| Agrippant
fermement les fesses de Mirka, Spermos la pénétra d'un coup
jusqu'à la garde. La pauvre fille poussa un grand cri de douleur
tandis que la souffrance gagnait ses traits. Déjà Spermos
avait commencé un furieux va-et-vient qui voyait son sexe démesuré
ramoner sans ménagement le pauvre vagin serré de Mirka.
- Non ! gémit celle-ci. Pitié
! Non !
- Allons, pas de caprices ! dit la
duchesse d'un ton cinglant.
Mirka cependant gémissait de
plus belle.
- Par pitié
Il me fait
mal
parvint-elle à articuler entre deux cris de douleur.
Visiblement, la violente intromission du sexe de l'esclave avait profondément
meurtri Mirka, et chaque nouveau va-et-vient de cette énorme queue
semblait raviver et amplifier la douleur initiale. Ses traits se contractaient
de plus en plus sous la souffrance. Ses poignets entravés tiraient
sans espoir sur les anneaux de métal scellés dans le mur
de la salle, et ses mollets suspendus en l'air s'agitaient frénétiquement
sans parvenir à atteindre l'esclave. Celui-ci, les mains sous les
cuisses de Mirka, la soutenait de toute sa musculature bandée pour
la violer plus à son gré.
- Non
Pitié !
Nous avions toutes baissé les
yeux sur nos pieds entravés, bouleversées par le supplice
que subissait notre amie. Elle qui paraissait si impatiente de devenir
une femme faisait l'amère expérience de cette initiation,
privée de la tendresse à laquelle devrait avoir droit toute
jeune fille faisant l'amour pour la première fois. Mais il n'était
question ici ni d'amour ni de tendresse : nous n'étions que des
esclaves et ce droit nous était interdit. C'était au contraire
le droit de notre maîtresse que de nous infliger à cette
occasion la souffrance et l'humiliation qu'elle avait acheté si
cher avec notre statut de vierge. Et il était certainement normal,
quoique nous fussions toutes intérieurement révoltées
contre tant de violence et d'injustice, qu'elle exerçât ce
droit.
- Vas-tu te tenir tranquille, petite
pute ? intima la duchesse de Sylve à Mirka qui se débattait
de plus belle. Elle pleurait désormais à chaudes larmes.
Il faut dire que Spermos ne la ménageait pas. Les cris déchirants
de l'ex jeune fille ne paraissaient pas devoir lui arracher une once de
pitié. Au contraire, ses yeux fous semblaient se repaître
du spectacle de sa propre puissance sexuelle. Sa respiration et le rythme
de son bassin pilonnant celui de Mirka s'accéléraient, sa
furie sexuelle se nourrissant d'elle-même comme celle d'un animal
dont les soupirs sourds qu'il émettait chaque fois que son bassin
se projetait dans le ventre de Mirka constituaient le seul langage. J'étais
incapable de comprendre sa sauvagerie ; je ne connaissais pas encore à
cette époque la violence du désir masculin, ni les conditions
dans lesquelles la duchesse tenait ses étalons, les frustrant sexuellement
à coups de ceintures de chastetés et de stimulations sexuelles
dont ils étaient les spectateurs passifs et forcés, à
l'intérieur de cages où elles les tenaient enfermés
durant de longues semaines tandis que des femmes faisaient l'amour avec
d'autres hommes et d'autres femmes devant eux. Lorsque le moment de la
libération venait, ils étaient réduits à leurs
plus bas instincts
Je veux croire que c'était le
cas de Spermos à l'époque. Les larmes aux yeux, je ne pouvais
m'empêcher, tenue par une inquiétante fascination, de jeter
des coups d'il à la dérobée aux deux éléments
de ce couple intimement réunis par leurs sexes encastrés
mais séparés par les aspirations contraires et violentes
de leurs désirs. A leurs pieds, Nikol toujours agenouillée
avait elle aussi baissée une tête qui ne se trouvait pas
à cinquante centimètres de leurs bassins. Les soupirs furieux
de Spermos se firent plus pressants.
- Tu éjaculeras dans la bouche
de Nikol, esclave ! ordonna notre cruelle maîtresse. A ses mots,
mon amie releva la tête. Ses yeux brillaient de larmes mais, lorsque
Spermos se retira enfin du vagin de Mirka en lâchant ses cuisses,
elle ouvrit néanmoins tout grand la bouche au sexe du bourreau
de notre amie, en tirant la langue avec docilité. Le beau Noir
lui colla sa queue dans la bouche avec aussi peu de délicatesse
que dans le ventre de Mirka pour s'y soulager. Nous vîmes bientôt
le sperme refluer aux commissures des lèvres délicates de
Nikol, sa jolie bouche toute déformée par le sexe qui l'outrageait
et qui achevait en elle le va-et-vient entamé en déchirant
l'hymen de son amie. Le liquide blanchâtre dégoulina le long
se son menton avant de goutter sur ses beaux et gros seins. Spermos lui
offrait à présent son gland à lécher, ce à
quoi Nikol s'employa avec l'air le plus coquin qu'elle parvint à
affecter dans ces circonstances dramatiques. Sa langue virevoltait autour
de l'énorme gland, s'efforçant de tirer des fils de sperme
après elle pour contenter les yeux de sa maîtresse que ce
genre de spectacle avait l'air de ravir au plus haut point.
- Nous ferons vraiment de toi une excellente
suceuse ! apprécia-t-elle. Tu as des dispositions certaines !
Puis elle donna une grande claque sur
les fesses de Spermos.
- C'est très bien, esclave.
Je suis fière de toi ! Tu auras d'autres femmes cette nuit !
- Merci, maîtresse ! répondit
Spermos.
Le regard de la duchesse se tourna
alors, et tous les nôtres à sa suite, vers Mirka qui, à
moitié affaissée contre le mur et maintenue debout par ses
seules entraves, reniflait en pleurant doucement, tête baissée.
