Histoires Des Invités

 

Ayla 3

Par Dominique

 

Lorsque je m'éveillai le lendemain, mon regard s'arrêta tout d'abord sur le corps nu de Nikol endormie à mes côtés. Elle dormait. Sa respiration soulevait doucement ses beaux seins. Encore mal réveillée, un réflexe de pudeur s'emparant de moi, je fermai promptement mes bras sur ma propre poitrine. La paume de mes mains trouva le tissu du bikini. C'est vrai, ma punition avait été levée. Cette consolation dérisoire suffit, dans ma triste vie d'esclave, à donner à ma journée un bon départ. Le petit déjeuner que j'engloutis de bon cœur après le pain sec de la veille acheva de me mettre dans de bonnes dispositions. Seule la vue de Nikol nue à mes côtés, grignotant son pain sec en silence, vint assombrir mon optimisme. J'aurais voulu lui parler, lui donner ma part de tartines et de céréales. Mais c'était impossible, et j'évitai de la regarder, ainsi qu'Orely, la pauvre Orely qui avait hérité de ma punition.

Les jours suivants furent plus tranquilles. La vie au harem était paisible. Certes, nous étions privées de liberté, malmenées, insultées, humiliées souvent, parfois battues et, pour celles qui finissaient par quitter cet endroit, violées. Mais la plupart des journées se déroulaient en jeux, en discussions autour de la piscine ou sur une chaise longue dans le jardin, nos corps livrés aux rayons d'un soleil qui devait nous brunir pour la satisfaction visuelle de notre maîtresse. J'aimais moins les séances de bronzage que le sport, parce qu'il fallait être nue, même si la nudité devenait un peu moins gênante quand toutes les filles autour étaient elles aussi dévêtues. Virgo tenait un compte strict de nos heures de soleil, faisant respecter les temps d'exposition prévus pour chacune par les esthéticiennes. Elle nous obligeait aussi à adopter les positions les plus saugrenues pour exposer tous les replis de notre corps. Je trouvais ça très humiliant. Danika, la doyenne (elle avait vingt-deux ans), se moquait gentiment de moi lorsque Virgo était obligée de me donner de petits coups de cravache sur l'intérieur des cuisses pour offrir mon entrejambe à la lumière. " Les rayons de soleil ne vont pas prendre ton pucelage, Ayla ! Tu seras bien obliger de la montrer, ta précieuse chatte, au garçon qui te le prendra ! ". Danika était gentille, mais je ne parvenais pas à plaisanter à propos de sexe comme elle qui vivait là depuis de longs mois.

Le soir suivant celui de son arrivée, Virgo appela Isabella, qui jouait aux échecs avec moi. Elle se leva, vêtue du T-shirt et du mini short blancs qu'on lui avait donnés, pour se présenter devant notre surveillante, les mains derrière le dos, les yeux humblement baissés. " Vous m'avez convoquée, madame ?" demanda-t-elle.

- J'ai une surprise pour toi, répondit Virgo en brandissant une cassette vidéo. Quelques nouvelles de ta sœur… Tu sais que la duchesse, dans sa grande bonté, a ordonné qu'on te tienne au courant de ses activités, ajouta-t-elle ironiquement. Suis-moi ! conclut-elle du ton sec de commandement qui lui était habituel. Résignée, Isabella lui emboîta le pas. Elles gagnèrent le petit salon où se trouvait le matériel vidéo. Je ne l'avais jamais vu utilisé depuis mon départ. Virgo laissa Isabella entrer, et referma la porte derrière elles.

J'abandonnai le jeu d'échecs pour aller me tremper les pieds dans la piscine. Au bout de trois quarts d'heures environ, Isabella ressortit, les yeux baignés de larmes, et marcha tout droit vers le lit sur lequel elle se recroquevilla. De loin, je pouvais voir son corps secoué de sanglots. J'allai la voir.

- Allons, dis-je en lui passant la main dans les cheveux. Pleure, ça te fait du bien.

- Si tu voyais ce qu'ils lui font faire ! dit-elle entre deux sanglots.

Je ne savais pas quoi répondre. Je comprenais que dans notre malheur, nous étions peut-être privilégiées. Les tortures sophistiquées de la duchesse étaient sûrement un moindre mal par rapport à une vie de fille de bordel.

Le lendemain, Chatte Rousse revint parmi nous. Ses piercings avaient cicatrisé. Comme elle était toujours sous le coup de la punition, elle les offrait à tous les regards. Nous ne pouvions lui parler. Elle semblait avoir honte des boucles qui perçaient ses seins, sa vulve où pointaient déjà quelques débuts de poils, et son clitoris. Se doutait-elle que nous enviions toutes les rubis de ses boucles d'oreille ? Elle ne disait mot, bien sûr, et se promenait comme perdue dans le harem.

L'après-midi suivant son retour, la duchesse passa au harem. Nos gorges se serrèrent, mais elle semblait d'excellente humeur ; en tout cas le sourire qu'elle arborait n'avait pas l'air trop sardonique. Elle était vêtue d'une longue robe un peu transparente et promenait sur nous un regard plein de bonté.

- A plat ventre, esclaves ! ordonna-t-elle cependant.

- Humiliez-vous devant votre maîtresse, tas de chiennes ! traduisit Virgo. Face à terre et les membres en croix, où que vous soyez !

Nous nous exécutâmes aussitôt. Sur le rebord de la piscine où je me tenais, je m'allongeai sur le ventre, face contre terre, les bras et les jambes en étoile. Ma main droite touchait le pied d'une autre esclave. Un grand silence se fit, uniquement troublé par le bruit des talons de la duchesse sur le carrelage. Je l'entendis s'éloigner, s'arrêter, revenir. Je retenais mon souffle en me demandant ce qui pouvait bien se passer. Les pas s'arrêtèrent à nouveau. Soudain, le sifflement de la cravache se fit entendre, immédiatement suivi du claquement sec du métal sur la peau d'une esclave et d'un terrible cri de douleur. Puis à nouveau le silence et les pas de la duchesse. J'étais terrifiée. Elle devait chercher une autre victime, une autre paire de fesses, ou je ne sais quelle partie de corps, pour asséner ses coups de démente.

La duchesse prenait tout son temps. Les pas s'éloignèrent à nouveau. Nous nous attendions toutes à un nouveau cri, chacune souhaitant égoïstement que cela ne fût pas le sien. Mais rien ne se passa. Les talons s'étaient arrêtés. Leur claquement reprit bientôt. Ils s'approchaient ! Je les entendais venir dans la direction de ma tête. Ils passèrent près de mon oreille gauche. Enjambèrent mon bras gauche. S'arrêtèrent à nouveau.

La duchesse était là, debout à côté de moi. Je pouvais sentir son regard sur mon corps à sa merci, humilié dans la position qu'elle avait voulue. J'avais peur. J'avais envie de me lever et de m'enfuir, et pourtant je n'en fis rien. J'étais incapable du moindre geste. Il fallait attendre son bon vouloir. Sa cruauté ou sa pitié. Plus que jamais, je me sentais lui appartenir toute entière.

Soudain, je sentis la pointe de son talon s'enfoncer dans ma fesse gauche, à travers l'ex boxer d'Orely, que je portais. La pointe de sa chaussure se posa sur ma fesse droite. Ma respiration s'accéléra. Ma maîtresse me fit sentir le poids de ma servitude en se penchant un peu sur moi, enfonçant le talon pointu plus profondément dans ma chair. Ce n'était pas douloureux, juste terriblement angoissant et humiliant.

Le fer de sa cravache se posa doucement sur ma nuque. Un frisson me parcourut. Tout mon corps ressentait la peur, redoutant le coup. Pourtant, la duchesse se contenta de me caresser avec l'engin, dessinant de lentes arabesques entre mes omoplates, passant sur le tissu de la brassière, descendant doucement jusqu'à mon bassin. Le fer s'arrêta, remonta tout aussi lentement jusqu'à ma nuque. Puis la duchesse effectua quelques lents mouvements de torsion avec sa chaussure sur mes fesses, comme si j'étais son paillasson, le talon toujours enfoncé dans ma chair, m'arrachant un petit glapissement de douleur, dont j'eus honte aussitôt. Enfin, elle ôta son pied. Je crois qu'elle m'enjamba à nouveau, et qu'elle posa ses pieds de chaque côté de ma tête. Un temps qui me parut une éternité s'écoula. Elle devait s'intéresser au corps de l'esclave à côté de moi, pensais-je.

La cravache vrombit trois fois de suite, arrachant autant de cris à ma voisine. Je crus reconnaître la voix de Krystin, une jolie Sud-Américaine au teint mat et aux yeux verts. Un léger sanglot s'ensuivit.

- Silence, garce ! ordonna la duchesse en infligeant deux nouveaux coups. Deux nouveaux cris, puis plus rien. Krystin devait réprimer ses larmes.

La duchesse se retourna pour m'enjamber à nouveau. Cette fois, ses pieds devaient se situer de chaque côté de mon corps. Elle s'accroupit sur mon dos, l'entrejambe posé sur mes omoplates, les genoux à hauteur de mes hanches. Je sentis ses mains se glisser sous le boxer et le tirer doucement sur le haut de mes cuisses. Cul nul, je sentis l'air passer sur mes fesses, sur lesquelles les mains de la duchesse se posèrent afin de les caresser doucement, puis de les pétrir avec passion. Elles les écartaient l'une de l'autre, passait un doigt dans la raie médiane, puis les lâchaient comme pour mieux en éprouver la jeune élasticité. Bien que les autres filles ne pussent pas me voir, j'étais morte de honte. Soudain, la duchesse donna une claque sonore sur une de mes fesses. Je réprimai juste à temps un cri de surprise. Une autre claque suivit, un peu plus forte et douloureuse. Je commençais à paniquer, mais la maîtresse se releva et s'éloigna, me laissant le cul à l'air.

De très longues minutes s'écoulèrent dans un silence pesant que seuls les pas de la duchesse troublaient. De temps en temps, un petit cri, un bruit de claque, un soupir, montraient que notre maîtresse n'en avait pas fini avec ce nouveau supplice. Puis un silence plus long que les autres s'installa. Nous attendions. La position n'était pas très confortable, le front et le nez reposant directement sur le sol, le froid du carrelage sur nos corps à demi nu, les seins, que nous avions pour la plupart assez volumineux, comprimés sous le poids de notre corps.

