elle était comme dans une bulle.
Peu à peu, les muscles de son visage, de son cou, de ses bras retrouvèrent très lentement une certaines consistance. Ce qui la surprit, ce fut un frisson qui la parcourut.
UN bruit vint raisonner dans son oreille, et se propagea au plus profond de son crâne. Elle gémit de douleur. Elle fut stupéfaite d'entendre, cette plainte qu'elle venait de produire, complètement étouffée.
Elle sentait à présent quelque chose la gênait dans sa bouche, et sur ses yeux. Elle tenta de bouger la tête, elle n'y parvint pas.
Un courant d'air vint courir le long de son corps, effleurant sa peau avec une facilité déconcertante.
Quelques minutes de plus, et elle sentait des obstacles, lui bloquants les bras, le corps, le cou, et la tête, et ne lui permettant aucun mouvement.
Le passage d'un autre souffle d'air sur son corps, vint lui apporté la conviction qu'elle n'était plus vêtue, et donc que son corps était à nu.
Elle tressaillit, lorsqu'une voix douce vint tomber dans le creux de son oreille gauche.

" Bonjour Malaurie, et bienvenue parmi nous."


Elle ne répondit pas, gênée par une forme étrange qui envahissait sa bouche, et lui paralyser totalement celle-ci.
Malaurie, frissonna de nouveau, et bientôt se mit à grelotter.
Elle sentit, après le passage d'un nouveau courant d'air sur son corps, une sensation de chaleur l'envahir. Un voile venait de tomber sur son corps, et couvrait ses épaules.
La jeune fille ne sentait pas ses jambes, et était encore un peu assommée pour y prêter attention.
Le silence qui habitait l'endroit où se trouvait Malaurie, n'était troublé que par la faible respiration de la jeune fille.
Lorsque l'esprit de Malaurie fut complètement d'aplomb, Elle tenta de remettre dans l'ordre les derniers événements.
Elle revit Jean, et s'entendit lui dire, qu'elle le retrouverait le soir. Puis elle se vit dans la rue marchant, et s'arrêtant surprise d'être attrapée par le bras. Elle se vit en face de ce masque noir de latex, et se vit saisir par plusieurs mains, sorties de nulle part. Elle se vit immobile, se laissant faire, complètement paralysée par la peur, puis elle vit son corps se recroqueviller sur lui même, puis tombé lentement au sol, inanimé.
Son esprit ne lui rendit qu'une image noire, symbolisant l'inconnu, et lui faisant comprendre qu'elle n'en saurait pas plus.

Elle avait remonté se fil fragile d'images assez imprécises dans sa mémoire, lorsqu'elle entendit distinctement un bruit, puis une voix.

" - Comment va notre nouvelle venue?
- bien madame, elle semble revenir petit à petit.
- Très bien. Je te conseille de ne pas trop tarder à la rassurer, et à lui expliquer le fonctionnement.
- Bien madame."

Un bruit puis plus rien.
La voix qui était arrivée puis repartit, elle l'avait déjà entendu. Où? Elle n’aurait pas su le dire comme ça.
Elle sentit quelque chose près de sa tête, et petite à petit la lumière reparut à ses yeux.
Elle sentit ensuite la forme qui lui emplissait la bouche, s'évanouir lentement, puis disparaître.

Ne pouvant toujours pas bouger la tête, elle ne pu regarder que devant elle, et ne vit qu'une grande source de lumière devant ses yeux.
Elle tenta de parler, mais il n'eût que des sons gutturaux qui ne sortirent de ses lèvres.
Pour réponse à son appel informe, elle vit apparaître dans son champs de vision, le visage d'une jeune femme, qui devait être encore moins âgée qu'elle, surmontée d'un bonnet blanc.

" Bonjour Malaurie, dit la jeune femme, d'une voix douce et timide.
- Euh, euh.... Tenta de répondre Malaurie sans parvenir à sortir le moindre mot.
- Ne te fatigue pas inutilement s'il te plaît. reprit la jeune femme.
Tout d'abord, comme je me dois de le faire, je te souhaite la bienvenue parmi nous, dans le réseau SAD.
Je suis Coralie. Je suis là pour t'aider."

Malaurie regarda la jeune femme, des interrogations pleins les yeux, et tenta vainement de parler.

" Chut.... Dit La jeune femme. Tu va t'épuisée. Je vais tout t'expliqué.
Tu es ici, par la volonté des responsables du réseau, afin de te faire découvrir ou redécouvrir ton corps et ton esprit, tel qu'ils le sont vraiment. Pour cela, Pour toi, la première étape, est de passer les examens d'admission, au niveau médical, et psychologique. Ensuite tu évolueras dans l'une des équipes, dont je fais partie, et tu pourras découvrir tous les trésors de ton corps et de ton esprit.
Saches que quoi qu'il en est, et que tu sois admise ou non, le réseau SAD, sera ta demeure jusqu'à la fin.

Tu as reçu une dose de tranquillisant, qui te permettras de t'habituer et de passer les examens dans des conditions moins dures pour toi, mais qui te priverons de l'usage de tes jambes pour l’instant. Ne t'en fais pas, je serai là moi, ou l'une de mes amies, pour t'accompagner dans ta progression, et dans ton parcours au sein du réseau."

La jeune fille s'arrêta et fixa Malaurie dans les yeux. Elle se pencha, puis vint déposer un baisé sur la bouche de la jeune fille paralysée par la terreur, et par les paroles qui venait de lui parvenir.

" Il va être temps de dormir maintenant. déclara la jeune femme. Je vais aller chercher une amie afin que nous te préparions et t'installions pour ta première nuit dans le réseau."