- Quant à toi
fit la duchesse
d'un ton menaçant. Qu'on la détache ! ordonna-t-elle à
une garde qui ouvrit les cadenas retenant Mirka. Celle-ci se laissa tomber
à genoux aux pieds de cette terrible femme. Elle paraissait à
bout de forces.
- Je suis très mécontente,
pute ! Tu sembles faire peu de cas de l'honneur que je te fais en te laissant
perdre ta virginité devant moi. Tu t'es très mal comportée.
Tu seras fouettée pour ta punition !
La sentence nous laissa toutes interdites
! La pauvre Mirka n'en avait donc pas encore subi assez ! Tant de cruauté
était inhumaine mais nous n'osions protester. L'aurais-je voulu
que je ne l'eusse pas pu, le string de cuir qui emplissait ma bouche m'empêchant
toujours de parler.
Mirka se laissa glisser à plat
ventre aux pieds de la duchesse et, enserrant la cheville droite de ses
mains tremblantes, entreprit de lécher la cuir de la botte qui
fut bientôt brillant de salive et de larmes. S'il vous plaît
implorait-elle. La duchesse la regardait s'humilier ainsi en souriant
cruellement, les mains sur les hanches, la cravache bien en main.
- Tes larmes n'y changeront rien, Mirka.
Il fallait mieux te comporter. La morsure de ma cravache va te rappeler
ta condition !
Ce fut alors qu'une petite voix s'éleva
dans notre rang.
- Pitié, maîtresse, épargnez-la
s'il vous plaît.
Interloquées, nous regardâmes
toutes qui avait pu prononcer ces mots. Il s'agissait de Nomi, une des
filles qui avait été achetée en même temps
que moi. Toute rouge de sa propre audace et les yeux baignés de
larmes, elle baissa les yeux devant ceux de la duchesse qui était
venue se planter devant elle et la fixait intensément.
- Qu'as-tu dit ? demanda-t-elle.
Nomi releva les yeux et articula d'une
voix tremblante où nous perçûmes toutes néanmoins
le courage que nous n'avions pas eu :
- Je vous en supplie, noble maîtresse,
fit-elle. Prenez pitié de Mirka, elle n'en peut plus. Ayez la bonté
de pardonner la faute d'une esclave qui vous fut toujours soumise.
Quoiqu'un peu effrayées de l'audace
de notre camarade, nous ne nous attendions pas à la tempête
qui se déclencha alors. Tremblante de colère, la duchesse
gifla de trois allers-retours la courageuse Nomi.
- De quel droit oses-tu m'adresser
ainsi la parole, esclave ? fit-elle d'une voix rageuse avant d'infliger
deux nouvelles gifles à la jeune fille qui ne pouvait que tourner
la tête pour tenter en vain d'échapper aux coups. Son regard
menaçant parcourut notre rang. " N'avez-vous pas encore compris
que vous n'êtes rien, chiennes ? Que vous êtes mes esclaves
et qu'à ce titre vous n'avez aucun droit et un seul devoir, celui
de m'obéir en tout et toujours ? "
Elle gifla les deux voisines de Nomi,
qui n'étaient autres que Vulva, une jeune asiatique rebaptisée
ainsi par la duchesse, et moi. Les coups m'étourdirent autant par
leur violence que par la surprise d'être ainsi traitée. La
duchesse ne nous avait pas habituées jusqu'ici à une telle
violence physique, se limitant à des coups de cravache isolés
sur nos fesses et nos seins. Son ton badin quoique cynique lors de ces
cérémonies ne nous avait pas conduites à imaginer
qu'elle pût se mettre dans une telle colère.
- Bande d'ingrates ! continua-t-elle.
Je vous fais vivre dans le luxe de mon palais comme des princesses, vous
de simples esclaves ! Je vous traite avec bonté, et c'est ainsi
que vous m'êtes reconnaissantes ! Ne comprenez-vous pas que c'est
à ma seule bonté que vous devez de vous prélasser
à prendre soin d'un corps qui m'appartient, pour m'en offrir du
plaisir quand bon me semble, et de la manière qui me plaît
? Ne le comprends-tu pas ? hurla-t-elle dans le visage de Nomi en la giflant
pour la troisième fois.
- Je comprends maîtresse, pardonnez
mon insolence ! répondit Nomi en éclatant à son tour
en larmes.
- Alors, Mirka ne doit-elle pas être
punie pour avoir refusé de me donner le plaisir que j'attends d'un
corps qui m'appartient ?
- Oui, maîtresse, sanglota Nomi,
Mirka doit être punie !
La pauvre Nomi était submergée
de larmes sous l'orage qui s'abattait sur elle. La duchesse sembla s'apaiser
un peu.
- C'est bien, fit-elle. Tu deviens
raisonnable. Et puisque tu conviens que Mirka doit être punie, c'est
toi qui vas te charger de la punition !
Nomi écarquilla les yeux. "
Je
Non " articula-t-elle tandis qu'une garde la détachait
sur un geste de sa maîtresse. " Ma patience est à bout
" fit celle-ci en entendant la timide protestation de son esclave.
Si tu refuses de punir Mirka, je vous fais toutes fouetter, elle, tes
camarades et toi. C'est tout ce que tu auras gagné. Enchaînez
Mirka ! "
Les gardes menottèrent Mirka
puis accrochèrent la chaînette des menottes à un crochet
qui pendait du plafond au bout d'une longue chaîne. Les bras étirés
au dessus de sa tête obligeaient Mirka à se tenir sur la
pointe des pieds, et exposaient entièrement ses beaux seins. Elle
tâchait d'arrêter ses larmes et, un peu ragaillardie, semblait
vouloir faire face le plus vaillamment possible.
- Fesse-la ! ordonna la duchesse à
Nomi.
- Mais
- Claque les fesses de cette putain
!
Nomi s'approcha de Mirka en baissant
les yeux vers les fesses au tatouage infâmant. Levant doucement
la main, elle donna une tape sur la fesse droite de Mirka.
- Plus fort ! exigea la maîtresse.
" Je t'ai dit de la frapper, pas de la caresser ! ".