Enfin, la cravache se déchaîna. Une dizaine de coups acharnés, provoquant des hurlements déchirants. J'étais incapable d'identifier la voix tant ces cris inarticulés semblaient inhumains. Des pleurs leurs succédèrent, mais la pauvre victime n'était pas au bout de sa peine : cinq nouveaux coups lui furent infligés, renouvelant les hurlements de terreur et de douleur.

- Debout, vierges ! ordonna la duchesse. Nous levâmes la tête, regardant autour de nous. J'étais bien à côté de Krystin. Les filles se levaient doucement. J'avais toujours mon boxer baissé sur les cuisses. Je me demandais si j'avais le droit de le rajuster, ou si je devais le garder telle que ma maîtresse l'avait mis. La pudeur l'emporta sur la peur, et je me couvris les fesses et la chatte.

- Les punies restent prosternées en ma présence ! fit la duchesse de Sylve. Aussitôt, les filles nues qui avaient commencé à se relever se recouchèrent sur le ventre, les membres écartés, à l'endroit où elles étaient. Ainsi, elles livraient aux regards toute leur intimité. J'étais révoltée, et désolée pour elles. Il fallait l'accepter. C'est le seul parti que doivent prendre les esclaves : accepter. Subir. Souffrir en silence.

- Vous pouvez reprendre vos activités, esclaves ! Faites comme si je n'étais pas là, dit notre propriétaire avec un sourire angélique. Comme il était difficile de croire que cette charmante femme était la même qui venait d'infliger à l'une d'entre nous ces terribles coups !

Je retournai m'asseoir au bord de la piscine et trempai les pieds dans l'eau. Je ne faisais rien de précis avant l'arrivée de la duchesse. Je ne pouvais pas discuter avec Nikol, qui devait rester muette. Je la cherchai du regard. Elle était étendue au beau milieu de la pièce. Non loin d'elle, une jeune esclave appelée Seins d'Or (en raison probablement de l'abondante chevelure blonde qui tombait en boucles jusqu'à sa jolie poitrine), se relevait péniblement, les yeux rougis, en reniflant. Son soutien-gorge, dégrafé, était resté à terre. Quant à sa petite culotte, elle était descendue au niveau des chevilles. Je regardais son dos et ses fesses tandis qu'elle se rhabillait (pour autant qu'on puisse appeler une tenue aussi légère un habit) : ils étaient marqués de traces rouges. Nul besoin d'être devin pour savoir sur le corps de quelle esclave notre maîtresse s'était défoulée…

La duchesse appela Chatte-Rousse et Krystin auprès d'elle. Chatte-Rousse, prosternée, se leva, toute tremblante, pour aller s'agenouiller devant sa maîtresse. Celle-ci, posant sous le menton de la jeune vierge le fer de sa cravache, et levant le bras, la fit se relever.

- Position d'exposition, pute ! ordonna-t-elle doucement. Chatte-Rousse adopta immédiatement l'humiliante posture, bras haut levés, jambes écartées, reins cambrés. La duchesse l'enveloppa de son regard, la tête légèrement penchée sur le côté. En la guidant à l'aide de sa cravache, elle la fit se tourner afin de regarder ses fesses, puis à nouveau se tourner vers elle afin d'admirer encore les rubis de ses oreilles et de son nombril, les boucles d'or passées dans ses seins, les lèvres de sa vulve et son clitoris. Le spectacle semblait la ravir.

- C'est du beau travail, dit-elle à Virgo. Ca prouve qu'on peut faire d'une vulgaire chiennasse une très jolie prostituée !

La cravache se promena doucement sur la fente de Chatte-Rousse.

- Comme j'ai hâte que tes poils de chatte repoussent ! fit la duchesse. Je pourrai t'agripper par la touffe ! Ce sera si amusant ! Allons, va-t-en à présent ! fit-elle en faisant claquer la cravache sur la fesse de son esclave. Celle-ci détala sans demander son reste et, ne sachant trop que faire, retourna se prosterner à l'endroit d'où elle était venue. La duchesse s'était tournée vers Krystin qui attendait sagement devant elle, debout, les mains croisées dans le dos. Elle arborait un T-shirt vert portant à hauteur de la poitrine l'inscription : " PUTE ", ainsi qu'une minijupe en jean. J'enviais cette tenue presque normale, l'inscription vulgaire mise à part, bien entendu.

- Je n'ai pas pu me retenir de te cravacher les fesses tout à l'heure, lui dit la duchesse. Sais-tu que tu as un très beau cul ?

- Merci, maîtresse, fit Krystin en rougissant, non du compliment, mais sûrement davantage à cause de la vulgarité de sa formulation.

- J'ai vu en relevant ta jupe que tu n'avais pas de sous-vêtements dessous !

- Non, maîtresse, répondit Krystin, rougissant de plus belle, honteuse de la tournure que prenait l'interrogatoire et sentant bien que toutes les autres esclaves écoutaient, tout en faisant semblant de poursuivre leurs jeux.

- C'est vraiment digne de la salope d'esclave que tu es, dit tranquillement la duchesse. Mais pourquoi tant de zèle ?

- Je… Je n'ai pas de sous-vêtements, maîtresse, bredouilla Krystin.

- Pourtant, je me souviens de t'avoir offert un joli maillot brésilien, le soir où j'ai fait dépuceler Karolyn.

- Oh, oui, maîtresse. Merci, maîtresse.

- Il te plaît ?

- Oh, beaucoup, maîtresse.

- Pourquoi ne t'en sers-tu pas comme sous-vêtements ?

- C'est-à-dire, maîtresse… Je n'ai que deux tenues. Je le garde pour quand l'autre est à la lessive.

- Quel souci de la pudeur ! rit doucement la maîtresse. Allons, c'est trop bête de cacher un si beau cul sous cette jupe. Sois une mignonne prostituée, va te changer. J'ai envie de te voir avec ce string.

- Bien, maîtresse, fit Krystin de plus en plus mal à l'aise, dansant d'un pied sur l'autre.

- Eh bien ! Qu'attends-tu ? Dépêche-toi, je t'ai donné un ordre, non ?

- Oui, maîtresse. Pardon, maîtresse ! je reviens le plus vite possible ! fit la jeune fille en se sauvant vers le dortoir pour aller prendre le string dans le placard de son lit.

- Tu laisseras ta jupe et ton T-shirt sur le lit, lui cria la duchesse de Sylve. Cette tenue te couvre trop, c'est dommage. Virgo la confisquera… Quand le maillot sera à la lessive, tu iras nue !

- B… Bien, maîtresse ! acquiesça Krystin, qui avait stoppé sa course pour écouter sa maîtresse.

- Allons, file donc, petite catin ! rit la duchesse que le trouble de Krystin à l'idée de se promener toute nue dans le harem un jour sur deux amusait.

Krystin fila à nouveau vers le dortoir. En l'attendant, la duchesse jouait avec sa cravache en regardant autour d'elle d'un air satisfait. Je l'observais en me demandant où cette femme allait puiser un tel vice. Comment pouvait-elle jouir ainsi continuellement des humiliations qu'elle infligeait à d'autres êtres humains ? Je ne pris pas garde à son regard qui croisa soudain le mien. Elle vit que je l'observais. Je baissai immédiatement les yeux, mais sa voix, douce et ironique, me fit regretter aussitôt mon imprudence.

- Eh bien, Ayla, fit-elle, l'eau de ma piscine est-elle bonne ?

- Elle est excellente, maîtresse, répondis-je en rougissant. Pourquoi avait-il fallu que j'attire son attention ? Quel tour sadique allait-elle imaginer à présent ?

- Dans ce cas pourquoi te contentes-tu de te tremper les pieds ? Tu ne sais pas nager ?

- Oh si, maîtresse, fis-je, la peur au ventre. Mais je… voulez-vous que… je peux aller mettre mon bikini ?

Je m'enferrais, et le pire était que je m'en rendais compte.

- Inutile, j'ai très envie de te voir nager nue.

- Je… Bien, maîtresse.

- Allons, qu'attends-tu ?

Je me levai. Il ne fallait plus réfléchir aux regards des autres braqués sur moi. Je ne pouvais m'en prendre qu'à mon imprudence. Il fallait me concentrer sur les ordres de ma maîtresse et m'efforcer de faire exactement ce qu'elle attendait de moi. Je me déshabillai comme un automate. Mes bras semblaient mus par une tierce volonté, qui firent passer la brassière par-dessus ma tête, exposant mes seins, puis descendre le boxer le long de mes jambes nues, livrant à nouveau les parties les plus intimes de mon corps de vierge aux regards de ma maîtresse et des autres esclaves, des servantes du harem, des gardes… Ne voulant par leur laisser le temps de détailler ce qu'une jeune fille devrait cacher, je plongeai dans la piscine.

- Tu vas faire dix longueurs, jeune vierge. Tu feras les allers en brasse. Je pourrai bien détailler ton joli cul de pucelle. Et tu feras les retours sur le dos : tes seins et ta vulve valent aussi le coup d'œil !

- Bien, maîtresse, fis-je en m'élançant. Je mourais de honte. Tandis que j'effectuai mes mouvements de brasse, je pouvais sentir les yeux de la duchesse sur ma vulve, mon périnée, mon anus. Quelle nouvelle humiliation !

Au bout du bassin, je fis demi-tour et revint en dos crawlé. Je savais qu'ainsi ma vulve et mes seins étaient exposés, cependant j'éprouvais presque un soulagement car le fait de garder les jambes serrées me paraissait moins impudique.

Tandis que j'effectuais mes longueurs, Krystin revint, parée de son maillot brésilien. Je ne pouvais pas la voir mais j'entendis la maîtresse l'accueillir :

- Que tu es belle ainsi ! Comme tes fesses sont bien mises en valeur ! Tourne-toi ! Et tes seins ! Tes gros nichons sont mieux comme cela qu'enfermés sous ton T-shirt, ne trouves-tu pas ?

- Oh oui, maîtresse, si vous les préférez ainsi.

- Mais dis donc ! C'est que ce petit triangle laisse voir presque toute ta chatte ! Pourtant pas un poil ne dépasse ! Es-tu épilée totalement ?

- Oui, maîtresse !

- Tu aimes cela ?

- Oh, oui, maîtresse ! c'est plus hygiénique.