Joignant le geste à la parole, la jeune femme s'éloigna, sortit de la pièce, et revint bientôt accompagnée d'une autre jeune femme. Toutes deux, délivrèrent partiellement Malaurie des sangles qui l'entravaient, la lavèrent, lui installèrent un lange, puis une culotte de pvc. Elles la soulevèrent après l'avoir débarrasser du reste de ses sangles, et vinrent la porter dans un bac transparent, posé sur une table roulante.
Elles la sanglèrent à nouveau, afin que Malaurie ne puissent pas esquisser le moindre mouvement, vinrent lui poser un masque qui lui recouvrit intégralement le visage, et vinrent pousser la table afin de venir la placée à côté d'autres table semblables, sur lesquelles étaient également posé des bacs transparents, contenant d'autres jeune filles endormies.
Elles vinrent relier le masque de Malaurie à une machine, en prenant soin de passer le tube qui faisait cette liaison, dans le trou situé dans le couvercle, puis vinrent refermer le bac en le verrouillant par un cadenas.
Elles éteignirent les veilleuses, puis disparurent.
Malaurie, seule, enfermée dans son bac, encore assommée par les derniers évènements, et le traitement qu'on lui avait administré, s'endormit très vite.
chapitre 5. premier jour.

Tel un petit animal sortant de sa période d'hibernation, Malaurie s'éveille après sa nuit. Elle garde prudemment les yeux fermés, et se persuade qu'elle est en train de rêvée, qu'elle va bientôt se réveiller dans son lit, et même trouver Jean à ses côtés.
Elle se sent effroyablement bien, elle a chaud sans être étouffée par la transpiration, elle se sent protégée enfermée qu'elle est dans ce coffre inviolable. Elle est détendue. Lorsqu'elle y pense, l'apparition de cette jeune fille, qui lui a en quelque sorte promis bonheur, joie, et épanouissement, est un signe assez positif en soi. Les seuls détails qui lui paraissent négatifs et qui la tracassent, sont qu'elle va devoir être admises parmi une élite, comme si le bonheur était réservé à une catégorie de gens en particulier, et qu'elle devrait se montrer digne d'en faire parti. Chacun n'avait-il pas droit à sa part?
Ce qui la consoler tout de même, c'est qu'elle serait aidée dans son parcours, d'après ce que lui avait dit cette mystérieuse jeune fille.
>Elle en était là de ses réflexions, lorsqu'elle entendit un bruit non loin d'elle. Le bruit ne venait pas de l'intérieur de sa prison, si on pouvait appeler ça comme ça. Elle n'osa pas ouvrir les yeux pour regarder. Elle avait au fond d'elle, la peur que tout ça s'évanouisse, s'envole en fumée, et qu'elle se retrouve comme tous les jours dans sa chambre, seule avec elle-même.
Elle se décida enfin, en se disant qu'elle devrait bien le faire à un moment ou à un autre.
Elle fut stupéfaite de réaliser que malgré qu'elle ait les yeux grands ouverts, ses yeux ne lui renvoyèrent qu'une image noire. Elle comprit qu'elle se trouvait déjà dans la réalité, et non dans un rêve. Ceci la fit frissonner à la fois de peur, mais aussi d'un désir énorme.
Un flash lui revint soudain, et elle se souvint que la jeune fille, lui avait mis un masque sur le visage, avant de la sangler. Impossible pour elle de ce fait, de voir quoique ce soit, et de bouger la tête.
Elle se résigna donc à attendre, impuissante, et se laissa entraîner dans ses pensées.
Après une durée qu'elle ne pouvait définir, un bruit tout proche d'elle la ramena à la réalité.
Ses oreilles détectèrent un léger bruit de glissement, et elle perçut que l'on faisait coulisser le couvercle de la boîte dans laquelle elle se trouvait.
Une main lui frôla la joue, et le masque qu'elle avait sur le visage se décolla lentement. La lumière faible de la pièce apparut. Un visage se dessina dans le champ de vision de Malaurie. Il s'agissait de celui de la jeune fille.

" - Bonjour Malaurie. Dit la jeune fille.
- Bonjour. Parvint à articuler Malaurie.
- Ah je vois que ta bouche n'est plus sous le coup du traitement. C'est un bon point.
- Mais, Mais?
- chut. Je vais t'emmener pour que tu fasses ta toilette et que tu puisses manger avec Mathilde et virginie, et on se verra après pour parler si tu veux.
- Oui, oui je veux bien. Souffla Malaurie."

La jeune fille sourit. Elle débloqua la table roulante sur laquelle était posé le bac dans lequel se trouvait encore Malaurie, et la poussa pour la guider dans une pièce non loin de là.
Dans la pièce dans laquelle Malaurie fut conduite, attendait deux autres jeunes filles, vêtues exactement comme celle qui prenait soin d'elle.

" - Virginie, Mathilde, voilà Malaurie, arrivée hier soir. Je vous la laisse et la confie.
- Merci Coralie. Répondit une des jeunes filles.
- Mais dit moi, tu fais le travail de Laura et Juliette? Dit l'autre jeune fille.
- Oui, répondit Coralie, elles sont en séance avec madame Diane et madame Armelle. Je suis donc chargée de faire leurs tâches ce matin. Tant qu’elles sont occupées. Bon aller je vous laisse. A toute à l'heure."

Coralie sortit rapidement.
Malaurie resta donc seule avec les deux jeunes filles.
Toutes deux lui sourirent.

" Bonjour Malaurie, je me prénomme Mathilde, et voici Virginie, dit l'une des jeunes filles. Nous allons faire ta toilette, te préparer, et te donner à manger."

C'est ainsi que Malaurie, fut dessangler, sortit de son bac, déposée sur une table, débarrassée de son lange, lavée intégralement.
Elle fut ensuite redressée, et pendant que Mathilde la maintenait, elle sentit Virginie lui passait une solution dans le bas du dos, avant de recevoir une aiguille au même endroit. Elle souffla et gémit longuement en sentant l'aiguille percer sa peau.

" Chut, chut, dit Mathilde. C'est tout. C’est simplement pour tes jambes."