Nomi leva à nouveau la main
et frappa à nouveau.
- Plus fort que ça, pucelle,
ou je te fais fouetter au sang ! Voilà ! C'est mieux.
Devant la menace, Nomi frappait avec
force du plat de la main, alternant la fesse droite et la gauche. Mirka,
qui n'avait pas bronché sur les deux premières fessées,
poussait à présent de petits gémissements sur chaque
frappe de son amie, et la force du coup la faisait tourner sur elle-même
au bout de sa chaîne. Après une vingtaine de coups, elle
se retrouva face à Nomi.
- C'est bien, dit la duchesse. A présent,
gifle-la !
Grimaçant de dégoût
devant ses propres actes, mais résignée, Nomi frappa la
joue droite de Mirka.
- Encore ! De toutes tes forces !
Réprimant un sanglot, Nomi gifla
la fille enchaînée d'un magistral aller-retour. Mirka éclata
à nouveau en sanglots.
- Encore ! Allons, encore !
Nomi administra deux nouvelles claques
à la pauvre Mirka, puis, sentant que sa maîtresse se lassait
de lui dicter ses coups et attendait d'elle quelque initiative, continua
de la frapper alternativement sur une joue et l'autre, en prenant tout
son temps entre deux gifles pour lui laisser craindre sa main haut levée.
- Arrête, je t'en prie ! supplia
Mirka. Mais Nomi savait qu'elle ne devait pas céder si elle ne
voulait pas attirer sur nous toutes une punition bien pire encore. Se
mordant les lèvres, elle frappait tant et plus.
- Ca suffit ! dit la duchesse. Crache-lui
au visage, à présent !
Retenant toujours ses larmes, Nomi
ferma les yeux et la bouche. Nous la vîmes rassembler sa salive
avant de relever la tête. Le visage à quelques centimètres
de celui de Mirka, elle dut ouvrir les yeux pour découvrir ceux,
implorants, de sa camarade. Rassemblant tout son courage, elle cracha.
Le jet de salive atteignit le nez et la joue de Mirka.
- C'est bien ! Encore une fois ! Ta
salive d'esclave est tout ce que mérite le visage de cette insolente
!
La duchesse était intraitable.
Nomi dut cracher au visage de Mirka une dizaine de fois. Au moins, cette
terrible humiliation permit à Mirka de reprendre ses esprits après
les coups que son amie avait dû lui infliger. Les yeux clos, elle
recevait en grimaçant les crachats de Nomi. La salive lui dégoulinait
du front au menton.
- A présent, tu vas lui gifler
les seins !
- Non ! hurla Mirka tandis que les
mains de Nomi s'abattaient symétriquement en claquant sur chacun
de ses beaux et gros seins.
- Pas comme ça ! conseilla sa
maîtresse à Nomi. Je vais te montrer comment lui faire mal
! dit-elle en s'approchant. Sans prévenir, elle administra une
redoutable claque sur l'intérieur du sein gauche de Nomi qui vibra
longuement sous la violence du choc. Nomi poussa un cri de douleur et
de surprise mêlées. La duchesse passa ses deux mains sous
les seins de la vierge, les pouces vers l'intérieur et les autres
doigts soulevant la poitrine comme pour la soupeser. Puis, en un éclair,
elle gifla le téton droit, suivi bientôt du gauche. Nomi
cria à nouveau. " J'ai compris, maîtresse ! " implora-t-elle.
" A ton tour ! " ordonna la duchesse.
Nomi s'efforça de torturer les
seins de Mirka avec le même talent que sa maîtresse avait
montré sur les seins. Vus les cris de son amie, elle y parvint
assez bien. Le bruit terrible des gifles nous faisait toutes frissonner.
- Tu te débrouilles assez bien,
fit la duchesse. Voyons ce que tu donneras avec ça ! dit-elle en
jetant sa cravache aux pieds de Nomi. Dix coups sur la poitrine de cette
putain !
Les mains tremblantes, Nomi se baissa
pour ramasser le terrible accessoire.
- Noooon ! hurla Mirka en voyant son
amie se présenter à nouveau devant elle avec la cravache.
" Pardonne-moi " fit Nomi avant d'abattre la cravache sur les
seins de Mirka qui poussa un cri plus déchirant que tous les autres.
- Pas d'excuses ! ordonna la maîtrese.
Insulte-la à chaque coup !
- Tiens, pute ! Tiens, salope ! Traînée
! Roulure ! lâcha la jeune fille en ponctuant chaque insulte d'un
nouveau coup sur la poitrine malmenée de Mirka. La timide Nomi
s'efforçait de rassembler toutes les insultes qu'elle avait entendues
à notre adresse dans la bouche de la duchesse, de la Supérieure
ou de Virgo. Après les seins, elle dut frapper le ventre de Mirka.
Les deux amies pleuraient à chaude larme, Mirka se débattant
en vain au bout de la chaîne autour de laquelle elle tournait, en
suppliant Nomi de cesser. Celle-ci n'eut pas besoin de l'ordre de la duchesse
pour lui cravacher furieusement le derrière. Les traits contractés
et le visage ravagé de larmes, elle semblait transférer
sa haine de la duchesse et de ce qu'on l'obligeait à faire sur
le corps de cette fille dont les lamentations lui rendaient sa propre
punition encore plus insupportable. " Catin ! Putain ! Branleuse
! Trou à bites ! " furent les derniers termes infâmants
dont elle qualifia son amie en fouettant ses fesses tatouées sans
relâche. Puis, à bout de nerfs et de force, constatant que
Mirka, évanouie, ne protestait plus, elle lâcha la cravache
et se laissa tomber à terre en sanglots.
La duchesse s'approcha et s'accroupit
à côté d'elle. Elle lui releva la tête et la
contempla d'un regard très doux.
- Allons, allons, consola-t-elle. C'est
fini ! Pleure, ça te fait du bien !
- Je lui ai fait si mal ! gémit
Nomi en enfouissant la tête dans la poitrine opulente de sa maîtresse.