- Tu trouves que c'est plus joli, aussi ?

- Je… je ne sais pas, maîtresse.

- Regarde la chatte d'Ayla… Est-elle rasée ?

- Pas tout-à-fait, maîtresse.

Je n'avais plus du tout envie de sortir de l'eau, tellement j'avais honte.

- Décris-moi la chatte d'Ayla, Krystin.

- Elle… elle est jolie, maîtresse.

- Oui, c'est une très belle chatte. Est-elle velue, jeune prostituée ?

- Il… il y a un petit filet de poils au milieu, maîtresse.

- Trouves-tu qu'elle serait plus jolie épilée ?

- Je ne sais, pas, maîtresse.

J'entendis un coup de cravache. Krystin cria. La duchesse reprit calmement :

- Si je te demande ton avis, pute, il serait préférable que tu me le donnes !

- Bien, maîtresse. Je trouve qu'elle serait plus jolie sans poils.

- Fort bien. Tous ces poils seront rasés dès ce soir. C'est Ayla qui va te remercier !

Je me mis à pleurer en nageant. Pourtant, quelle différence cela faisait-il ? Que ma chatte soit ou non couverte de ce mince filet de poils, il me faudrait toujours l'exhiber à toute heure du jour, à ma propriétaire dès lors qu'elle le désirait, à mes compagnes d'infortune dans les douches et lors des séances de bronzage, ou lorsque je m'habillais ou me dévêtais sans le moindre secours d'un paravent, aux servantes du harem qui collectaient les vêtements pour la lessive, aux gardes qui étaient témoins des moindres humiliations de ma vie quotidienne, à Virgo et à la Supérieure qui inspectaient à plaisir la propreté de mes parties les plus intimes, aux esthéticiennes qui s'attardaient deux fois par jour sur chaque centimètre carré de mon corps, aux mâles auxquels j'étais exposée sans la moindre pudeur lors des Sacrifices ? Quelle différence cela ferait-il pour celui qui, le premier, viendrait de son sexe dur en forcer les replis délicats pour s'aventurer, sans mon consentement, dans les profondeurs immaculées de mon vagin ? Un filet de poils ne viendrait pas changer grand-chose, alors, à mes cris, qu'ils soient de jouissance, comme je l'espérais, ou de douleur, comme je le redoutais !

Et pourtant, cela faisait une différence. Nue dans cette piscine, nageant sur le dos, le sexe exposé au regard de chaque fille, je sentais que ces quelques poils constituaient un dernier rempart à la condition de simple objet sexuel à laquelle on allait me condamner en rendant visible à tous la porte d'entrée de ce sexe autour duquel ma vie semblait désormais articulée. Vierge ou pas, c'était la seule question importante ici. De ma virginité dépendaient mon mode de vie, l'endroit où j'étais parquée, les filles avec lesquelles je devais passer mon temps. L'organe central de mon corps, c'était ma vulve. La seule question existentielle, celle de ma virginité. Ma seule perspective d'avenir, très proche ou très lointain, en tout cas inexorable : la déchirure de mon hymen. Ces quelques poils qu'on allait m'arracher, c'était mon dernier vêtement. Face à mes tortionnaires, j'allais connaître le stade suprême de la nudité et de la vulnérabilité.

J'avais terminé mes dix longueurs, et je sortis de l'eau sur le côté de la piscine. L'eau s'égouttait de mon corps nu. Mes vêtements m'attendaient sur le bord. J'aurais voulu me rhabiller immédiatement, mais il fallait sécher d'abord. Bien évidemment, je ne disposais d'aucune serviette pour cela. J'aurais pu en demander une à une servante, comme nous le faisions parfois après une baignade, mais je ne voulais pas attirer l'attention sur moi : toute précipitation à me sécher ou à enfiler des vêtements secs sur un corps nu aurait paru suspecte à la duchesse, qui n'aurait pas manquer de s'en moquer et d'inventer une nouvelle humiliation en représailles. Je me résignai à rester sagement assise sur le bord de la piscine en attendant d'être sèche, jambes serrées, enserrant mes genoux devant moi de façon à cacher un peu ma chatte et ma poitrine. Fort heureusement, la duchesse ne faisait guère attention à moi, toute à l'interrogatoire de la malheureuse Krystin, qui prenait un tour très gênant.

Krystin se tenait debout face à la duchesse à qui l'on avait apporté un petit fauteuil. L'esclave portait le fameux microkini : un minuscule triangle blanc recouvrait une infime partie de son pubis. Deux autres triangles de même couleur, pas plus grands, composaient le soutien-gorges. Ces trois pièces de tissu tenaient au corps par d'étroites ficelles de tissu presque invisibles, qui couraient dans le dos et entre les seins pour le soutien-gorges, autour du bassin et dans la raie des fesses pour la " culotte ". L'ensemble laissait toute la fesse visible, ainsi que l'intégralité du sein à l'exception du mamelon. Quant à la chatte, elle était si pauvrement masquée qu'il fallait en effet que Krystin fût épilée totalement pour qu'aucun poil ne dépassât. Les formes, particulièrement généreuses, de la belle esclave étaient rendues plus scandaleuses encore par ce simulacre de vêtement. Nue, elle aurait été moins indécente !

La duchesse de Sylve lui ordonna de s'asseoir face à elle. L'esclave s'exécuta.

- Le carrelage n'est pas trop froid ? demanda la duchesse d'un air faussement compatissant. Il est vrai que ce vêtement te couvre assez peu…

- Oh, c'est parfait, maîtresse.

- Sois mignonne, écarte tes belles cuisses, que je puisse contempler ce joli maillot. Il te va vraiment à ravir ! ajouta-t-elle après que l'esclave, posant les mains en arrière, eut écarté les jambes.

- Je suis contente de vous plaire ainsi, maîtresse.

- Tu aimes écarter les cuisses, esclave ?

Krystin rougissait à chaque question.

- Je… je ne sais pas trop, maîtresse, bredouilla-t-elle. On m'a appris que c'est vulgaire, pour une jeune fille.

- C'est vrai ! acquiesça la duchesse. Mais rassure-toi, pour une pute, c'est tout à fait normal ! Mais c'est vrai que ce ne doit pas être facile pour toi : tu es à la fois une jeune fille et une pute !

- Oui, maîtresse ! fit Krystin dont on sentait qu'elle aurait voulu disparaître sous terre si cela avait été possible.

- Et où t'a-t-on inculqué ces bonnes manières, pute ?

- Dans votre gynécée, maîtresse.

- C'est vrai, j'avais oublié que tu venais de mon élevage personnel ! J'ai très peu de mémoire sur des sujets aussi inintéressants que toi… Rappelle-moi qui est ta mère ?

- Maîtresse, elle se nomme Chienne V.

- Ah, oui, je me souviens d'elle. Savais-tu que c'était une salope de première ?

- Je… je l'ignorais, maîtresse. Je ne l'ai pas vraiment connue, j'ai été élevée par les servantes du gynécée.

- Oui, c'est vrai, ta mère est partie servir ma mère, la duchesse douairière, lorsqu'elle m'a laissé le titre… Mais je me souviens d'elle… Lorsque je n'étais qu'une adolescente, et que ma mère commençait à me laisser assister à ses orgies, j'ai un souvenir très net : ta mère se faisait défoncer en levrette par un esclave pendant qu'un autre lui baisait la bouche. Elle était enceinte d'au moins sept mois, et son ventre se balançait sous elle au même rythme que ses gros seins ! C'était si amusant… Ne trouves-tu pas ?

- Si… Si, maîtresse, articula Krystin, les larmes aux yeux en entendant l'abject récit.

- Mais j'y pense… Elle devait être enceinte de toi, les dates correspondent ! Je peux te dire que ce jour-là, en tout cas, tu as été baptisée au sperme !

Krystin se retenait d'éclater en sanglots. La duchesse, les yeux pétillants, semblait absorbée par d'excellents souvenirs :

- Quelle salope que ta mère ! On pouvait la faire violer des heures durant sans qu'elle s'en lasse ! Elle méritait bien son nom de Chienne ! On l'appelait Chienne V car elle était la fille de Chienne IV. Une légende également, ta grand-mère, mais je ne l'ai pas connue !

- Moi non plus, maîtresse, intervint Krystin, qui pensait peut-être qu'il était bon de montrer qu'elle suivait son récit.

- Avec un tel pedigree, en tout cas, tu devrais faire un excellent trou à queues ! Mais d'ailleurs, j'y songe… En toute logique, on aurait dû t'appeler Chienne VI !

- C'est vrai, maîtresse !

- Eh bien, c'est dit, ce sera ton nom à présent ! fit cruellement la duchesse.

Cette fois-ci, Chienne VI (puisqu'il faut bien l'appeler ainsi) éclata en sanglots. La duchesse prit un ton consolateur :

- Allons, allons ! Voilà de grosses larmes pour de bien petits soucis ! Un nom ou un autre, pour ce qu'on te demande de faire ! Allons, Chienne, parle-moi plutôt de ce que tu ressens, quand tu écartes les jambes ? De la honte, ou du plaisir ?

- Un peu des deux, maîtresse, répondit Chienne VI en calmant peu à peu ses larmes.

- Que ressens-tu exactement ? insista la duchesse.

- Je… je me sens si exposée, maîtresse.

- C'est vrai, Chienne, pour mon plus grand plaisir ! Ton entrejambe est vraiment très mignon ainsi… Dis-moi, dans quelles circonstances es-tu amenée à écarter les jambes ? demanda la duchesse, tout en promenant le fer de sa cravache sur le petit triangle de tissu qui couvrait la vulve de la jeune fille.

- Eh bien… Je… ânonna celle-ci, hautement troublée.

- Allons, réfléchis ! Dans ta vie quotidienne, ou dans des circonstances exceptionnelles !

- Eh bien… A l'épilation, maîtresse !

- Quand on t'épile la chatte ?

- Oui, maîtresse.

- A quelle fréquence cela se produit-il ?

- Tous les trois jours, maîtresse !

- Est-ce qu'on te rase, ou est-ce qu'on t'épile ?

- On me rase, maîtresse !

- Et tu aimes, ça, d'avoir les jambes écartées, avec de la mousse sur la chatte ? Tu aimes qu'une femme te touche à cet endroit ? Tu aimes le contact du rasoir ?

- Pas trop, maîtresse. C'est tellement… gênant !

