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Avertissements:
Ceci est un ouvrage à caractère
pornographique. Il n'est pas à mettre entre toutes les mains. La
gauche pour les droitiers(ères), la droite pour les gauchers(ères).
Ceci ne s'applique pas aux personnes ambidextres.
Ce n'est pas non plus un manuel ou une encyclopédie sexuelle, ni
un précis de prophylaxie des maladies vénériennes
et autres joyeusetées. Dans les romans, ça n'existe pas.
C'est l'avantage des mondes virtuels. Ceci dit, Tout ce que vous allez
lire n'est qu'une fiction, pourtant tissée de morceaux de vérités.
Tous les personnages (a part bien sûr ceux que tout le monde aura
reconnus) sont fictifs et issu de mon imagination fertile. Si toutefois
certains se reconnaissent entre ces lignes, je suis prêt à
négocier sur l'oreiller, ou sous la table selon les goûts.
En tout cas, ils peuvent être fiers d'eux. Bonne lecture.
INTROMISSION.
Je m'appelle Luc. Luc Gardinot. J'aime
bien mon prénom, il se lit dans les deux sens. Certes, Jean-Luc
eût été encore plus rigolo. Enfin. Ma mère
a choisi le nom de son apôtre préféré, mais
en tant qu'apôtre, j'ai quelques lacunes. Disons que j'en suis un
drôle, qui porte la parole de sa maîtresse. Je suis un garçon
de presque trente cinq ans, taille moyenne, châtain clair, un peu
boudiné-je traîne une légère obésité
depuis mon enfance -, des jolis seins de préadolescente, un peu
de poils sur le torse. J'ai les traits fins pour un homme. Pour vous fixer
les idées, je ressemble un peu à l'acteur qui faisait T.J.
dans " Les têtes brûlées ". Enfin, je suis
le seul à trouver que je lui ressemble, ça ne nous avance
pas beaucoup. J'habite dans un village à la campagne avec ma femme
Carole que j'aime, et nous formons un couple uni depuis une dizaine d'années.
Mes passions sont - dans l'ordre - mon épouse Carole, mon travail
et mes collègues-amis, les jeux vidéo, la photo, la nature
et les animaux. Je mettrais les trois derniers dans des ordres différents
selon les périodes. Vous verrez plus tard qu'il manque une autre
des mes activités, mais je ne sais vraiment ni où la mettre
ni comment la décrire.
Carole, c'est ma carotte nantaise. D'abord, elle vient des environs de
Nantes, ensuite c'est une jolie rousse bien bâtie avec de jolies
rondeurs et une peau d'albâtre, un visage ovale parfait et une petite
bouche de poupée. Bien sûr, elle a quelques taches de rousseur,
un peu de cellulite, quelques petits bourrelets, sans oublier ses éternelles
petites lunettes rondes, qu'elle ne porte heureusement que pour lire ou
conduire. Tout cela n'affecte en rien l'amour que je lui porte, d'autant
que je ne suis pas un mannequin non plus. Et bien sûr ses seins
commencent à ressentir les effets de la loi de newton, mais comme
la pesanteur est inversement proportionnelle au carré de la distance
qui les séparent de mes mains, cela nous laisse encore de belles
années devant nous. Carole a commencé par être ma
grande copine, elle l'est toujours du reste. Enfant, j'habitais dans la
maison que nous occupons aujourd'hui, près de Nemours. C'est un
joli coin verdoyant et calme, avec de belles forêts pleines de gros
rochers gris. Je ne sais pas pourquoi, mes parents tenaient à partir
en vacances tous les ans -deux à trois fois par an même -
dans un village près de Nantes pour retrouver des amis, pêcher,
faire du bateau. Moi, la mer, ça me disait rien. Je préférais
la compagnie de Carole, de deux ans mon aîné. C'est la fille
du père Bédier, un fermier qui nous louait à l'année
pour pas grand-chose un petit cabanon -enfin, une vieille dépendance
aménagée sommairement. J'étais un garçon assez
innocent avant de la connaître... La première semaine, je
l'évitai soigneusement car elle me faisait peur, avec ses cheveux
rouges et sa façon de parler en patois avec une grosse voix. Mais
bien vite, nous nous sommes mis à faire les quatre cents coups
ensemble, ce qui faisait enrager nos parents respectifs. Nous nous retrouvions
d'une année sur l'autre, et, petit à petit, l'amitié
s'est changé en amour, d'autant que la vilaine chenille se transformait
en joli papillon. Je venais la voir de plus en plus souvent, et dès
que j'ai eu fini mes études et trouvé un travail, nous nous
sommes mariés et nous sommes partis vivre à paris, dans
une mansarde du côté des buttes Chaumont.