- Allons, c'est terminé, continuait
la duchesse d'un ton consolateur. Tu as agi comme il le fallait. Tu as
obéi à ta maîtresse, c'est toujours ainsi qu'une esclave
doit agir. Elle déposa un baiser dans les cheveux de Nomi. Celle-ci
leva vers elle des yeux pleins d'étonnement devant cette douceur
subite. " Merci, maîtresse ", murmura-t-elle.
Mirka avait été transportée
sur un lit où elle avait repris connaissance.
- Comment te sens-tu, esclave ? lui
demanda la duchesse. " Mon corps est en feu, maîtresse ! "
répondit Mirka. " J'espère que tu seras plus soumise
à l'avenir ", conseilla notre maîtresse. " Repose-toi
un peu, la nuit sera encore longue pour toi ! ".
Elle se tourna vers nous.
- Quant à vous, j'espère
que cette soirée vous servira de leçon, et qu'à l'avenir
vous ne prendrez plus mon extrême bonté envers vous pour
de la faiblesse. La punition sera collective. Vous serez au pain sec pendant
une semaine, avec interdiction de porter le moindre vêtement et
de parler entre vous et aux autres esclaves ! A présent, laissez-moi
avec Mirka !
Choquées, nous fûmes ramenées
aux vestiaires pour la toilette. Bien que n'ayant rien à me reprocher,
la duchesse avait réussi à me donner un sentiment de culpabilité
que je n'arrivais pas à comprendre. Je crois que c'était
un nouveau pas vers la soumission totale à cette femme : puisqu'elle
nous disait coupables, nous devions l'être.
Aucun cadeau ne nous attendait au vestiaire
ce soir-là. Le retour au harem des vierges s'effectua dans un profond
silence. Aux rares questions de nos condisciples à notre retour,
nous ne répondîmes pas. Elles n'insistèrent pas longtemps.
Nikol et moi constatâmes que les petites armoires jumelles surmontant
le lit dans laquelle nous rangions nos vêtements et nos quelques
bijoux avaient été fermées à clé. C'était
l'heure du couvre-feu. Nous nous étendîmes nues sur notre
lit. " Bonne nuit " murmura Nikol à mon oreille, comme
pour défier secrètement l'ordre de mutisme de la duchesse.
Je n'osai pas lui répondre.
Le lendemain, il fallut se lever nues.
Encore pleine de pudeur à cette époque, je répugnais
à être nue devant les autres, surtout si elles étaient
vêtues. Il fallut pourtant passer la matinée ainsi. A l'heure
du déjeuner, les neuf autres filles nues et moi n'eûmes que
du pain sec. Les autres n'osèrent poser de questions.
Dans l'après-midi, Virgo et
la Supérieure amenèrent un nouveau lot de vierges. Les entrées
au harem se succédaient donc à peu près au même
rythme que les sorties. Cinq jeunes esclaves furent conduites, nues, au
sein de notre communauté. Danika, une des plus anciennes, leur
fit faire le tour du propriétaire avant de les mener à la
douche. Assises côte à côte au bord de la piscine,
curieuses du moindre événement brisant la monotonie de la
vie du harem, Nikol et moi les détaillions en silence. La visite
de la duchesse n'aurait su tarder à présent.
Elle se présenta vers la fin
de l'après-midi. J'étais en train de jouer au badminton
avec Orely, une jeune esclave de dix-sept ans. Je me dépensais
malgré la honte de ma nudité, de sentir mes seins lourds
balloter lors de ma course, de sentir mon entrejambe exposé de
la façon la plus impudique lors des écarts que je devais
effectuer pour rattraper le volant. Il faut dire que le sport était
obligatoire et que Virgo veillait à ce qu'on s'entraînât
sérieusement. En face, Orely jouait en boxer et brassière
de sport noirs, une tenue que nous lui enviions toutes et qui lui avait
été offerte, m'avait-elle confié lors d'une précédente
partie, lors de l'unique cérémonie à laquelle elle
avait participé, et au cours de laquelle la duchesse l'avait fait
courir nue en cercle au bout d'une chaîne, autour du lit sur lequel
elle faisait longuement violer une autre esclave. Elle la surnommait depuis
" ma petite pute sportive " et de là venait vraisemblablement
l'idée de ce cadeau.
Lorsque les trompettes retentirent,
Orely et moi étions en sueur. Nous lâchâmes les raquettes
et courûmes à l'intérieur nous mettre dans le rang
qui s'était spontanément formé pour accueillir la
duchesse. Celle-ci entra. Seins nus couverts de bijoux, string incrusté
de pierreries et chaussures dorées à talons. Les ongles
des mains et des pieds, les lèvres et les cils étaient couverts
également de poudre dorée. Elle était d'une beauté
extraordinaire. En laisse, elle tenait Zana, nue, qui la suivait à
quatre pattes en s'efforçant d'aller assez vite pour ne pas mériter
une réprimande.
Lorsqu'elle passa devant moi qui haletais
encore, nue du fait de ma punition, les seins se soulevant au rythme rapide
de ma respiration, le corps luisant de la sueur qui dégoulinait
le long de mes tempes sur mes seins, elle s'arrêta.
- Comme tu es belle ainsi ! dit-elle
en me fixant. Puis, penchant la tête sur ma poitrine, elle prit
doucement mon téton droit entre ses lèvres. Attrapant ma
chevelure par derrière, elle la tira en arrière pour m'obliger
à lever la tête vers le plafond, offrant ma poitrine à
sa langue qui suçait doucement mon téton et léchait
la sueur sur l'aréole. Lâchant mes cheveux, elle tendit une
langue à la rencontre de laquelle je m'empressai d'envoyer la mienne.
Nous nous léchâmes ainsi mutuellement le bout de la langue
durant un temps qui me parut une éternité sous le regard
de toutes les autres vierges.
- Tu es superbe, Ayla, fit-elle enfin.
Le soin que tu prends du corps qui m'appartient mérite une récompense.
Ta punition est levée. Je la transfère à ta petite
pute sportive de voisine, dit-elle en se tournant vers Orely.