- Alors, c'est Ayla qui va être gênée ce soir ! fit la duchesse en me jetant un coup d'œil ironique. Je sursautai et répondis :

- Oh, maîtresse, tant que cela vous est agréable, ma gêne importe peu.

J'étais toujours nue, les bras croisés autour des genoux. Je craignais des complications, mais notre maîtresse continuait à harceler Chienne VI.

- Allons, dans quelles autres circonstances ?

- Voyons…

- Allons, dépêche-toi !

- Lorsque… lorsque je vais aux toilettes, maîtresse, j'écarte les jambes.

- C'est vrai ! Tu progresses ! Et tu trouves ça gênant, aussi, de savoir que des gardes t'observent par les caméras de surveillance, pendant que tu fais tes besoins ?

- Oh oui, maîtresse ! Au début, je n'arrivais pas à… Et puis il faut bien s'y habituer.

- Tu n'arrivais pas à quoi ?

- A… A faire pipi, maîtresse, et… le reste…

- Moi je ne trouve pas ça gênant, ricana la duchesse. D'ailleurs, je regarde souvent les images de ces caméras ! Allons, à quels autres moments ?

- Quand je me lave la chatte, ou quand on me la lave, maîtresse…

- Et encore ?

- En position d'exposition… Heu… Lors du Sacrifice auquel vous m'avez fait participer, j'étais enchaînée les jambes écartées, maîtresse.

- C'est vrai, tu étais très belle ainsi. Tu m'as excitée… C'est pour ça que je t'ai donné ce maillot… Si je comprends bien, toutes ces circonstances où tu es amenée à écarter les cuisses ne te sont pas tellement agréables, n'est-ce pas ?

- Non, c'est vrai, maîtresse.

- Ca doit être pour ça que tu n'aimes pas trop les écarter… Mais ça changera… Dans quelles autres circonstances une femme est amenée à écarter les jambes ?

- Eh bien, voyons… hésita Chienne VI.

- Allons, je sais bien que tu le sais… Dis-le donc…

- Quand… quand elle fait l'amour, maîtresse, laissa tomber Chienne VI, rouge comme une pivoine.

- Exactement ! triompha la duchesse. Crois-tu qu'elle y trouve du plaisir alors ?

- Oh, certainement, maîtresse !

- As-tu déjà fait l'amour ?

- Oh, non, maîtresse ! Vous savez bien que je suis vierge !

- Je le sais en effet… Je te taquine… Mais as-tu seulement déjà vu une femme faire l'amour ?

- Une fois, maîtresse… Karolyn, quand elle a sacrifié sa virginité devant vous.

- C'est vrai… Et d'après toi, Karolyn avait-elle l'air heureuse d'écarter les jambes ?

L'esclave ne répondit pas.

- Allons, répond, esclave ! ordonna la duchesse en donnant un petit coup de cravache sur l'entrejambe de Chienne VI.

- Aïe ! C'est-à-dire… Elle n'avait pas l'air tellement heureuse, maîtresse.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? demanda la duchesse de Sylve.

- Eh bien, elle pleurait, maîtresse… Et on avait dû lui attacher les chevilles au lit pour lui faire écarter les cuisses…

- Tu as raison, Chienne ! Une femme peut prendre beaucoup de plaisir à faire l'amour, si elle en a envie. Mais Karolyn ne le désirait guère … De toute façon elle n'avait pas le choix, ce n'est qu'une salope d'esclave comme toi ! Ses larmes m'ont beaucoup excitée également !

Nous écoutions toutes cette conversation scabreuse où notre cruelle maîtresse expliquait sans gêne à quel point elle aimait nous faire violer devant elle. Je me demandais où elle voulait en venir. Une chose était sûre, pour rien au monde je n'aurais voulu être à la place de notre infortunée camarade Chienne VI.

La duchesse continuait :

- Il y a encore une autre circonstance, où une fille prend nécessairement du plaisir à écarter les cuisses. Tu ne vois pas ?

- Euh… Non, maîtresse… je ne vois pas.

- Fais un effort, petite catin ! l'encouragea la duchesse en lui donnant un nouveau petit coup de cravache.

- Je… je réfléchis, maîtresse… Je vous le jure…

- Tu ne vois vraiment pas ?

- Non, maîtresse… Je suis désolée…

- Glisse ta main sous ton slip !

- Comment ? fit Chienne VI interloquée.

- De quel droit oses-tu faire répéter Madame la duchesse, insolente ? la réprimanda Virgo. Tu as très bien entendu ! Et ne t'adresse pas à elle sans lui dire " Maîtresse " !

Cette terrible geôlière guettait en permanence nos moindres fautes de syntaxe, et nous inculquait le langage approprié à notre condition d'esclaves à grands coups de cravache, comme les deux qui s'abattirent sur le sein gauche de Chienne VI.

- Aïe ! Pitié ! Je vous supplie de me pardonner, divine maîtresse ! fit la pauvre esclave en levant la main pour tenter de se protéger de la cravache.

- Comment ? Tu oses te protéger ? hurla Virgo. Cela mérite trois coups supplémentaires ! Et pose ta main à terre !

Tremblante, Chienne VI reposa ses deux mains en arrière, sur le carrelage. Virgo posa doucement l'extrémité de sa cravache sur la poitrine de notre amie. Par trois fois, en prenant son temps, elle l'abattit avec force sur le sein gauche, arrachant à chaque fois un terrible cri ainsi que des pleurs à la jeune esclave.

- Comme vous êtes dure avec elle, Virgo ! rit la duchesse. Et comme j'aime cela ! On n'est jamais assez dure avec ses esclaves !

- Je suis désolée que vos oreilles aient dû entendre des propos d'une telle impudence, Madame ! s'excusa Virgo. Nous essayons pourtant de dresser ces putes avec la plus grande sévérité, mais elles ne veulent pas comprendre !

- Je le sais bien, Virgo ! répondit la duchesse. Mais ce ne sont que de vulgaires esclaves, on ne peut pas leur demander l'impossible !

La révolte bouillonnait en moi. Comment ces monstres osaient-elles parler ainsi de nous ? Mon éducation, bien qu'elle eût prit fin beaucoup plus tôt que je l'aurais souhaité, n'avait sûrement rien à envier à celle de ces femmes obsédées de luxure, de cruauté et de violence ! Mais il fallait encaisser, encore et toujours ! Elles avaient le droit pour elles, même si la notion de droit n'avait guère de sens dans ce monde barbare !

La duchesse prit son ton le plus doux, presque maternel, pour expliquer à son esclave :

- Tu comprends, pétasse, si je te fais frapper, c'est pour que tu aies mal ! Si tu te protèges des coups, comment veux-tu que je prenne du plaisir à te voir battue ?

- Je comprends, noble maîtresse ! fit Chienne VI en reniflant. Je vous demande très humblement pardon, maîtresse.

- Et tu as compris la leçon ?

- Oh, oui, maîtresse ! Je ne me protégerai plus des coups, je vous le promets !

- Très bien ! fit la duchesse en souriant. Tu es une bonne Chienne ! Mais as-tu oublié que je t'ai donné un ordre ? Faudra-t-il que Virgo te frappe encore pour que tu m'obéisses ?

Rassemblant ses esprits, ses beaux traits apeurés, la jeune vierge glissa promptement l'extrémité de sa main droite sous le petit triangle de tissu qui couvrait son sexe.

- Bien… approuva la duchesse. Passe ton majeur le long de la fente !

L'expression du visage de Chienne VI reflétait un mélange de peur, d'hébétude et d'incompréhension. Ses grands yeux rougis par les larmes brillaient de crainte et d'étonnement. Lentement, nous vîmes le triangle de tissu se soulever sous le passage de son doigt, qui ressortit du petit slip.

- Très bien… continuait la duchesse. Remets ta main sous le slip, à présent.

Chienne VI s'exécuta.

- Tu ne vois toujours pas, jeune catin ?

- La… la masturbation, maîtresse ? murmura l'esclave en s'empourprant de plus belle.

- Exactement ! fit la duchesse de Sylve. Une femme n'écarte-t-elle pas les jambes lorsqu'elle se masturbe ?

- Je… je l'ignore, maîtresse, répondit la jeune fille.

- Ne te masturbes-tu jamais ?

- Oh non, maîtresse ! c'est défendu !

- Pourquoi cela ?

- Premièrement, maîtresse, parce que c'est un vice. Deuxièmement, parce qu'une esclave ne peut pas… jouir… sans l'ordre de sa maîtresse. Ce serait lui voler une jouissance qui n'appartient pas à l'esclave.

- Je vois que tu as bien appris ta leçon, vierge ! Ceci dit, étant la fille de ta pute de mère, tu es forcément vicieuse ! Et comme je vais t'observer très attentivement, je ne vois aucun obstacle à ce que tu te masturbes à l'instant même devant moi, pour mon plaisir !

Je rougis jusqu'aux oreilles. J'étais extrêmement mal à l'aise. Pour rien au monde à présent je ne me serais levée, pas même pour remettre mes vêtements. Je voulais rester là, immobile, je voulais que plus personne ne fît attention à moi. Je voulais que cette femme s'en allât, qu'elle nous laissât seules et dignes. Une fois de plus, elle avait dévoilé lentement sa cruauté. Quelle humiliation pour la pauvre Chienne VI, qui tremblait de peur et de honte devant l'ordre qui venait d'être prononcé par sa propriétaire !

Comme Chienne VI restait interdite, assise sur le carrelage, la main gauche en arrière et la droite glisée sous son mini slip entre ses cuisses largement écartées, Virgo revint à la charge :

- Tu as reçu un ordre, sale putain ! hurla-t-elle en abattant sa cravache par deux fois sur l'intérieur de la cuisse gauche de l'esclave.

- Ah ! Pardon, maîtresse ! Comment… comment dois-je m'y prendre, maîtresse ?

- Eh bien… Que sais-tu de la masturbation ? Comment penses-tu que cela se passe ? demanda gentiment notre maîtresse.

- Je… Il faut se caresser, maîtresse, proposa timidement Chienne VI.

- Oui… Se caresser où ?

- Se caresser… la chatte, maîtresse… répondit-elle en baissant les yeux.

- Eh bien, essaie !

L'esclave hésitait sur la marche à suivre.

- Dans… dans quelle position dois-je me mettre, maîtresse ?