Virginie retira l'aiguille, et passa à plusieurs reprises une compresse sur la zone qu'elle venait de piquer.
Elle fit signe à Mathilde qui rallongea Malaurie. Celle-ci se laissa faire, à la fois choquer, mais aussi troublée de la manière dont on prenait soin d'elle.
Les deux jeunes filles finirent de la préparer, elles lui remirent un lange puis une nouvelle culotte de pvc, et lui enfilèrent une longue blouse de satin. Elles lui mirent des chaussons et un bonnet de la même matière, sur lequel on pouvait lire les trois lettres SAD.
Elles approchèrent ensuite une table roulante et après avoir attaché au cou de Malaurie un long bavoir, lui donnèrent à manger, comme elles l'auraient fait à un bébé.
Une fois la ration de Malaurie finit, elles lui enlevèrent son bavoir, et la placèrent sur un fauteuil, dont le dossier était un peu incliné, et l'y sanglèrent, et vinrent recouvrir les jambes de la jeune fille d'une couverture.

Mathilde appuya sur un bouton, et bientôt une quatrième jeune fille, que Malaurie n'avait pas encore vu, arriva.


"- Tiens Juliette, la séance est finie? Demanda Mathilde.
- Oui et quelle séance! s'exclama Juliette, en souriant. J’en tremble encore.
- Voici Malaurie, qui est arrivée hier soir.
- D'accord. Bonjour Malaurie, moi c'est Juliette. Je vais t'emmener. Aller on y va. A toute à l'heure les filles!"

Juliette partit donc en poussant le fauteuil sur lequel Malaurie était solidement arrimée.
Elles traversèrent de longs couloirs, et de nombreuses pièces. Pour Malaurie, ce qu'elle vivait depuis la veille, lui semblait complètement irréel. Elles arrivèrent bientôt dans une pièce de taille moyenne. Juliette vint positionner le fauteuil de façon à ne pas gêner la circulation dans la pièce, et laissa Malaurie Seule.
Elle se mit à réfléchir, à ce qui lui arrivait.
Ce qui lui paraissait encore irréel il y avait 3 minutes, lui paraissait absurde, voir dégradant. Certes, elle voulait bien admettre qu'elle ne se sentait pas forcément bien chez elle, et qui lui manquait quelque chose. Mais de là à ce qu'on lui promette le bonheur, en la faisant redescendre au rang de petite fille, voir de bébé que l'on lave, nourrit, et que l'on lange, c'était exagéré. Elle ne comprenait pas pourquoi elle subissait se traitement, à la fois on s'occupait d'elle, et même si elle était rabaissée cela lui faisait plaisir, mais à la fois aussi on la forçait à dépendre à 100% des gens qui l'entouraient et qu’elle ne connaissait pas.
Les minutes qui s'égrainaient lui semblaient des heurs. Les images de ses parents, de ses amis lui vinrent à l'esprit, et une larme perla sur sa joue, lorsqu'elle réalisa, qu’elle ne les reverrait certainement jamais.
Un souvenir lui revint soudain. Elle se revit à l'université, et devant elle, des hommes, collant de grandes affiches, sur lesquelles, se trouvaient les photos des jeunes filles disparut avant elle. Elle voyait à présent, sa photo juste à coté des autres.
Elle pleura doucement.

Les larmes coulaient encore sur ses joues, lorsque Coralie entra dans la pièce.

" Et bien, qu'est-ce qui t'arrives? Demanda Coralie en souriant."


En sanglotant de plus belle, Malaurie expliqua son chagrin, son trouble, et ses questions.
Coralie l'écoutait sans rien dire.
Quand Malaurie se tut, Coralie sortit une compresse, et essuya les joues, et les yeux rougis de la jeune fille.

Après un silence Coralie commença à parler:

" Je comprends ce que tu ressens ma petite Malaurie. J'ai eu les mêmes émotions, et je me suis poser les mêmes questions que toi, il y a environs 1 an. Mais tu verras, que dans quelques jours, voir quelques semaines, tu n'y penseras plus.
Je ne peux pas répondre à toutes tes questions malheureusement, mais tu pourras les poser aux directrices du réseau, que tu rencontreras sous peu.
En fait, voilà la structure de base du réseau : à sa tête il y a trois Dames, à qui nous devons toutes, qui que nous soyons, respect, obéissances, et reconnaissance. Ces dames se nomment Madame Sylvie, Madame Armelle, et Madame Diane. Ensuite nous sommes 6 à la base, 6 jeunes filles, qui devons veiller à la vie proprement dite du réseau, à sa quiétude, et à vous, les nouvelles arrivantes.
Il ya donc Virginie et Mathilde, que tu as rencontré, et qui s'occupent de tout ce qui est hygiène, entretient, c'est donc elle qui sont chargées de te faire ta toilette, de t'habiller.... ensuite Juliette et Laura, que tu as peut être rencontré, qui sont chargées elles de tout ce qui est transport, déplacement, accompagnement. Si tu dois être transférée, ça sera par elle. Et enfin élise et moi, qui sommes chargées de l'écoute, et de l'assistance. C'est à dire d'écouter les nouvelles arrivantes, comme toi, qui ont du chagrin, des questions, qui veulent parler.... Comme on le fait en ce moment.
Et puis après il ya vous, vous les nouvelles arrivantes, qui doivent passées des tests d'aptitudes, afin d'être admises au rang supérieur, c'est à dire, devenir comme moi, ou virginie, ou Juliette.
Celle qui ne sont pas admises, sont placées en secteurs défavorables, on dira, où elles auront un avenir un peu différent. Mais aucune d'entre vous, ne seras mise de côté, admises ou non. Vous connaîtrez juste le bonheur de manière différentes c'est tout.
Si tu es admises, tu auras des séances privilégiées avec l'une des trois dames, voir deux d'entre elles, ou même à l'occasion les trois.
Je ne peux t'en dire plus, car je n'en sais pas plus."

La discussion entre les deux jeunes femmes continua longuement, Malaurie posant des questions, se confiant, et Coralie tentant de répondre aux interrogations de la jeune fille, et l'écoutant.
Coralie expliqua ce qui attendait Malaurie. Des tests psychologiques, des examens médicaux de tout son corps, et si elle en sortait victorieuse, son admission serait validée.