Cette soudaine marque publique de faveur
me gênait presque autant que l'infamie de la punition que j'avais
dû endurer toute la journée. Je n'osais regarder Orely. Virgo
s'était déjà approchée d'elle.
- Position d'exposition ! aboya-t-elle
en cravachant le petit cul musclé d'Orely à travers son
boxer. Celle-ci obéit immédiatement, adoptant la position
d'exposition que nous apprenions toutes le jour de notre arrivée,
entre l'examen gynécologique et la séance d'épilation.
Les pieds écartés d'un mètre environ, le menton levé
et le regard lointain, il fallait cambrer légèrement les
reins, tout en tendant les bras au dessus de la tête, ce qui avait
pour effet de faire saillir les seins. Cette position mettait en valeur
l'esclave en exposant particulièrement sa poitrine et sa vulve.
En tournant autour de l'esclave, ou en lui ordonnant de se retourner tout
en gardant la même posture, elle permettait aussi bien à
un maître de contempler la beauté de son bien qu'à
un acheteur potentiel de se faire une idée complète de la
marchandise qu'il se préparait peut-être à acquérir,
et qu'à Virgo d'inspecter la propreté et l'absence de pilosité
de nos aisselles, la fraîcheur de notre entrejambe et de la raie
de nos fesses.
Immobile dans cette posture humiliante,
Orely laissa Virgo retirer la brassière qui se retirait par la
tête comme un pull-over.
- Serre les jambes ! ordonna-t-elle
en passant derrière Orely qui, les bras toujours levés,
dut laisser la sévère contremaîtresse faire glisser
le boxer à ses pieds. Elle souleva les pieds un par un pour lui
permettre de l'enlever entièrement. Elle était nue.
- Interdiction de porter le moindre
vêtement et de parler aux autres esclaves pendant une semaine! hurla
Virgo au visage d'Orely. Tu seras au pain sec pendant toute la durée
de la punition ! ajouta-t-elle. Repos !
Orely baissa les bras le long de son
beau corps nu. Le regard perdu dans le vague, elle faisait un effort pour
ne pas pleurer.
La duchesse baissa les yeux sur Zana
qui, à ses pieds, se frottait doucement contre sa jambe, comme
un chat qu'on avait dû lui ordonner d'imiter.
- Dis-moi, Zana, à qui sont
ses vêtements ? demanda la duchesse en désignant la brassière
et le boxer aux pieds d'Orely.
- Ils sont à Orely, maîtresse,
répondit Zana en caressant le genou de la duchesse.
- Inexact ! lâcha celle-ci en
donnant un petit coup du fer de sa cravache au postérieur de son
esclave. A qui appartient Orely ?
- Orely vous appartient, belle maîtresse,
répondit Zana.
- Donc à qui appartiennent ses
vêtements ?
- A vous, maîtresse. Les vêtements
de votre esclave vous appartiennent. Je vous supplie de pardonner ma bêtise,
maîtresse.
- A partir d'aujourd'hui, c'est Ayla
qui aura l'usage de ces vêtements, conclut la maîtresse.
- Merci, maîtresse, pris-je l'initiative
de dire, en baissant la tête et en faisant une petite révérence.
- Enfile-les, fit-elle en poussant
du bout du pied les vêtements devant moi.
Je me baissai doucement pour ramasser
un des vêtements. Ce fut la brassière, que j'enfilai. Elle
était trempée de la transpiration d'Orely. Les seins couverts
et la chatte nue, accoutrement qui me semblait presque plus ridicule encore
que la nudité, je m'empressai de me baisser à nouveau pour
ramasser le boxer. Je le passai autour de mes longues jambes avant de
l'ajuster autour de mes hanches. La sueur du pubis et des fesses d'Orely
se mêlaient à celles des miens.
- Qu'on lui entrave les poignets !
ordonna la duchesse de Sylve.
Virgo s'empressa de menotter mes poignets
avec une assez lourde chaîne. Qu'allait-il m'arriver ? Oh ! comme
je regrettais déjà la nudité et le pain sec !
- Suspendez-la moi ! fit la duchesse.
Je veux pouvoir la toucher à mon aise !
Virgo fit signe à une garde
qui donna du mou à une des nombreuses chaînes qui passaient
dans des poulies au plafond du harem. Virgo me poussa jusqu'à l'endroit
où descendait à présent la chaîne.
- Position d'exposition !
Ce fut à mon tour d'adopter
l'humiliante posture. A peine avais-je levé les bras au dessus
de ma tête que Virgo les saisit pour venir cadenasser mes lourdes
menottes à la chaîne. La garde tira ensuite sur la chaîne,
m'obligeant à tendre tout mon corps pour ne pas être obligée
de me tenir sur la pointe des pieds.
La duchesse passa derrière moi
et me caressa doucement la nuque. Puis elle saisit brutalement mes cheveux,
les tirant à nouveau pour m'obliger à lever la tête.
Ses lèvres s'emparèrent de mon cou auquel elle appliqua
de furieux suçons. Tandis que sa bouche s'activait d'une épaule
à l'autre et de la nuque aux clavicules, ses mains me caressaient
les aisselles, descendant jusqu'à mes hanches, remontant finalement
sur le devant de mon corps pour se glisser sous la brassière. Elle
empoigna mes seins à pleines mains, les pétrissant passionnément
sous le tissu trempé. Des sensations inconnues montaient en moi.
L'image de la main de Katsa sur ma chatte s'imposa à ma pensée,
mais les attouchements de la duchesse étaient combien plus intenses.
Ainsi entravée, je me sentais aussi sans défense que sans
la moindre volonté d'opposer une quelconque résistance à
ce baiser fiévreux. Mon corps semblait se réveiller après
des années de sommeil. Au niveau de ma chatte, je sentis un nouveau
liquide se mêler à ma sueur et à celle d'Orely.