- Dans la position qui te paraît la plus adaptée ! C'est toi la vicieuse, pas moi ! rit la duchesse de Sylve.

L'esclave hésita un instant. Toujours assise en arrière, elle essaya de se redresser pour décoller la main gauche du sol. Sa main droite esquissait de timides mouvements de haut en bas sous le mini slip. Mais la position n'avait pas l'air très confortable. Doucement, Chienne VI s'étendit sur le dos, les jambes toujours écartées face à sa maîtresse, les genoux levés. Les yeux au plafond du sérail, le bras gauche le long du corps, elle commençait doucement à se masturber. Nous la regardions toutes, fascinées, sauf les punies qui restaient allongées face contre terre, nues.

- Est-ce bien ainsi, maîtresse ? demanda l'esclave.

- Ca m'a l'air bien… Trouves-tu cela agréable ?

- C'est… c'est bizarre, maîtresse.

- A quoi penses-tu, Chienne ?

- A rien… Je veux dire, maîtresse, à rien de particulier. Faut-il que je pense à quelque chose ? s'enquit notre pauvre amie.

- Bien sûr ! Quand une fille se masturbe, elle imagine qu'elle fait l'amour. Ou n'importe quoi qui la fasse fantasmer ! Tu dois bien avoir des fantasmes, à ton âge ?

- Oh non, maîtresse ! je vous le jure ! protesta la pucelle.

- Ne me mens pas ! cria la duchesse en lui frappant l'intérieur de la cuisse ! Toutes les filles ont des fantasmes, surtout une fille de pute comme toi !

- Ah ! Pardonnez-moi, maîtresse ! C'est que… c'est tellement intime, maîtresse ! s'excusa Chienne VI.

- Intimité n'est pas un mot pour la bouche d'une esclave, dit la duchesse. D'ailleurs, baisse ton slip, que je puisse voir tous les replis de ta chatte pendant que tu te fais plaisir, ordonna-t-elle sans la moindre pitié pour la jeune fille, dont le supplice moral devait commencer à devenir intolérable.

- Bien, maîtresse, fit l'esclave, résignée. Toujours couchée sur le dos, elle leva les fesses afin de faire glisser des deux mains le pauvre morceau de tissu le long de ses belles cuisses. Ramenant la tête vers sa poitrine, elle le fit ensuite glisser au dessus de ses genoux en levant les jambes en direction du plafond. Puis, elle le fit descendre en bas de ses pieds. Une fois le petit string tombé sur le carrelage, la duchesse de Sylve le ramassa de sa cravache et l'amena à ses genoux. Elle le tâta de la main droite.

- Je vois qu'il est déjà un peu mouillé… Quelle salope ! Il ne faut pas te dire deux fois de te branler ! commenta la duchesse en fixant la vulve rasée de son esclave, au creux de ses cuisses largement écartées.

- Ce slip est bon pour la lessive, fit-elle en le laissant tomber à terre. Comme ta petite pêche d'amour est jolie ! continua-t-elle d'un ton admiratif. " Continue de bien l'astiquer ! "

Chienne VI massait doucement sa petite chatte, les yeux au plafond.

- A présent, Chienne, raconte-moi tes fantasmes, ordonna notre maîtresse.

- Oh ! Maîtresse, je ne sais pas si c'est correct ! J'ai peur… j'ai peur de vous choquer, belle maîtresse. Ce sont des pensées si… impures, expliqua la jeune vierge, rougissante.

- Allons, ne discute pas ! se fâcha la duchesse. Oublies-tu que ton âme m'appartient ? Ne suis-je pas en droit de connaître toutes les pensées de mon esclave, même les plus indignes ?

- Je suis à vos ordres, maîtresse, s'excusa Chienne VI.

- Caresse-toi en rond avec les trois doigts les plus longs, conseilla la maîtresse. Fais de petits cercles, comme pour étaler de la pommade… Joue avec les grandes lèvres… Et n'oublie pas le clitoris !

- Est-ce bien ainsi, maîtresse ? demanda Chienne VI.

- C'est très bien ! N'hésite pas à appuyer plus fort ! Cela doit être agréable !

- Ah ! c'est agréable, maîtresse !

- Continue ! Allons, et ces fantasmes ? A qui penses-tu en te touchant ? A des filles, ou des garçons ?

- Plutôt… plutôt à des garçons, maîtresse !

- Tiens donc ! rit la duchesse. Nous ferons donc de toi une petite hétéro ! Comme c'est amusant !

- Oh je…

- Allons, ne rougis pas ! Il n'y a pas de honte à ne pas être homosexuelle… De toute façon, au cours de ta vie d'esclave, on ne te demandera pas par qui tu préfères te faire baiser ! Mais après avoir été élevée au gynécée, c'est un peu surprenant… As-tu seulement vu un garçon, dans ta vie ?

- Oui, maîtresse, une fois… Le garçon à qui vous avez donné l'ordre de faire l'amour avec Karolyn…

- C'est trop fort ! rit la duchesse. On ne peut décidément rien contre la nature ! Un seul garçon qui viole sa copine, et voilà notre petite pute hétéro !

- Il était si beau, maîtresse.

- C'est vrai que Koryan est un bel esclave ! Il doit avoir un peu plus que ton âge. Qu'est-ce que tu aimes chez lui ?

- Il a l'air si musclé, maîtresse. Et son visage est si beau !

- Et ses fesses ? Ne trouves-tu pas qu'il a de belles fesses ?

- Oh, maîtresse ! je ne me rappelle pas…

- Allons ! ne me dis pas que tu n'as pas regardé ses jolies fesses, pendant qu'elles dansaient entre les cuisses de Karolyn ? Et appuie plus fort sur ton clito, esclave !

- C'est vrai, ses fesses sont musclées aussi, maîtresse, fit Chienne VI dont la respiration devenait de plus en plus haletante tandis que sa main s'activait sur sa vulve glabre.

- Allons, quels sont tes fantasmes avec Koryan ? A quoi rêves-tu en te branlant, sale pute ?

- Nous… nous nous promenons dans une forêt, maîtresse. Il fait beau, il y a le soleil au travers du feuillage, et des animaux qui gambadent tout autour…

- Ah ! ces esclaves sont incorrigibles ! soupira la duchesse. Toujours des fantasmes de liberté ! Il est vrai que les fantasmes ne sont pas faits pour être réalisés… Sauf les miens ! Et comment es-tu habillée dans cette forêt ?

- Je… je ne sais pas, maîtresse. Une petite robe d'été…

- C'est bien ! c'est plus facile à retirer, plaisanta notre maîtresse.

A la place de Chienne VI, je pense que j'aurais été plus prudente. J'avais l'impression qu'elle livrait réellement ses pensées les plus intimes à la cruelle duchesse. Tôt ou tard, celle-ci saurait s'en souvenir, j'en étais certaine.

- Nous nous tenons la main en marchant. Il me dit… que je suis belle.

- C'est vrai que tu es belle, fit la duchesse en détaillant le corps nu de l'esclave qui se touchait, étendue à ses pieds. " J'ai l'impression que tu es amoureuse de ce garçon ! " insinua-t-elle d'un ton espiègle.

- Un peu… Il est si beau !

- Il n'y a qu'une esclave pour tomber amoureuse d'un esclave ! Chienne VI, amoureuse d'une bite sur pattes qui m'appartient ! Ne t'embrasse-t-il pas, ce brave Koryan ?

- Il me dit qu'il m'aime… Ah… Il m'embrasse, oui… Mmmh…

- Tu aimes qu'il t'embrasse, esclave ?

- Oui, sûrement… Oh ! soupirait Chienne VI en se masturbant.

- Il met sa langue à l'intérieur de ta bouche ?

- Je… oui… oui, maîtresse, il met sa langue dans ma bouche !

- Allons ! Ensuite ?

- Il… il me caresse…

- Où ça ?

- Il caresse mon visage, il me dit que… oh… que je suis belle !

- Oui, oui ! Il est bien empoté, ce Koryan ! Que caresse-t-il d'autre ?

Devant les sollicitations de sa vicieuse propriétaire, notre pauvre camarade abandonnait peu à peu son sage fantasme pour lui donner un tour plus salace. Elle comprenait ce que sa maîtresse voulait entendre :

- Mes… mes seins, maîtresse ! Il caresse mes seins !

- Tes seins ? Tu veux parler de tes grosses loches de pute ?

- Oui… oui, maîtresse. Il caresse mes… mes grosses loches de pute !

- Par laquelle commence-t-il ? La gauche, ou la droite ?

- La… la droite, maîtresse !

- Eh bien ! prends-la en main, salope ! imagine que c'est lui qui te les touche !

- B… Bien maîtresse ! fit l'esclave en posant sa main gauche sur son sein droit.

- Allons ! Pétris-les plus fort ! Koryan est affamé de toi ! Et continue à bien t'astiquer ! Car il te met la main au panier, ce cher Koryan, non ? C'est bien ce que tu attends, sale pute ? Tu l'as tellement allumé, avec ta petite robe d'été, n'est-ce pas ?

- Oui, oh oui, maîtresse ! je n'attends que ça !

C'était un spectacle désolant de voir une fille aussi discrète que Chienne VI obligée de se livrer à de telles infamies. La pauvre vierge, si sage et si mesurée d'ordinaire, se tordait nue aux pieds de sa maîtresse, une main pétrissant ses gros seins dont les mamelons jaillissaient désormais hors du minuscule soutien-gorge, l'autre s'acharnant à faire naître le plaisir au creux de ses belles cuisses largement écartées. La duchesse l'observait avec un sourire aussi cruel que méprisant. Elle semblait ravie de la situation.

- Et sa bouche, demanda-t-elle ? Que fait-il de sa bouche ?

- Il m'embrasse, maîtresse ! Ohh ! Il me dit…

- Que tu es belle et qu'il t'aime, je sais ! Et où la fourre-t-il ensuite, cette bouche ?

- Il… il embrasse mes… mes grosses loches de pute, maîtresse !

- C'est mieux ! Et bien, lèche-toi le mamelon ! Mais si, c'est possible ! Avec des nibards comme les tiens, pas besoin d'avoir une langue bien longue !