Lorsque Coralie quitta enfin Malaurie, l'après midi touchait à sa fin, et quelques minutes plus tard, elle fut ramenée par Laura, dans une autre pièce.
À la grande surprise de Malaurie, elle constata que dans la pièce dans laquelle elle venait de rentrer, se trouvait d'autres jeunes filles, vêtues de la même façon qu'elle, et tout comme elle harnachées à leur fauteuil.
Le fauteuil de Malaurie fut placé aux côtés des autres, et la jeune fille attendit comme ses camarades, en silence.
Elle dénombra, comme elle s'y attendait, cinq jeunes filles, dont elle, ce qui la convaincue que ses jeunes filles devaient être celles qui avaient disparu.
Quelques heures plus tard, elles furent emmenées chacune leurs tour, auprès de Virginie et Mathilde, qui les lavèrent, leurs donnèrent à manger, et les préparèrent pour la nuit.
Tout comme la veille, Malaurie, fut couchée dans un bac de pvc transparent, et sanglée solidement à celui-ci. On vint également, lui déposer un masque sur le visage. Et on referma le couvercle du bac en le verrouillant. Malaurie savait que ces camarades étaient près d'elle, et cela la rassurait un peu. Elle se détendit en essayant de faire disparaître ses angoisses, et aidé par le calmant que lui avait donné Virginie, elle s'endormit bientôt.
chapitre 6. questionnaire, et premiers examens.

Vers 8 heures, Juliette, arriva dans la pièce où étaient alignés les bacs transparents, contenant les jeunes recrût du réseau.
Un par un, elle les ouvrit, enleva le masque du visage de leurs occupantes, et les guida jusqu'à la salle où les attendaient Mathilde et Virginie.
Lorsqu'elle ouvrit le bac contenant Malaurie, la jeune prisonnière ne se réveilla pas immédiatement. C'est une fois qu'elle eût enlevé le masque du visage de la jeune fille, que celle-ci ouvrit un œil.
Juliette lui sourit. Elle observa pendant une dizaine de secondes, les yeux de Malaurie, jusqu'alors éteints, reprendre de leurs éclats, la bouche s'assouplir, et les joues rosir, comme si elle venait de réinsuffler une dose de vie chez la demoiselle.
Elle la guida ensuite vers Mathilde, et Virginie, et repartit avec la jeune fille qui venait de précéder Malaurie.
Mathilde, et virginie, la dessanglèrent, lui donnèrent à manger, la débarrassèrent de son lange, et la lavèrent intégralement.
Lorsque Mathilde redressa Malaurie, et la maintint par les épaules, la jeune fille, comprenant ce qui allait lui arriver, gémit en bredouillant :

" - Non, non, s'il vous plaît, pas ça.
- Là, c'est tout, murmura Virginie.
- Il faut le faire, c'est tout. Dit Mathilde.
- S'il vous plaît, je vous en supplie. Souffla Malaurie.
- Chut, là, calme-toi. C’est pour tout le monde pareil tu sais? Ça n'est que pour les premiers jours. C'est tout. Expliqua Mathilde avec sérénité. "

Virginie piqua Malaurie, après lui avoir passé une crème dans le bas du dos, puis fit signe à sa camarade, qui rallongea la jeune fille prudemment.
Elles lui réinstallèrent ensuite un lange, et lui réenfilèrent la même tenue que la veille. Elles la replacèrent enfin sur un fauteuil semblable à celui sur lequel Malaurie avait passé la journée précédente.
Juliette ne tarda pas à revenir, poussant un autre bac transparent.
Elle avança le bac vers ses deux camarades, et repartit en poussant le fauteuil sur lequel était arrimé Malaurie.
Comme la veille, Malaurie traversa des pièces, et des couloirs inconnus, pour arriver dans une pièce assez vaste, au centre de laquelle Juliette vint la placée.

" Voilà, annonça Juliette, maintenant il faut que tu attende un peu. Élise, va venir te voir pour te poser quelques questions pour ta fiche de renseignements personnels. Ensuite elle te donnera le programme de ta journée. A toute à l'heure!"

Juliette sortit, laissant Malaurie seule.
Cette dernière, attendit patiemment, la résignation devenant de plus en plus, l'un des principes de base qu'elle savait devoir adopter.
Élise, arriva quelques minutes plus tard. Elle approcha une petite table, et une chaise du fauteuil de Malaurie, et vint s'asseoir auprès d'elle.