Les mains de la duchesse abandonnèrent
bientôt ma poitrine. Attrapant à nouveau mes cheveux d'une
main, de l'autre elle me fit tourner autour de la chaîne pour me
retrouver face à elle. Sa poitrine nue contre mes seins pointant
à travers la brassière trempée, elle glissa ses mains
sous le boxer et empoigna mes fesses ! Elle les pétrit avec autant
de force que les seins, puis posa un doigt sur la naissance de la raie.
Je sentis le doigt glisser dans la raie trempée pour ne s'arrêter
qu'à un centimètre de mon anus ! Le doigt remonta et reprit
trois ou quatre fois ce manège qui me rendait folle. Je n'osai
parler mais mes halètements devaient trahir ma terrible excitation.
Soudain, le doigt fut devant ma bouche !
- Allons, cochonne, lèche la
sueur de ton cul ! glissa cyniquement la duchesse.
Sans hésiter (et je me suis
demandée longtemps si, même sans la contrainte, je l'aurais
fait ou non), je pris le doigt de la duchesse en bouche pour le sucer
longuement. La saveur forte ne me dégouta qu'à peine tant
l'excitation me poussait.
- Il doit y avoir un petit goût
d'Orely aussi, non ? fit ma maîtresse en retirant enfin son doigt.
Se séparant de moi, elle me fit tourner à nouveau pour me
donner une grande claque sur les fesses, que j'accueillis d'un petit cri.
- Quand je serai partie, cette jolie
pouliche fera cinquante tours de manège en plein soleil, et au
galop ! C'est Orely qui tiendra la chaîne ! Quand ses vêtements
seront à tordre, on recueillera la sueur pour faire boire Orely
!
Elle donna cet ordre avant de se désintéresser
de moi. Je restai pendue à ma chaîne tandis qu'elle s'adressait
à la Supérieure :
- Je désire voir mes acquisitions,
à présent.
- En rang, les nouvelles ! hurla Virgo
tout en aiguillonnant les cuisses d'une des nouvelles, une petite rousse
au joli corps moucheté de taches de rousseurs. Les cinq filles
se mirent en rang.
- Je désire les voir nues, fit
la duchesse.
- A poils, esclaves ! aboya Virgo.
Plus vite que ça ! Les filles retirèrent rapidement les
courts vêtements qu'on leur avait donnés après la
douche, baissant les yeux, en faisant une moue craintive et honteuse tandis
qu'elles livraient à nos regards leurs jeunes seins et leurs vulves
fraîchement épilées. La petite rousse rougissait beaucoup,
ce qui la rendait encore plus jolie. Après qu'elles eurent laissé
tomber à terre leurs vêtements, Virgo ordonna à Nikol,
qui se trouvait non loin d'elle, de les ramasser, ce dont mon amie, nue
elle aussi du fait de sa punition, s'acquitta le plus vite qu'elle put.
- Position d'exposition ! ordonna la
Supérieure sur un ton plus doux que Virgo, mais on sentait dans
ces mots autant de fermeté. Les cinq vierges adoptèrent
du mieux qu'elles le purent l'humiliante position qu'on leur avait enseignée
quelques heures plus tôt, et qu'elles venaient de nous voir, Orely
et moi, exécuter devant elles. La duchesse de Sylve s'approcha
de la première, une brune coiffée d'une queue de cheval,
la toisant d'un regard dubitatif et méprisant. Elle lui infligea
quelques tapes rapides sur les seins, puis, tirant sur la queue de cheval,
l'obligea à lever la tête en arrière pour inspecter
sa bouche.
- Je n'aime pas ses dents, observa
la duchesse. Et ses yeux sont quelconques. Non, décidément,
elle ne serait même pas digne d'être enculée par le
dernier de mes esclaves. Vous irez la revendre au marché demain,
fit-elle d'un ton sec à la Supérieure.
- Bien, Madame, encaissa celle-ci.
- Ou plutôt, vous la donnerez
à un de mes bordels, les vierges sont à la mode, les clients
fortunés en raffolent en ce moment. D'ailleurs, les vierges sont
indémodables
- Il en sera fait ainsi, Madame, assura
la Supérieure.
Ainsi, notre maîtresse possédait
et exploitait des maisons de prostitution. Elle devait en tirer un revenu
appréciable. Mais cette nouvelle ne nous émut guère
plus qu'elle nous étonna. Ce qui nous paraissait incroyable, c'est
qu'elle eut trouvé quelconque une fille de la beauté de
cette brune. Sûrement un caprice destiné à faire rejaillir
la mauvaise humeur que l'on sentait en elle sur la Supérieure.
Quant à la brune, elle s'était mise à pleurer doucement
en entendant le mot " bordel ".
- Qu'on l'emmène ! ordonna la
duchesse. Elle n'a rien à faire ici !
Deux gardes musclées s'approchèrent
et s'emparèrent de la fille, chacune la tenant par un bras, et
la conduisirent, nue et reniflant, vers la sortie.
La duchesse s'était portée
à présent vers la seconde esclave, une brune très
bronzée dont la ressemblance avec la première était
troublante. Elle reniflait également, les yeux rougis de larmes.
- Pourquoi pleures-tu, conasse ? lui
demanda la duchesse.
- C'est à cause de ma sur,
maîtresse, répondit l'esclave.
- Quelle sur ? s'irrita la duchesse.
- Celle que vous avez renvoyée,
maîtresse.
- Elles sont sur, Madame, intervint
la Supérieure. Elles étaient vendues dans le même
lot.
La duchesse rit de bon cur. "
Quelle histoire amusante ", fit-elle. Allons, ne pleure plus. Si
tu m'implores assez bien, je ferai un bon geste.
- A genoux, esclave ! ordonna Virgo
en lui donnant un coup de cravache sur les fesses. " Implore la bonté
de ta maîtresse ".