Un peu décontenancée d'abord, Chienne VI, toujours étendue sur le dos, releva la nuque et, d'une main, approcha son sein droit de sa bouche. Tendant la langue, elle se mit à se lécher la pointe du sein. Cette position, ses jambes levées à l'équerre entre lesquelles s'activait sa main, les petits soupirs dont elle accompagnait ses mouvements de langue, au rythme des attouchements qu'elle effectuait sur sa propre chatte, tout concourrait à la rendre vulgaire et ridicule. J'avais honte pour elle.

- C'est bien, Chienne ! l'encourageait la duchesse. Offre lui tes loches ! Il te suce l'autre à présent !

Chienne VI comprit le désir de sa maîtresse et se mit à se lécher le sein gauche. Sa langue était tendue au maximum et tournait autour du mamelon. Quelle vulgarité ! me répétais-je intérieurement.

- Comme il te lèche bien ! Comme il t'aime ! Et toi, ne vas-tu rien faire pour lui ?

- Je… je lui dis que je l'aime ! répondit la vierge en gardant son sein en main.

- C'est bien joli, mais il mérite mieux d'une prostituée comme toi ! Ne le suces-tu pas ?

- Oh ! maîtresse ! je… fit l'esclave décontenancée.

- Allons, ne fais pas ta mijaurée ! rit la duchesse. Es-tu amoureuse de Koryan, oui ou non ?

- Oui, maîtresse, admit timidement notre camarade.

- N'as-tu pas très envie de lui faire plaisir ?

- Oh ! bien sûr que si, maîtresse.

- Eh bien, jeune amoureuse, je vais te confier un petit secret de femme, dit la duchesse sur un ton de confidence. Le meilleur moyen de faire plaisir à un homme, c'est de le sucer !

- Ah, maîtresse…

- N'arrête pas de te toucher ! ordonna la duchesse en donnant un petit coup de cravache sur la main de l'esclave, dont l'activité autour de sa vulve ralentissait trop à son goût. Oui, crois-moi, pour rendre Koryan heureux, il suffit de lécher sa belle bite d'esclave ! Ne vas-tu pas la sucer ?

- Oh, si ! sûrement, maîtresse !

- Eh bien, raconte !

- Je… je le suce, maîtresse. Je suce la… la bite… de Koryan.

- C'est un peu court, salope ! Donne-moi plus de détails ! Tu l'aimes, sa queue ? Tu la trouves belle ?

- Je...

- Allons, ne me dis pas que tu ne l'as pas regardée, ce fameux soir, avant qu'il l'enfonce dans la chatte de ta copine !

- Si, maîtresse, j'ai un peu regardé.

- Tu matais sa queue comme une morte de faim, oui ! Allons, décris-la moi !

- Elle… elle est longue, maîtresse. Blanche et longue…

- J'en possède de beaucoup plus longues ! rit la duchesse de Sylve. Mais il est vrai que c'est la seule que tu aies jamais vue ! Est-elle pleine de poils ?

- Oh non, maîtresse, il ne m'a pas semblé.

- C'est parce que je fais épiler Koryan aussi bien que je te fais épiler ! C'est mon plaisir et mon droit !

- Bien sûr, maîtresse. Sa… queue est plus belle sans poils, il me semble.

- Je trouve aussi, jeune catin ! Allons, par où vas-tu l'attaquer, cette bite ?

- Par… par le bout rouge, maîtresse ?

- Par le gland, oui. Très bonne idée, esclave ! Répète : " par le gland " !

- Je… je commence par le gland, maîtresse !

- Bien… Que fais-tu avec ce gland ? Tu l'embrasses ? Tu le léchouilles ? Tu l'enfournes ?

- Je… je le léchouille, maîtresse ?

- Oh, oui ! fit la duchesse en commençant à se toucher à son tour, à travers sa robe. Koryan adore ça ! Il te caresse la tête ! Si, si ! Tu le mérites !

- Merci, maîtresse !

- Et ensuite ? N'avales-tu pas toute sa queue ?

- Oh oui, maîtresse ! j'avale toute sa queue !

Les deux femmes s'encourageaient l'une l'autre dans ce jeu vulgaire qui semblait les exciter toutes deux. Chienne VI se caressait la chatte de plus en plus fort.

- Eh bien, fit la duchesse ! avale-la donc ! Suce-toi le majeur, pute ! Celui avec lequel tu t'es caressé la chatte ! C'est la bite de ton Koryan ! Enfin… de mon Koryan… Allons, prends-le en bouche, puisque tu t'en vantes !

Après un temps d'hésitation, l'esclave ramena la main de sa chatte à sa bouche. Fermant les yeux, elle introduisit son propre majeur dans sa bouche, comme si cela fût le pénis érigé d'un homme.

- Bien ! Suce-le ! Il adore ça ! Fais-le entrer et sortir de ta bouche ! Léchouille le bout ! Reprends-le en entier ! Jusqu'au bout ! Koryan aime te l'enfoncer au fond de la gorge ! C'est bien ! Quelle pute tu fais ! Tu parles qu'il peut t'aimer et te trouver belle ! Avec ce que tu fais pour sa queue d'esclave !

La duchesse était déchaînée et fixait son esclave totalement humiliée à ses pieds d'un regard de démente. Le corps de Chienne VI ondulait, nu, sous les caresses dont sa seconde main, de sa propre initiative, avait pris le relais tandis qu'elle se léchait le doigt, les yeux clos, haletante, une profonde expression de trouble sur le visage. Je me demandais ce qu'elle pouvait ressentir.

- Ca suffit ! fit soudain la duchesse. Maintenant que tu l'as bien fait bander, Koryan va te la mettre, sa belle bite !

- Oh oui ! maîtresse ! fit l'esclave en retirant son majeur de sa bouche ! Il va me la mettre !

- Qu'attends-tu ? Il l'enfonce dans ta chatte ! Allons !

Cette fois, Chienne VI ouvrit tout à fait les yeux en arrêtant les mouvements de sa main sur sa vulve. Elle regarda sa maîtresse, interloquée, la bouche ouverte, un peu bête.

- Mais… mais maîtresse… bredouilla-t-elle.

- De quoi as-tu peur ? Enfile-toi le majeur ! Tu peux y aller, il n'est ni assez long, ni assez gros pour te déchirer l'hymen.

- Je… bien… Bien, maîtresse.

Le jeu avait changé de ton. L'ardeur de Chienne VI, qui semblait au comble de l'excitation quelques instants auparavant, paraissait douchée tout à coup par l'ordre inattendu de sa propriétaire. Nous la regardions, fascinées, dans l'attente de ce qu'elle allait faire. La tête me tournait un peu. J'avais cette impression de déjà vu qu'on éprouve parfois lorsque le monde semble perdre un peu de sa réalité autour de nous, et pourtant je n'avais jamais vécu une telle scène auparavant. Chienne VI allait-elle réellement exécuter cet ordre surréaliste ? Mais aussi, discutait-on les ordres de la duchesse de Sylve ? Celle-ci, la voix inhabituellement douce, avait pris le parti de guider son esclave dans sa voie vers le plaisir :

- Caresse-toi les grandes lèvres avec le majeur… Bien… Sont-elles humides ?

- Oui, maîtresse ! répondit dans un souffle l'esclave, en reposant sa tête au sol et en fermant à nouveau les yeux. Elle semblait pleine d'une gravité nouvelle.

- Caresse-les de bas en haut… Ecarte-les doucement ! Joue avec… Ne sont-elles pas douces ?

- Si maîtresse ! C'est si doux !

- Comme je suis heureuse de les posséder ! Caresse-les encore de haut en bas ! Bien… Très bien… Attarde-toi sur le bas… Essaie de trouver l'entrée du vagin… Tu la sens ?

- Je… je crois que oui, maîtresse, fit l'esclave dont l'énorme poitrine se soulevait au rythme d'halètements de moins en moins contrôlés.

- Caresse bien le bord de ton vagin… Remonte jusqu'au clito… Bien… Redescends… Astique le bord… Ton doigt n'est-il pas aspiré ?

- Un peu, maîtresse… Ah ! C'est… Oh…

- Toutes tes camarades ont les yeux fixés sur toi… Elles t'envient… Allons, caresse-toi un peu au-delà du rebord… Enfonce ta première phalange…

- Oh ! fit Chienne VI en ouvrant de grands yeux, et en relevant la tête pour regarder en direction de son entrejambe.

- Du calme ! tempéra la duchesse. Repose la tête… Ferme les yeux… Tu dois imaginer que c'est la queue de ton amoureux qui se frotte à l'entrée de ton vagin… Enfonce la deuxième phalange… Il est en toi !

- Ah ! cria Chienne VI.

- C'est bien… C'est très bien… Gentille pute… Ressors-le ! Supplie Koryan de le remettre !

- Oh ! Koryan ! remets-la moi s'il te plaît !

- Mieux que cela !

- Koryan, mon amour ! Remets-moi ta queue par pitié !

- C'est mieux ! Allons, il te la remet !

Sans se faire prier, l'esclave introduisit à nouveau les deux premières phalanges de son majeur dans son vagin virginal. " Oh… Oh… " criait-elle fortement. Elle était toute aux sensations nouvelles que cette intromission faisait naître en elle.

- Koryan ! fit la duchesse ! Pénètre Chienne VI jusqu'au fond !

- Ohhh ! fit l'esclave sous la surprise, au moment où elle poussa la totalité de son doigt à l'intérieur de sa propre chatte, ne s'arrêtant que lorsque sa main elle-même buta sur son périnée.

- Baise-la, Koryan ! Baise cette chienne jusqu'à ce qu'elle jouisse ! jubilait la duchesse en se masturbant elle-même, la main sous sa robe, sans toutefois se pénétrer. Supplie-le, Chienne !

La suite fut d'une incroyable intensité. Toujours couchée sur le dos, Chienne VI se contorsionnait en poussant des cris aigus, s'enfonçant son propre majeur dans la chatte à un rythme effréné. De temps à autre elle prononçait une phrase comme " Oh oui, baise-moi, Koryan ! " ou " Oui ! Encore ! Enfonce-la moi plus fort ! ". Le reste du temps, c'était plutôt des sons inarticulés qui marquaient sa montée vers la jouissance. Je trouvais le tableau plus vulgaire que jamais. Cependant, la violence presque animale de la scène commençait à me troubler également. Le liquide chaud que je venais de sentir au niveau de ma propre vulve ne pouvait me tromper : j'étais excitée par une telle scène ! Etais-je folle ? Etais-je aussi vicieuse que la duchesse de Sylve, qui contemplait son esclave avec délice en se frottant le sexe de la main ?