Je travaille dans la finance. C'est...
compliqué, je vais prendre par le début. Après des
études plutôt ternes, rehaussé par un goût assez
inhabituel pour le théâtre, les lettres et les matières
incertaines, j'entrais dans une société de courtage à
Paris. C'était une boîte qui fonctionnait à l'américaine,
où le moindre coursier pouvait, à force de travail et de
talent, gravir les échelons rapidement. Ce fut mon cas. Non pas
que je brillais par des compétences exceptionnelles, mais j'ai
su faire montre de ténacité, de flair et... d'opportunisme,
n'hésitant pas à m'attirer des mérites qui ne me
revenaient pas vraiment. Mais ça, c'était au tout début
de ma carrière d'agent de change. Par la suite, j'ai réussi
à m'attirer une clientèle fidèle qui ne jurait que
par moi, car j'ai le talent assez rare de pouvoir prédire l'avenir,
enfin en ce qui concerne les placements, sauf catastrophe majeure bien
sûr. D'ailleurs, avec quelques collègues à travers
le monde, j'avais anticipé l'éclatement de la bulle Internet
et l'effondrement de l'économie mondiale. A vrai dire, ce n'est
pas un grand prodige, il est même étonnant qu'on ait pu spéculer
autant sur du vent. Nous avions réussi à épargner
nos meilleurs clients, et même à faire de jolis bénéfices,
tout en faisant encore fructifier nos capitaux personnels. Ma société
a fait faillite, enfin disons que mon patron m'a licencié pour
faute grave, surtout parce lui avait tout perdu et m'en voulait plutôt.
J'ai racheté la maison de mon enfance pour m'y installer avec Carole,
nous vivions une vie de dingue à Paris. Je perdais pied avec la
réalité et Carole s'étiolait : c'est une fille de
la campagne, et la capitale, ce n'est pas son biotope idéal. Maintenant
je travaille à la maison, quand j'en ai envie ou si j'ai besoin
d'un peu de sous... Carole S'occupe de la maison, du jardin et de quelques
petites bêtes. Avec mes ex-collègues à travers le
monde, nous avons mis sur pied un réseau mondial de surveillance
économique. Il faut dire que ce sont - moi compris - tous des petits
génies dans leur domaine. Nous sommes reliés en permanence
et nous échangeons toutes nos informations en temps réel.
Chaque transaction effectuée par l'un de nous bénéficie
à chacun, au prorata de son implication dans l'affaire plus un
seuil minimum. Nous sommes une poignée d'acariens sur le dos du
gros serpent monétaire mondial
Lorsque nous n'étions
encore que cinq, je nous avais appelé " Le club des cinq ",
que Carole s'était empressée de rebaptiser " le club
des singes ". Comme nous allions bientôt passer à six,
j'ai dit à Carole :
- " Fais gaffe qu'on ne devienne pas " l'armée des douze
singes " et qu'on vienne te bouffer le cul ! " Elle ferma les
yeux en souriant :
- " Mmm... oui... A douze, ça doit être bon ! ... "
Enfin... Si ça peut lui faire plaisir...
Nous n'avons pas d'enfants. Nous avons
attendu de quitter notre mansarde pour nous pencher sur la question. Après
deux ans de tentatives infructueuses, il s'est avéré que
nous étions stériles. Tous les deux. Carole a été
victime d'une infection mal soignée dans son enfance -elle l'avait
cachée à ses parents, par honte - et moi, d'un déficit
d'hormones, ce qui explique mes formes assez androgynes. Nous n'en souffrons
pas trop, pas au point d'essayer d'en avoir à tout prix ou d'en
adopter. La compagnie des enfants de nos amis, ceux du village, ou de
nos quelques neveux qui adorent jouer avec nos animaux comblent beaucoup
ce manque.
Les jeux vidéos sont mon passe-temps préféré,
surtout les simulateurs de vol, passion que je partage avec quelques collègues
et clients. Carole y est plutôt réfractaire, et adore me
poser des questions sans queue ni tête au plus fort de l'action.
C'est devenu un jeu pour elle et même pour moi -dans une moindre
mesure. Elle a souvent des réflexions surréalistes et l'on
pourrait croire qu'elle est un peu simplette, mais il n'en est rien. Elle
est au contraire très fine et, comme moi, adore les situations
décalées et cocasses. Nos esprits fonctionnent en une symbiose
parfaite.
Je me débrouille assez bien en photo, avec Carole comme sujet principal.
Elle est un sujet docile qui se prête à tous mes délires
artistiques. Mes relations sont d'ailleurs très friandes de mes
clichés... Carole à beaucoup de succès auprès
de mes collègues et tous prennent de ses nouvelles.
En ce qui concerne la nature et les animaux, c'est un goût que j'ai
développé au contact de Carole. Nous avons pas mal de bestioles
(en gros à peu près tout ce qui existe sous la taille d'une
vache), mais c'est surtout elle qui s'en occupe. Elle a fait des études
de vétérinaire, mais n'a jamais exercé, ayant arrêté
ses études en cours de route. Je ne me lasse pas d'admirer la façon
dont elle attrape les bêtes les plus rapides et les plus farouches.
Elle a cessé de me demander de l'aide, me trouvant plutôt
empoté. Là, je ne lui donne pas tort. Bien sûr elle
est très demandée dans notre entourage. Nous faisons aussi
de grandes randonnées dans les campagnes avoisinantes et des parties
de pêche avec nos amis
Notre petite vie bien huilée
s'écoulait ainsi paisiblement, jusqu'à cette soirée
d'été...
La
Carotte Nantaise, chapitre 1
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