La jolie brune tomba à genoux
aux pieds de la duchesse de Sylve, qui la regarda s'humilier avec un sourire
moqueur aux lèvres. " Je vous en prie, bonne maîtresse,
acceptez de rappeler ma sur qui ne demande qu'à vous plaire
", répétait-elle en enserrant les jambes de la duchesse,
et en déposant mille baisers sur ses pieds et ses chevilles. "
Nous n'avons jamais été séparées. Oh, pitié,
noble maîtresse ! "
- Allons, tu as su m'émouvoir,
fit celle-ci. Je consens à ne pas vous séparer. Si tu le
désires, évidemment
Je peux te livrer au même
bordel qu'elle, si tu préfères quarante passes par jour
à te prélasser ici au bord de la piscine. Qui sait, vous
vous croiserez peut-être de temps en temps au creux d'un lit
Des clients tordus seront ravis de vous faire coucher ensemble !
La fille avait cessé d'embrasser
ses pieds et la regardait, interdite.
- Alors, désires-tu rejoindre
ta pute de sur, esclave ? Décide-toi, ma bonté a des
limites, et ma patience encore plus.
L'esclave baissa les yeux, résignée.
" Non, maîtresse, je préfère rester auprès
de vous. Merci pour votre bonté, maîtresse ", articula-t-elle,
en larmes.
- Alors, si tu restes, mets mon pied
sur ta nuque, ordonna la duchesse. Porté par deux mains soumises,
le pied de l'intraitable femme vint coiffer la nuque du joli corps doré
de la brune, prosterné devant sa maîtresse.
- Répète après
moi, esclave ! fit Virgo en promenant le fer de sa cravache sur les fesses
de la jeune fille. " Je m'appelle Paloma, maîtresse, et je
suis votre esclave ".
- Je m'appelle Paloma, maîtresse,
et je suis votre esclave.
- Et comment s'appelle ta sur
? interrompit la duchesse.
- Elle s'appelle Isabella, maîtresse,
répondit l'esclave d'un ton soumis.
- A présent, tu t'appelles Isabella
! Vous signifierez à sa sur son nouveau prénom de
Paloma, ajouta-t-elle à l'attention de la Supérieure.
- Bien, Excellence ! dit celle-ci.
- Recommence, Isabella, fit Virgo.
- Je m'appelle Isabella, maîtresse,
et je suis votre esclave, fit l'esclave en sanglotant.
- " Mon corps et mon âme
vous appartiennent
"
- Mon corps et mon âme vous appartiennent.
- " Et je suis soumise à
tous vos désirs "
- Et je suis soumise à tous
vos désirs, acheva-t-elle avec peine.
- Bien, Isabella. Je sens que nous
allons très bien nous entendre. Tu peux te relever. Virgo, vous
lui projetterez tous les soirs les vidéos des meilleurs moments
de la journée de sa sur, ajouta-t-elle cruellement. Je ne
voudrais pas qu'elle reste sans nouvelles
- Bien, Madame, répondit Virgo
tandis que l'esclave se relevait. " Elle aura droit à tous
les détails. "
Vint le tour de la petite rousse.
- Celle-ci n'est pas mal, estima la
duchesse d'un ton blasé en jouant avec la pointe des seins de son
esclave. Elle recula un peu pour fixer avec insistance l'entrejambe épilé
de la jeune vierge.
- Tu as été épilée
en arrivant ici, esclave ? demanda-t-elle.
- Oui, Madame, répondit timidement
l'esclave.
- Oui maîtresse ! hurla Virgo
en lui fouettant sauvagement le derrière, provoquant les cris de
douleur et de terreur de la petite rousse.
- Allons, Virgo, tempéra ironiquement
la duchesse, tout le monde peut se tromper. Même si c'est du plus
mauvais effet. Cette jeune fille n'a vraisemblablement pas l'habitude
Es-tu née esclave ?
- Non, maîtresse, répondit
la rousse. Je suis désolée, maîtresse.
- Ce n'est pas grave, nous avons justement
quelques punies, tu t'ajouteras à la liste une fois que j'aurai
fini de t'interroger
Raconte-moi comment tu es devenue esclave !
- Maîtresse, mes parents ne pouvaient
plus payer leurs dettes. Les huissiers sont venus, ils ont pris la voiture
et ma grande sur. Comme la vente n'a pas pu tout régler,
ils sont revenus me chercher.
- Et ta mère ?
- Ils ont préféré
me prendre, ils ont dit que je rapporterais plus que ma mère, qui
a quarante-cinq ans.
- Et toi, quel âge as-tu ?
- Seize ans, Maîtresse.
- Tu es donc en âge d'être
vendue. Sur une saisie, l'âge limite est abaissé. Une chance
pour moi !
- Oui, maîtresse.
- Raconte la suite !
- On m'a conduite à Sexopolis,
Maîtresse. Un médecin m'a examinée, il a dit que j'étais
apte à être vendue au marché aux vierges. On m'a conduite
là-bas.
- Ensuite ?
- Des gens m'ont enlevé mes
vêtements. On m'a mise dans une cage.
- Tu étais toute nue dans cette
cage ?
- Oui, maîtresse.
- Tu aimes être nue ?
- Pas tellement, maîtresse.
- Pourquoi ? Tu as honte de ton corps
?
- Je ne sais pas maîtresse. Non,
maîtresse.
- Tu n'aimes pas tes seins ? Tes fesses
? continua la duchesse en s'approchant à nouveau de l'esclave et
en la pelotant aux endroits qu'elle évoquait.
- Si
Non
Je ne sais pas,
maîtresse, répondit la jeune fille déroutée.
- Moi j'aime tes seins. Ils sont beaux.
Je suis content qu'ils m'appartiennent.
-
- N'es-tu pas fière de m'appartenir,
jeune rouquine ? N'es-tu pas fière que tes seins et tes fesses
d'esclave plaisent à une duchesse ? poursuivit-elle en la pelotant
de plus belle.
- Oh si, maîtresse. J'en suis
fière.
- C'est bien. Mais attention, la fierté
n'est pas un sentiment d'esclave. La seule fierté que tu dois avoir
est de me satisfaire, toujours. Une fois dans la cage, qu'est-il arrivé
?
- La cage était dans une allée
du marché, à côté d'autres cages qui contenaient
d'autres esclaves. Des gens passaient, ils nous examinaient.