Quelques cris plus profonds de Chienne VI, quelques râles puis-je même dire, nous firent à toutes comprendre, malgré notre candeur de vierges, que Chienne VI venait de jouir. Elle avait cessé ses mouvements de va et vient, avait posé la tête en arrière, et s'était immobilisée dans une sorte de langueur béate, le doigt toujours fiché dans le vagin. " Oh ! " répétait-elle seulement, presque une interjection de surprise devant les sensations qui venaient de déferler en elle, et dont elle n'avait jamais soupçonné ni l'existence ni l'intensité. Avec le recul, c'est ainsi que je l'interprète. Mais à l'époque, pour mes camarades comme pour moi, la force mystérieuse qui l'avait foudroyée nue aux pieds de sa maîtresse, le majeur dans la chatte, nous semblait aussi terrifiante qu'excitante.

La duchesse s'était reprise et avait cessé de se masturber. Elle posa l'extrémité de sa cravache sur la plante du pied droit de Chienne VI et demanda à cette dernière :

- Alors, Chienne, comment te sens-tu ?

- Oh ! Si bien, maîtresse ! C'est… C'était si bon !

- Tu viens de jouir, pute ! Peu de vierges peuvent s'en vanter ! En es-tu heureuse ?

- Oh ! tellement maîtresse ! Merci, oh merci maîtresse ! C'était délicieux !

- Allons, assez joui ! Lève-toi à présent ! ordonna la duchesse en donnant un petit coup à l'esclave.

- Puis-je… puis-je retirer mon doigt, maîtresse ? fit Chienne VI, honteuse, en se redressant.

- Accordé ! fit la duchesse en riant. Et ne t'avise pas de l'y remettre sans mon ordre ! Tu sais ce qui arrive aux vicieuses !

Chienne VI retira son majeur de sa vulve et se releva, la tête baissée, les mains jointes devant son sexe, devant sa maîtresse, dans une position pleine de honte et de retenue, qui contrastait beaucoup avec la débauche à laquelle elle venait de se livrer.

- Tu es toute débraillée ! dit la duchesse d'un ton méprisant. Rajuste-toi, catin !

La pauvre fille se soumit à l'ordre dérisoire, se contentant de faire rentrer avec peine ses mamelons sous les deux minuscules triangles du soutien-gorge chargé de les dissimuler. Que pouvait-elle faire de plus ? On avait déjà emmené ce qui lui avait tenu lieu de slip à la lessive.

- C'est mieux ! fit la duchesse. Tu as aimé jouir ?

- Oui, maîtresse, fit Chienne VI d'une petite voix qui était redevenue celle de l'esclave timide que nous connaissions.

- Tant mieux pour toi ! A présent, il va falloir payer ! Crois-tu que j'aie oublié que tu m'as menti ?

- Oh, maîtresse ! protesta l'esclave.

- N'aggrave pas ton cas ! ordonna la duchesse en frappant l'esclave sur les seins, lui arrachant au passage un cri de douleur. A plusieurs reprises, j'ai dû insister pour connaître tes pensées ! As-tu oublié que ton âme m'appartient ? De quel droit oses-tu essayer de m'en dissimuler la teneur ?

- J'avais si honte, maîtresse ! fit Chienne VI en tombant à genoux. Par pitié, noble maîtresse, je ne le ferai plus ! Je ne vous cacherai plus rien de mes pensées les plus indignes !

Elle avait pris avec respect le pied de sa maîtresse dans ses mains, et s'était mise à l'embrasser. La duchesse la laissa faire un instant, son œil cruel rivé sur elle, puis de ce même pied elle la repoussa violemment en arrière.

- Pauvre pute ! Sais-tu ce que tu mériterais ? Tu mériterais de rejoindre le rang des punies ! Sais-tu qu'elles doivent commencer à avoir faim ? As-tu donc envie de partager leur sort ?

- Oh non, maîtresse ! fit l'esclave apeurée.

- Allons, fit la duchesse, n'aie pas peur. Tu auras une punition plus douce…

- Merci, maîtresse, fit Chienne VI en se prosternant à nouveau.

- Non que tu ne mérites pas de partager leur punition, note-le bien. Mais j'aime être injuste. Et l'injustice ne peut pas toujours consister à punir une esclave sans raison : une injustice systématique deviendrait une forme de justice en soi… Il faut aussi savoir, de temps en temps, ne pas punir une esclave qui le mérite. Qu'en penses-tu, petite Chienne ?

- Je… vous devez avoir raison, noble maîtresse ! assura Chienne VI.

- Je vois que tu as du mal à suivre mon raisonnement… Aucune importance ! Tu n'as pas l'occasion de te montrer cruelle, toi. Tu ne connais pas ta chance, au fond. Tu peux te contenter de subir… Tu ne dois pas, comme moi, inventer de nouveaux raffinements pour t'amuser…

Je ne savais plus si la duchesse affectait la distraction, ou si elle était perdue dans ses pensées. Etait-ce de la provocation, ou un réel sentiment d'ennui qui la prenait, à force de torturer le même genre de filles de la même façon ? Et puis quelle importance ? Dans tous les cas, son cynisme était révoltant !

Dans le harem, plus aucune fille ne faisait semblant de parler ou de jouer depuis longtemps. Nous attendions avec anxiété la suite des événements. La duchesse resta un instant encore songeuse, puis elle sembla revenir à elle.

- Virgo, apportez-moi un martinet, voulez-vous ?

- Tout de suite, Madame ! fit notre redoutée gouvernante.

Elle alla chercher un martinet à lanières de cuir, qu'elle apporta à la duchesse de Sylve. Celle-ci s'en saisit, puis en caressa les lanières avant de le tendre à Chienne VI.

- Ceci sera l'instrument de ta punition, dit-elle à son esclave. Tu vas le donner successivement à chacune de tes camarades non punies. Chacune d'elle t'en infligera un coup. Est-ce clair ?

- C'est… c'est clair, maîtresse ! fit l'esclave en tremblant.

Je comptai rapidement : cela devait faire un peu plus d'une quarantaine de coups ! En fait de punition plus douce, c'était surtout une punition moins longue. Au fond de moi, j'avais déjà décidé de ne pas la frapper trop fort. Mais la duchesse, qui ne devait pas expérimenter ce genre de punition pour la première fois, avait devancé ma pensée : elle reprit en élevant la voix :

- Si l'une de tes camarades s'avise de frapper d'une manière que je jugerais trop douce, elle prendra le relais de ta punition, et ira présenter elle-même le martinet aux filles qui n'auront pas encore frappé !

- Bien, maîtresse ! acquiesça la pauvre esclave.

- Allons, qu'attends-tu pour commencer ? Et regarde chaque fille dans les yeux au moment de lui présenter le martinet ! Je veux que tu ressentes toute la honte de ta conduite : songe que chacune d'elle t'a contemplée en train de te doigter la chatte en criant " Baise-moi, Koryan ! ". Tu y songes ?

- J'y songe, maîtresse !

- Tu en as honte ?

- Oui, j'ai honte, maîtresse !

- Bien ! A chaque fille, tu répèteras la phrase suivante : " Camarade Machine, j'ai péché contre notre maîtresse adorée la sublime duchesse de Sylve. Tu as été témoin de ma conduite indigne. Tu m'as vue me masturber et me lécher les seins. De par Sa volonté, je te supplie de me frapper pour me punir".

- Bien, maîtresse, fit l'esclave en pleurant.

- As-tu bien compris ? Répète !

- Camarade Machine, tu m'as vue me…

Evidemment, Virgo frappa l'esclave qui s'était trompée. Il faut dire que la phrase à retenir était plutôt longue. En quelques essais et autant de coups de cravache, elle fut pourtant apprise. Chienne VI pouvait commencer sa " tournée ". Elle saisit le martinet, se leva et tourna les yeux vers nous. Ce qu'elle vit devait être terrible pour elle : nous la regardions toutes, nous qui allions être ses bourreaux. Seules les punies restaient prosternées face contre terre, nues, les membres en croix. Chienne VI se décida pour les deux esclaves qui étaient le plus près d'elle. Il s'agissait de Stefany et de Paule, qui jouaient aux dames au bord de la piscine. Stefany était une belle blonde affublée de couettes et vêtue de sous-vêtements roses, et Paule une superbe Indienne au teint cuivré, portant une pierre précieuse au milieu du front et vêtue d'un sari très léger, presque transparent. Chienne VI s'agenouilla devant elles, leva les mains au dessus de sa tête pour présenter le martinet en offrande à Stefany. Celle-ci, plus embarrassée qu'autre chose, se leva de façon à dominer sa camarade du regard. Chienne VI leva alors les yeux vers ceux de Stefany, et lui dit :

" Camarade Stefany, j'ai péché contre notre maîtresse adorée la sublime duchesse de Sylve. Tu as été témoin de ma conduite indigne. Tu m'as vue me masturber et me lécher les seins. De par Sa volonté, je te supplie de me frapper pour me punir".

Stefany se saisit du martinet et répondit la phrase suivante, qui laissait à penser qu'elle avait déjà participé à de semblables peines :

" Qu'il en soit fait selon la volonté de notre maîtresse à toutes la duchesse de Sylve !"

Ensuite elle ajouta, d'une voix qu'elle voulait basse mais que j'entendis tout de même :

" Lève-toi et tourne-toi ! "

Son ton se voulait discret et doux. Chienne VI se leva et tourna le dos à sa camarade. Le bras de Stefany prit son l'élan. D'un geste d'une violence supérieure à ce que la douceur de ses paroles m'avait laissé attendre, elle abattit les lanières sur le postérieur de son amie. Chienne VI cria sous la douleur. Sûrement un peu sous la surprise également : elle avait eu beau se préparer au coup, pas plus que moi elle n'avait attendu une telle violence. C'était, hélas, bon à savoir : si Stefany frappait si fort, c'est qu'elle avait peur que sa maîtresse la trouvât trop tendre. Il ne faudrait donc faire aucun cadeau à notre amie.