" - Bonjour Malaurie, je suis Élise. Dit-elle, en posant sa main sur le bras de la jeune fille. Je dois ce matin te poser des questions sur toi, afin de remplir ce formulaire. Continua-t-elle, en désignant le feuillet qu'elle avait posé devant elle. On commence?
- Euh oui. Répondit timidement Malaurie.
- Tu es bien? Tu veux quelques choses?
- Euh non ça va.
- alors on y va. Ton prénom. Malaurie. Ça je le sais. Ton nom?
- PALTIN.
- Comme ça se prononce? Ta date de naissance?
Ta date de naissance?
- Le 18, 11, 1982.
- D'accord, Tes cheveux sont blonds, tes yeux sont marrons. Tu mesure combien?
- Euh, 1 mètre 68.
- Ok, ton poids?
- 60 Kilos.
- ton tour de poitrine?
- Euh, 105b, je crois.
- bon. Ta pointure?
- euh, 37, 38.
- tu mets quelle taille en vêtement?
- Du 36.
- ok, pour cette partie c'est bon. Dit Élise, en tournant la première page. On rentre dans des questions, plus psychologiques. Tu es prête?
- Euh oui. Balbutia Malaurie troublée.
- quelle est ta couleur préférée?
- - Je ne sais pas trop... Le vert je dirais?
- Bien, qu'est-ce que tu aimes chez les autres?
- Euh, humm, euh, leurs patiences, et leurs sympathie.
- Et chez tes amours, qu'est-ce que tu aimes?
- Euh la tendresse, et...
- ET? reprit Élise. Tu sais ici tu peux tout dire, que ça soit gentil, ou plus brute.
- Euh, je n'ai jamais eu ça, mais je crois que j'aurais aimé si on m'avait brusqué un peu plus.
- ok. Et qu'est-ce que tu n'aimes pas?
- Euh chez mes amants? Euh, la non franchise, la surprotection.
- C'est noté. Quelle est ta qualité principale?
- Euh, et bien je ne sais pas trop. Peut être la douceur, enfin je veux dire, euh, la tendresse que je peux avoir.
- D'accord. Et ton plus grand défaut?
- Je pense que ça doit être mes emportements un peu trop souvent sans raison.
- ok. Maintenant, je te propose des situations et tu me dis comment tu réagis, ou ce que tu fais.
- Euh oui.
- Alors, première situation. Si tu fais une faute, alors que tu es admise dans le réseau, et que tu es appelé chez l'une des responsables, que fais-tu?
- Euh, si je suis fautive, je dirai franchement ce qui s'est passé. Je ne cacherais rien.
- ok. Et si tu es dans le réseau, et si une des responsables te demande quelque chose, que fais-tu?
- Ben, ça dépend ce que sais?
- bon. Et si c'est quelque chose qui ne te plaît pas, voir qui te dégoûte?
- Euh je ne sais pas. Franchement je ne sais pas trop A mon avis ça dépend de la situation.
- Parfait c'est noté. On passe à des questions, plus intimes, pour finir, auxquelles tu n'es pas obligée de répondre, mais je te conseille de le faire quand même le plus possible, ça jouera sans `doute positivement en ta faveur. On y va. Ta première relation sexuelle, tu l'as eu à quel âge?
- Euh, 19 ans.
- Ok. Tu prenais la pilule avant d'arriver ici?
- euh, oui.
- ok. La fréquence de tes rapports intimes?
- euh, à peu près deux à trois fois par semaines.
- as-tu déjà eu des relations, avec des femmes?
- Euh non.
- ça n'est pas dans les questions, mais ça te tenterait?
- Euh je ne sais pas. Peut être.
- Ok quelle pratique refuserais-tu catégoriquement?
- Euh je ne sais pas, je n'y ai jamais trop réfléchis. Mais comme ça, je ne vois pas.
- y a-t-il des choses, des pratiques, qui te dégoûte?
- Euh pas vraiment. Mais je ne connais pas tout. Loin de là.
- C'est bien."

La discussion continua pendant encore plus d'une heure, Élise posant des questions, Malaurie y répondant un peu gênée, et Élise notant ses réponses.
Une fois le questionnaire rempli complètement, Élise se leva et sortit de la pièce pendant quelques minutes. Elle revint, et vint se rasseoir aux côtés de Malaurie.
" - Voilà, j'ai déposé ton dossier de renseignements aux responsables du réseau. Cet après midi, Coralie, et Laura, t'accompagneront pendant tes premiers examens.
- Quels examens?
- Cet après midi se seront des examens assez légers, prise de sang, radios, scanner, prélèvements... Rien de terrible. Demain tu subiras des examens approfondis, mais nous en reparlerons plus tard.
En tout cas, je ne connais pas les critères, mais par apport à tes réponses, tu es bien partie pour être admise tu sais?
- Ah bon?
- Oui, j'ai fais ça avec les autres arrivantes, et certains questionnaires n'ont pas été aussi positifs.
- ça veut dire quoi, aussi positif?
- Juste que les demoiselles n'ont pas répondus forcément aux questions, ou que les réponses qu'elles ont données, me paraissent moins rentrées dans les critères d'admission. Mais ne t'en fais pas. Maintenant, je vais devoir te laisser te reposer. Coralie viendra te chercher pour t'accompagner. À toute à l'heure peut être!"


Élise sortit de la pièce laissant Malaurie seule. Celle-ci ferma les yeux, et rougit intérieurement en repensant à tous les détails qu'elle venait de livré sur elle. Elle se sentait malgré tout bien, un peu libérée d'un poids qui était jusqu'alors dans son esprit. Inconsciemment, elle voulait se prouver qu'elle serait digne d'être admise, dans cet endroit plein de mystère, et où, ses jeunes filles trouvaient le bonheur qu'il leur manquait.

Coralie, et Laura, arrivèrent environs une heure plus tard, et la conduisirent dans une pièce où elles lui firent une prise de sang, ainsi que de nombreux prélèvements de salive, de cheveux.... Elles l'emmenèrent ensuite, dans une pièce où elles la transférèrent sur un plateau et sur lequel elles la sanglèrent, et la passèrent sous le rayon des scanners, et des appareils radiographiques.
Elles la ramenèrent enfin d'après midi, après l'avoir remise et déharnachée sur son fauteuil, dans la pièce où elle avait déjà attendu la veille en compagnie des autres jeunes filles qui tout comme elle, était arrivées récemment.
Elle fut emmenée vers Mathilde et Virginie, par qui elle fut changée, lavée, nourrit, et couchée maintenant, dans son habituel bac transparent. Élise, vint la couvrir du masque, et l'enferma dans son cocon de pvc pour la nuit.
Malaurie, fatiguée de sa journée, et se sentant étrangement de mieux en mieux dans cette atmosphère, s'endormie rapidement.
chapitre 7. la fin des examens.

Dans la pièce de garde du réseau, Virginie, et Laura, finissaient leurs nuits de garde.
Les deux jeunes filles, avaient déjà pris leurs petits déjeuners, ainsi que leurs douches, et avaient revêtu leurs tenues noires et blanches.
Elles se préparaient à commencer leurs journées, en entendant leurs camarades, se lever et passer devant la porte de la pièce afin d'aller se préparer pour la journée qui commençait.
Les deux jeunes filles sortirent de la pièce, et se séparèrent devant celle-ci. Virginie partant vers la salle de toilette, et Laura prenant la direction du dortoir des nouvelles arrivantes. Elle y entra, et se dirigea vers l'un des coffres contenant l'une des jeunes arrivantes. Elle l'ouvrit, retira le masque du visage de la jeune fille, et poussant le bac, elle l'amena dans la salle de toilette, où attendaient Virginie, et Mathilde.
Elle repartit et fit les mêmes gestes avec une autre jeune fille, puis arrivant dans la salle de toilette, elle repartit avec la première jeune fille, solidement attachée sur son fauteuil, et l'emmena dans l'un des secteurs du réseau. Elle revint quelques minutes plus tard et recommença cette tâche, pour chacune des jeunes femmes se trouvant dans le dortoir des arrivantes.
Lorsqu'elle se présenta devant le bac dans lequel dormait Malaurie, elle l'ouvrit, lui enleva délicatement le masque qui recouvrait le visage de la jeune fille, et se plaçant derrière le bac, elle le poussa vers la salle de toilette.
C'est en sentant le bac s'ébranler, que Malaurie ouvrit les yeux, encore embrumés par le sommeil.
Lorsque Laura arriva dans la salle de toilette, et qu'elle laissa Malaurie aux soins de Virginie et Mathilde, La jeune fille n'avait pas encore complètement quitté le royaume des songes nocturnes.
<Les deux jeune filles la dessanglèrent, et vinrent la placer sur la table. Malaurie, l'esprit encore endormi, ne réalisa pas immédiatement ce qui se passait. Lorsque Mathilde l’eût débarrassé de son lange, et qu'elle commença à la laver aidée de Virginie, la jeune fille surprise par la sensation de fraîcheur de l'eau sur sa peau satinée, tourna la tête et ouvrit la bouche d'étonnement.

" - Et bien? Demanda Mathilde en riant, on se réveille?
- Euh, euh, oui, pardon.
- Ne t'excuse pas ma puce, ça n'est pas grave. Dit Virginie, en passant le gant de toilette sur le dos de la jeune fille.
- Euh, oui, euh, je ne sais plus trop quoi quand c'est comme ça.
- Tu sais, dit Mathilde, lorsque tu es avec nous que ce soit Juliette, Laura, Virginie, Coralie, élise, ou moi, tu peux parler comme si tu parlais à des amies très proches. Après tout, si tu réussis les examens, tu seras des nôtres. Tu dois simplement faire attention, lorsque tu es avec l'une des responsables du réseau. Là, tu risques de te faire taper sur les doigts si tu n'es pas irréprochable.
- Oui, et quand on dit taper sur les doigts, continua Virginie en baissant le ton, ça n'est pas qu’une image.
- C'est à dire? demanda Malaurie étonnée.
- Nous ne pouvons pas trop ¨te parler de ça. C'est à toi de le découvrir seule."

La toilette se finit bientôt, et Virginie comme la veille, piqua Malaurie afin de neutraliser les jambes de la jeune fille, en lui précisant qu'au pire ça serait l'avant dernière fois.
Virginie et Mathilde, donnèrent à manger à Malaurie, avant de l'habiller de sa tenue de satin. Elles ne lui mirent pas de lange, en lui précisant que les examens qu'elle allait devoir subir demandaient qu'elle soit nue à cet endroit.

" Tu reviendras plus tard pour que nous en mettions un. Avait dit Virginie."

Laura entra juste quand Mathilde finissait d'arrimer Malaurie sur son fauteuil. Elle emmena Malaurie à travers les couloirs, cette dernière semblait reconnaître de temps en temps, des endroits dans lesquels elle était déjà passée, puis ne reconnaissait plus rien.
Elle arriva enfin dans une salle aux murs blancs, le long desquels étaient rangées de multiples machines. Au centre une longue table d'examens trônait, éclairée par une forte lumière.
Laura plaça le fauteuil juste à côté de la table, et dit :

" Je te laisse, Coralie et Juliette vont arriver pour te finir de te préparer pour tes examens. Bon courage, tu es bientôt au bout."

Elle sortit.
Malaurie seule, considéra la pièce où elle se trouvait, puis son regard tomba sur ses jambes inertes, dont elle n'avait pour le moment plus le contrôle.
La blouse, assez courte, retombait juste sur ses hanches, et ne cachait juste que le haut de son pubis, dévoilant les replis de ses entre cuisses, entre lesquels naissait sa fente intime.
Elle sentit ses joues rosir, en comprenant, que son intimité était à la vue des demoiselles, et de toute personne entrant dans la pièce où elle se trouvait.

Peu après, Juliette et Coralie entrèrent.
Elles la dessanglèrent, l'installèrent sur la table, et lui enlevèrent sa blouse.
Malaurie se retrouvait donc, nue, sur la table d'examens.
Juliette lui saisit les mains, et arrima celles-ci au dessus de la tête de la jeune fille. Elle passa ensuite les pieds de Malaurie, dans des étriers, et lui mit un épais bandeau sur les yeux.
Coralie passa deux doigts sur la bouche de Malaurie, en écarta les lèvres, lui fit desserrer délicatement les dents, et y glissa un disque de caoutchouc fixé sur un bandeau, que Coralie verrouilla après l'avoir fait passé autour de la tête de la jeune fille. Relié à ce bandeau, au niveau du point d'attache entre le disque et ce dernier, partait un petit tube se finissant par une poire.
Lorsque Coralie appuya sur cette poire, Malaurie sentit le disque dans sa bouche, qui grossissait, et devenir une boule. Celui-ci empli bientôt toute la bouche de la jeune fille, l'obligeant gonfler les joues, et lui interdisant toute paroles. Coralie se saisit d'un casque tu type de ceux que l'on prendrait pour écouter de la musique, et lui murmura avant de lui placer sur les oreilles :

" À tout à l'heure, ma puce, tiens bon. J’ai confiance en toi."