Chienne VI se retourna et reprit le martinet que Stefany lui tendait. " Merci ! " fit-elle. Quelle ironie dans ce " merci ", pensai-je…

Paule s'était déjà levée et Chienne VI s'agenouilla devant elle. De nouveau, elle tendit l'objet de ses tourments en offrande à la belle Indienne, en répétant la terrible phrase :

" Camarade Paule, j'ai péché contre notre maîtresse adorée la sublime duchesse de Sylve. Tu as été témoin de ma conduite indigne. Tu m'as vue me masturber et me lécher les seins. De par Sa volonté, je te supplie de me frapper pour me punir".

Paule prit le martinet. Sans qu'elle eût besoin de rien dire, Chienne VI se releva, se retourna et se pencha légèrement en avant afin de présenter son postérieur à son amie. Le coup asséné par Paule ne fut pas plus indulgent que celui de Stefany. Chienne VI cria à nouveau, un peu moins fort cependant, car elle s'attendait cette fois à la douleur.

Elle se dirigea ensuite vers Franziska, une grande fille très élancée de type germanique, aux cheveux blonds très courts. Elle portait un chemisier blanc directement sur la peau (on voyait ses tétons poindre sous le tissu) avec un court short de jean. Surtout, elle avait la jouissance d'un accessoire que nous lui enviions toutes : une paire de chaussures ! de superbes mules à talon, au dessus fait de fines lanières de cuir, qui mettaient ses jolis pieds très en valeur et renforçaient encore sa grande taille. Elle attrapa le martinet que Chienne VI, agenouillée devant elle, lui présentait en prononçant l'humiliante phrase rituelle. Comme avec Paule, l'esclave punie se leva et présenta son derrière à sa camarade chargée de la châtier. Mais, alors qu'elle attendait le coup, Franziska croisa les bras et lui dit :

- Retourne toi !

Chienne VI, qui attendait en fermant les yeux, les rouvrit avec surprise, puis se retourna. Franziska lui faisait face.

- Remonte ton soutien-gorge ! ordonna la blonde esclave.

J'étais effarée ! Comment osait-elle s'adresser ainsi à sa camarade ? Cela me semblait fou de sa part. D'abord, parce que c'était mal de profiter de la disgrâce de notre amie pour venir augmenter ses tourments en faisant le jeu de la duchesse. Ensuite, parce qu'en s'autorisant, elle, une esclave, à donner des ordres à la propriété de sa maîtresse, je craignais qu'elle attirât sur elle comme sur nous l'ire de la cruelle duchesse, comme la pauvre Nomi pour d'autres raisons quelques jours plus tôt.

Comme moi, tout le harem retenait son souffle. Mais la duchesse de Sylve sembla, contre toute attente, apprécier l'initiative de Franziska : alors que Chienne VI, indécise sur le parti à prendre, avait tourné la tête vers sa maîtresse, quêtant sa volonté du regard, celle-ci lui dit simplement :

- Eh bien ! Qu'attends-tu ? Désires-tu être punie comme tu le mérites, oui ou non ? Franziska me sert loyalement en étant sévère avec toi ! As-tu peur de lui montrer tes seins ? Après ce que tu as fait, penses-tu qu'ils aient encore des secrets pour personne ?

Chienne VI se retourna tristement vers Franziska puis, des deux mains, elle remonta son soutif jusqu'au cou. Le visage tourné vers le plafond pour ne pas risquer d'être blessée par le coup, les mains retenant son pauvre vêtement à hauteur des épaules, elle attendait la perfidie de sa camarade esclave.

Avec un sourire imperceptible, Franziska passa doucement les lanières de cuir sur l'opulente poitrine de sa victime. J'étais juste à côté, et j'entendis Chienne VI exhaler un discret soupir. Sans doute cette caresse lui rappelait-elle ses propres attouchements quelques instants plus tôt. Hélas pour elle, cette caresse n'était cette fois qu'un prélude à la souffrance. Lentement, Franziska prit son élan, avant d'abattre de toutes ses forces le martinet sur les gros seins de Chienne VI. Celle-ci cria sans retenue sous le terrible coup. Portant la main à sa poitrine, elle gémit deux ou trois fois avant de rajuster, en larmes, le petit soutien-gorge dont la protection face à la torture conjuguée des coups et des regards devenait dérisoire. Face à elle, Franziska affichait cette fois un vrai sourire de contentement. Nul doute n'était permis, elle venait de prendre du plaisir à torturer Chienne VI, sa camarade esclave. Son égale dans les tréfonds de l'échelle sociale. J'étais incapable de comprendre tant de cruauté de la part d'une fille opprimée comme nous. Quel plaisir pouvait-on prendre à infliger des souffrances à d'autres êtres humains ? Mon seul désir, à moi pauvre esclave, aurait été de vivre libre, de laisser le monde en paix, et qu'on me laissât également en paix. Franziska remit à Chienne VI le martinet, à regret. Chienne VI l'attrapa sans regarder son bourreau, en reniflant.

Elle poursuivit son calvaire en s'adressant à Krysta, qui avait été achetée le même jour que moi. Tandis qu'elle prononçait la phrase rituelle, la duchesse s'exclama :

- Cela va être long ! J'ai besoin d'une autre distraction… Deux volontaires pour faire l'amour devant moi !

Un frisson me parcourut. Malgré l'atmosphère surchauffée, j'avais froid. Et peur. Peur d'être désignée pour " faire l'amour " devant la duchesse… et toutes les autres filles, toutes les gardes, toutes les servantes du harem ! En quoi cela consistait-il seulement, de " faire l'amour " avec une autre fille ? Avec un garçon, j'en avais eu un aperçu : cela consistait à écarter nos cuisses pour le laisser enfoncer son sexe dans notre vagin. A le laisser déchirer au passage notre fragile hymen, vain rempart contre le vice dont on nous forçait à faire profession. Il ne tenait pas longtemps, ce rempart, sous les coups de bélier de la bite des esclaves qui nous violaient ! Où était l' " amour " là dedans ? Et quel " amour " éprouverais-je pour la fille avec laquelle on m'obligerait éventuellement à " faire l'amour " pour distraire notre cruelle propriétaire, qui s'ennuyait déjà devant le supplice qu'elle avait ordonné à son esclave ?

Tandis que Krysta frappait à son tour le cul de Chienne VI, Franziska s'avança jusqu'au siège de la duchesse et tomba à genoux pour se prosterner à ses pieds, visage à terre et cul haut levé. Sans doute voulait-elle signifier ainsi qu'elle était volontaire ! Décidément, elle ne perdait pas une occasion de jouer les lèche-bottes ! Lèche-bottes, lèche-cul : autant de termes imagés qui prenaient pour nous autres esclaves un sens bien concret ! Après sa cruauté contre Chienne VI et cette marque de zèle devant les désirs scabreux de notre maîtresse, un autre mot me vint à propos de Franziska : un mot qu'on nous assénait tant que j'envisageai pour la première fois qu'il pût être justifié envers l'une d'entre nous : salope !

Du bout du pied, la duchesse caressa en souriant le visage de Franziska. " C'est bien ", fit-elle, " je suis contente de toi. "

Puis elle promena le regard sur toute l'assemblée de ses esclaves vierges. Nous baissâmes toutes les yeux, craignant que la duchesse se fâchât, mais espérant qu'une autre se dévouerait pour rejoindre Franziska. Sûrement, certaines avaient envie de goûter au sexe lesbien : les stimulations sexuelles auxquelles nous étions constamment soumises devaient en travailler plus d'une, surtout celles qui séjournaient au harem depuis un certain temps. Pour ma part, la timidité, la pudeur et la peur l'emportaient encore sur un désir que je n'éprouvais pas consciemment.

- Eh bien, fit la duchesse, personne pour se disputer l'honneur d'être regardée en train de faire son devoir d'esclave par sa maîtresse ?

C'était sûr, les choses allaient se gâter pour nous si personne ne se dévouait. Hélas ! j'avais beau garder les yeux baissés, je ne pouvais ignorer Chienne VI qui était arrivée jusqu'à moi et attendait que je me levasse pour me tendre le martinet. Je tremblai que la duchesse profitât de l'occasion pour me convoquer à ses pieds. Je ne voulais pas faire l'amour, surtout pas avec Franziska. Je ne voulais pas être associée à ses bassesses. De plus, j'était toujours entièrement nue ! Mais je ne pouvais plus tergiverser. Je me levai donc. Au même instant, Danika s'avança à son tour, et alla se prosterner devant notre propriétaire, au côté de Franziska. Elle était la doyenne. Elle avait pris ses responsabilités pour nous éviter la fureur de la duchesse. Intérieurement, je la remerciai du fond de mon petit cœur d'esclave.

Danika portait un petit haut sans manche qui moulait sa poitrine et laissait apparaître ses épaules veloutées. Une minijupe noire complétait sa tenue. Ainsi prosternée, on voyait qu'elle ne portait pas de culotte.

- Cette chère Danika ! fit la duchesse de Sylve. Toujours prête à te prostituer, je constate !

- Oh maîtresse adorée ! répondit Danika. C'est une telle joie de savoir que vous daignerez jeter un œil sur votre indigne esclave en une si indigne position ! J'espère qu'en faisant l'amour je saurai mettre en valeur, pour le régal de vos nobles yeux, le modeste bien qui vous appartient et que je constitue : mon corps de jeune esclave assoiffée de luxure !

Quelle phrase ! Comment Danika pouvait-elle inventer de tels trésors de flatterie et d'autodénigrement ? L'expérience, probablement : elle savait parfaitement quelle petite musique saurait contenter les " nobles " oreilles de notre vicieuse propriétaire !

Je profitai de ce que l'attention générale était tournée vers la duchesse, Danika et Franziska, pour demander à voix basse à Chienne VI, qui venait de se lever après m'avoir fait l'offrande rituelle du martinet :

- A quel endroit ?

Elle me répondit dans un souffle, de peur d'être entendue :

- Le cul, par pitié !

Je la laissai se retourner et baissai les yeux vers ce cul qu'elle me tendait. Il allait donc falloir que je punisse cette innocente ! Que je fasse du mal à une de mes semblables ! Mais la crainte d'hériter de sa punition l'emporta sur le courage : je ne devais absolument pas me laisser fléchir. Je devais mettre toutes mes forces dans ce coup. Tant pis pour Chienne VI ! Dans de telles conditions, c'était hélas chacune pour soi. Mon tour viendrait, à n'en pas douter ! Après tous, j'avais dû bouffer le string de Mirka, tourner au bout de ma cha&ic