Malaurie, fut à la fois bouleversée de la situation d'impuissance dans laquelle elle se trouvait, ne pouvant plus esquisser le moindre geste, ne pouvant plus voir, entendre, ou dire quoique se soit, mais aussi fut envahit d'une sensation qu'elle n'avait jamais ressentit auparavant. Une pointe d'un désir sournois, naissait là bas, au fond de son ventre, et grandissait sans qu'elle ne puisse le contrôler.
Bientôt des traces visibles de cette excitation inconnues apparurent.
Son sexe, exhibé à tous les regards, s'humidifia, et une trace chaude, le faisant luire sous la lumière du projecteur, s'étendit rapidement.
Elle était donc plongée dans l'obscurité la plus complète, ainsi que dans le silence.
Elle sentit soudain une main se poser sur son ventre. Pour les avoir eu plusieurs fois sur sa peau, elle ne reconnue pas les mains de Coralie, et de Juliette. Elle se crispa lorsque la main progressa lentement et vint palper son abdomen, puis ses seins. Les doigts, agiles, et précis, vinrent frôlés les mamelons, les caresser, puis les pincer et enfin les tordre. La jeune fille laissé échapper de longs gémissements qui s'évanouissaient aussitôt sortis, étouffés par le bâillon. La main continua son inspection, et vint palper les épaules, les bras, les mains, puis redescendit sur les flancs, les hanches, courut jusqu'au bas des jambes, et remonta jusqu'à la taille avant de venir s'occuper de l'intimité de la jeune fille. Aucun centimètre carré ne fut oublié et ne reçut pas la visite de cette main inquisitrice, qui emporta Malaurie dans un orgasme fulgurant, comme la jeune fille n'en avait jamais connu jusqu'alors. Son orifice anal fut lui aussi visité et inspecté.
Après cette inspection, Malaurie, à la fois épuisée par l'intensité des émotions qu'elle découvrait et qui l'avaient submergé, mais aussi choquée de la manière dont elle avait été auscultée, pleurait à chaudes larmes.
La main disparut aussi vite qu'elle été apparut. Malaurie, resta seule, immergée dans les derniers reflues de ses dernières émotions, comme suspendue entre deux mondes, et ne pouvant se dégager de sa situation.
Elle perçut quelque chose qui la frôla, et ses oreilles, retrouvèrent leurs fonctionnements. Elle entendit la voix de Coralie au creux de son oreille :

" C'est très bien ma puce, je suis fière de toi. C'est finit. Là, c'est tout."

Après quelques instants, Malaurie, fut délivrée de ses entraves, débarrassée de son bâillon ainsi que de son bandeau. Juliette passa plusieurs compresses sur le sexe encore humide de la jeune fille, afin de faire disparaître les traces de la cyprines, qui avait coulée abondamment.
Malaurie fut ensuite replacée sur son fauteuil, et reconduite auprès de Mathilde et Virginie, qui la langèrent après l'avoir lavée.

Elle fut conduite dans une autre salle, où elle put se reposer un peu et se remettre de ses émotions.
Coralie resta avec elle, et les deux jeunes filles parlèrent tranquillement.
Malaurie demanda à Coralie ce qu'il l'attendait, et celle-ci lui répondit :
" Tu vas devoir avoir un examens auditif, visuel, et dentaire. Après tu seras tranquille. Si Les examens se révèlent bons, et positifs, demain c'est un entretient avec les responsables du réseau, qui décideront à la fin de celui-ci de ton avenir. À savoir, admise, ou non.
Pour moi, il n'y a pas de raison que tu sois refusée. Tu te comporte comme les responsables le souhaite et donc à mon avis, si tu reste toi même tu passeras le reste haut la main."

Une heure plus tard environs, Malaurie fut amené dans une autre pièce, où elle reçut pour la deuxième fois un bandeau sur les yeux, et fut arrimé à un fauteuil médical.
Elle subit un examen intégral de la bouche, avec prise d'empreintes à la clé. Elle revint ensuite dans la pièce où l'attendait Coralie, puis repartit un peu plus tard pour une autre pièce, où de même elle reçut un bandeau sur les yeux, et subit un examen auditif. Elle partit pour son dernier examen vers 17 heures, et subit un examen oculaire. À la sortit de celui-ci, elle fut reconduite dans la pièce dans laquelle elle avait attendue entre chaque examen.
Ses yeux lui piquaient, dû au fait qu'elle avait reçu plusieurs coli dans chacun d'eux.
Elle se reposa, tranquillement. Coralie repartit, laissant sa protégée seule, pendant un moment. Celle-ci se remémora les évènements de la journée qui s'achevait lentement, et sentit son sexe se tremper à la pensée de ses émotions intenses.
Elle avait fermé les yeux pour tenter de se remémorer le mieux possible ses sensations nouvelles, lorsque Coralie entra dans la pièce, souriante.

" - Ma puce, lui dit-elle en lui attrapant la main, j'ai une bonne nouvelle. Tu as eu l'accord pour la phase finale des examens, c'est à dire, un entretient avec les responsables du réseau. Il se tiendra demain matin. Tu seras accompagnée de l'une de nous 6. Il te faut simplement choisir qui tu veux voir à tes côtés, sachant que nous ne pourrons rien faire, ni dire pour toi pendant cet entretient. Il faudra te débrouiller seule, nous ne serons là que pour être à tes côtés et te soutenir moralement.
- Je voudrais, que ça soit toi.
- Tu es sûre?
- Euh oui. C'est toi qui m'a accueilli la première fois, et qui m'a guidé jusque maintenant.
- Je n'ai fait que mon devoir. J’étais ta marraine, le temps de tes examens. Les autres sont aussi marraines de l'une des nouvelles arrivantes.
- Et bien je voudrais que ce soit ma marraine qui me guide pour cette épreuve.
- Bien il en sera donc ainsi. Je le ferai savoir aux responsables.
Maintenant il faut te reposer, et Laura viendra te chercher pour ta toilette et ton dîner avant de te coucher."

Quelques minutes plus tard, Comme Coralie l'avait dit, Laura apparut, et guida Malaurie jusqu'à Mathilde et Virginie, qui la firent manger, la lavèrent, la langèrent et la préparèrent pour la nuit.
Laura l'emmena dans le dortoir, lorsque la jeune fille fut couchée, et attachée dans son coffre de pvc. Elle lui appliqua le masque sur le visage, et referma le couvercle, en le verrouillant.
Malaurie eût du mal à s'endormir, l'esprit encore retournée par toutes ses émotions et ses sensations nouvelles auxquelles elle venait de goûter, et qui même si elle ne les avait pas forcément appréciées au départ, commençait à se sentir chez elle, dans cet endroit qui gardait une part de mystère impénétrable.
Enfin, terrassée par la fatigue, elle plongea dans le sommeil.
chapitre 8. L'entretient.

Qu'est-ce qu'avait ressentit Malaurie? Qu'est-ce qui l'avait autant mis dans un état mélangeant extase,outrage, excitation, et honte, et qui lui avait procuré de tel sensations?
C'est ce que se demanda Malaurie, lorsqu'elle ouvrit les yeux en se réveillant le lendemain matin. La pointe aiguë avec laquelle elle s'était endormie la veille, et qui était né aux creux de ses reins durant les derniers jours, était toujours là, ne la quittant plus.
La jeune fille la sentait bien, aussi présente, que le lange qui lui couvrait et lui protégeait son intimité, ses fesses, et sa taille.
Elle sentait que le jour qui s'ouvrait devant elle, ne saurait encore pas un jour comme elle les avait connus avant d'arriver dans ce monde, à la fois mystérieux et inquiétant, mais aussi très excitant et qui lui promettait joie et bonheur.
Elle était perdu dans ses pensées, lorsqu'elle entendit la paroi au dessus d'elle coulissait, et le masque se décollait délicatement de son visage.
Elle reconnut Coralie qui se penchait au dessus d'elle, lui ssourrit, et lui murmura :
"- Coucou.
- Coucou ma puce, tu as bien dormie? Demanda Coralie.
- Oui ça va merci.
- On va aller voir Mathilde et Virginie pour se préparer, aujourd'hui c'est le tournant pour toi. Le tournant à 180 degrés. Alors prête?
- Oui, enfin je crois, hésita Malaurie. Comment ça va se passer?
- Et bien, une fois prête il faudra attendre, et ensuite nous irons à ton entretient, qui décidera de ton avenir. Je serai là, mais je ne pourrais pas intervenir, que ce soit en mouvement ou en parole. Je ne pourrai pas t'aider, je serai juste là à tes côtés, pour te soutenir. Il faudra que tu te débrouille seule, face aux responsables.
- Mais comment va se passer l'entretient?
- Je ne peux pas te le dire. D'une part, car c'est le premier auquel je vais participer, car tu es ma première filleule, et d'autre part, car l'entretient se déroule de différentes façons, selon les jeunes filles. C'est donc une première pour moi aussi tu sais.
- Euh, mais qu'est-ce que je vais devoir faire, ou dire? Je ne vais pas savoir comment réagir.
- Le mieux, c'est que tu reste toi-même. Tu dois rester simple, et ne pas te cacher en adoptant tel ou tel comportement. Montre la vraie Malaurie, et tu séduiras les responsables. Je les connais et je peux te dire que la vérité est préférable, même si tu ne la trouves pas à la hauteur, plutôt que de te cacher derrière un masque.
- Mais je ne me suis jamais cachée derrière un masque?
- En es-tu vraiment sûre? Si tu veux tout savoir, je disais ça aussi avant il y a quelques mois encore, et quand j'y pense maintenant, je me rends bien compte, que quelque chose clochait dans mon comportement. Et tu demanderais à Mathilde, Virginie, Juliette, Laura, ou élise, elles te diraient la même chose que moi. Franchement, si tu es ici, et si tu es admise à passer l'entretient aujourd'hui, c'est que la vraie Malaurie commence à se montrer seulement maintenant.
- Mais, je t'assure que je ne me comporte pas autrement qu'avant. Je ne comprends pas tout.
- Ne cherche pas à comprendre ma puce et n'y pense pas trop non plus, afin d'être en bonnes dispositions pour tout à l'heure."

Tout en discutant, Coralie avait amené Malaurie auprès de Mathilde, et Virginie. Ces dernières, la sortirent de son bac, la placèrent sur la table, où elles la débarrassèrent de son lange, la lavèrent, la piquèrent une dernière fois afin d'anesthésier les jambes de la jeune fille, puis la langèrent, l'habillèrent d'une tenue semblable aux autres jours, et la sanglèrent dans un fauteuil comme elle en avait maintenant pris l'habitude.
Coralie conduisit le fauteuil sur lequel se trouvait Malaurie, dans une large pièce, où se trouvait déjà une jeune fille, qui tout comme elle, était harnachée sur un fauteuil semblable au sien, et portait une tenue identique.
Coralie vint placer le fauteuil, juste à côté de son homologue, et se tournant vers Malaurie, lui dit doucement :

" Maintenant, il faut attendre, et je viendrai te chercher. À tout à l'heure."

Coralie sortit, laissant Malaurie.
La jeune fille attendit donc, patiemment.
Après quelques instants, elle dit doucement:

" - Comment tu t'appelles?
- Carine. Murmura la jeune fille.
- Moi c'est Malaurie. Tu as quel âge?
- 19 ans.
- Tu es là pour quoi?
- Apparemment pour la même chose que toi. Dit timidement Carine.
- Pour l'entretient?
- Oui.
- ça n'a pas l'air d'aller?
- Si, si. Je ne sais pas trop où j'en suis c'est tout.
- Tu sais il ne faut pas trop t'en faire.
- Oui, mais je ne sais pas trop ce qui va se passer, et Juliette, ne m'a pas donné de détails, alors je redoute un peu.
- Ah c'est Juliette ta marraine, moi c'est Coralie. Mais tu sais, elle ne m'en n'a pas dit plus à moi non plus. Je crois qu'elles ne savent pas du tout ce qui va se passer.
- Je sais bien, mais j'ai peur de la suite, j'ai peur de ne pas réussir.
- Oui moi aussi."
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