- Ils faisaient des commentaires ?
- Oui, maîtresse.
- Dis-moi ce qu'ils disaient sur toi.
- Oh, je ne peux pas répéter
ça, maîtresse.
- Obéis ! hurla Virgo, ponctuant
cet aboiement du traditionnel coup de cravache.
- Ah ! C'était tellement grossier,
maîtresse.
- Comment pourrait-on être vulgaire
en parlant de toi ? Il est normal d'être grossier quand on parle
d'une esclave. C'est tout ce que tu mérites
Allons, que disaient-ils
?
- Un d'eux a dit qu'il me voulait dans
son lit dès ce soir. Il a dit qu'il
qu'il éclaterait
ma jolie chatte de pucelle.
- C'est tout ?
- Son ami a répondu qu'il voudrait
me
me baiser simultanément par
par tous mes trous de
jeune putain, si c'était possible.
- Ces messieurs ne manquent pas de
goût
Qui as-tu vu d'autre ?
- J'ai vu Madame la Supérieure,
répondit la rousse.
- Elle t'a parlé ?
- Non, maîtresse. Elle a parlé
au marchand. Elle lui a demandé mon âge, d'où je venais.
Elle lui a demandé de me faire sortir de la cage pour m'examiner.
Elle a regardé mes dents, mes seins, mon entrejambe
- Cela t'a plu qu'elle t'examine ainsi
?
- Pas tellement, maîtresse.
- Pourquoi ?
- J'avais l'impression d'être
un animal, maîtresse.
- Mais sais-tu ce que tu es ? rit la
duchesse de Sylve.
- Je suis une esclave, maîtresse,
reconnut la jeune fille en baissant les yeux.
- Est-ce tellement différent
?
- Non, maîtresse.
- Ensuite, esclave ?
- On m'a conduite sur une grande scène,
où j'ai été vendue aux enchères.
- Combien Madame la Supérieure
t'a-t-elle achetée ?
- Je ne me souviens plus, madame.
- " Je ne me souviens plus, maîtresse
" ! corrigea Virgo, tout en corrigeant de sa cravache les seins de
l'esclave.
- Te est incorrigible, jeune pute !
rit la maîtresse. Décidément, cette punition va te
faire beaucoup de bien. Remercie-moi de te punir ainsi pour parfaire ton
éducation d'esclave !
- Merci, maîtresse, de me punir
ainsi, fit l'esclave d'une petite voix tremblotante.
- Pas ainsi. A genoux ! Lèche
mes pieds !
L'esclave s'agenouilla rapidement et
se mit en devoir de lécher le pied que la duchesse avait avancé
sous son visage. Pendant ce temps, la duchesse avait saisi la cravache
de Virgo. Elle se mit à appliquer de petits coups sur les fesses
de la rouquine, alternativement la gauche et la droite. Les coups se firent
plus durs, l'esclave ne pouvait retenir des petits cris tout en léchant
de sa langue tendue le pied sacré de sa maîtresse, des orteils
à la cheville et de la cheville aux orteils.
- C'est bien ! relève-toi !
Combien, Domina ? fit-elle en s'adressant à la Supérieure,
dont c'était le prénom (elle seule l'appelait par son prénom,
bien entendu).
- 120.000 ducats, Madame, répondit
la Supérieure.
- Tu te rends compte, jeune prostituée,
de ce que représente cette somme ?
- Oui, maîtresse. C'est une très
grosse somme, maîtresse.
- Penses-tu valoir une telle somme
?
- Je
je l'ignore, maîtresse.
J'espère vous plaire, maîtresse.
- Bien répondu. Je pense que
tu ne vaux guère plus, en tout cas. Il y a peut-être moyen
de t'orner un petit peu.
Elle tira sur une oreille de l'esclave
pour l'obliger à tourner la tête.
- Je vois que tes oreilles sont percées
Es-tu coquette ?
- J'aimais mettre des boucles, maîtresse.
- Domina, vous lui ferez mettre deux
rubis. Ca ira bien avec sa chevelure.
- Bien, madame.
La duchesse saisit le menton de son
esclave, lui fit ouvrir la bouche.
- Tire la langue, pute !
La jeune fille s'exécuta.
- Vous lui ferez également percer
la langue pour y installer un petit bijou de métal. J'adorerai
l'embrasser avec ça.
- Il en sera fait ainsi, madame.
La duchesse continua ses instructions
en caressant tous les endroits du corps de son esclave qu'elle souhaitait
voir décorés :
- Un autre rubis au nombril
Deux
boucles en or dans les tétons. Ainsi qu'au clitoris
Vous
ferez également orner les lèvres de son joli sexe d'une
boucle d'or.
- Très bien, madame.
Les yeux de l'esclave s'embuèrent.
- Pourquoi pleures-tu ? Ca ne te fera
pas très mal. Ton but n'est-il pas de me plaire ?
- Oh, si, maîtresse ! J'espère
que je vous plairai ainsi.
- Je l'espère aussi. Sinon,
tu sais, ce n'est pas bien grave : je t'enverrai rejoindre Paloma au bordel,
et j'achèterai une autre esclave !
- Oh non, pitié, maîtresse
! Ne vous donnez pas cette peine ! Je ferai tout pour vous convenir en
tout !
- Tu es une bonne fille. Une bonne
petite pute de fille
Dis-moi, quand tu n'es pas épilée,
de quelle couleur sont les poils de ta chatte ?
- Ils
Ils sont roux, maîtresse.
- Formidable ! Je sens que tu me plais
de plus en plus. Virgo, vous donnerez des instructions pour qu'on laisse
ses poils pubiens repousser. J'adorerais avoir une jeune chatte rousse
à ma disposition.
- Très bien, madame !
- D'ailleurs, ce sera ton nom : Chatte
Rousse ! Tu aimes ce nom, esclave ?
- Je
je
S'il vous plaît,
maîtresse, il me plaît également.
- Bien
Tu vas me répéter
ce nom à genoux et te soumettre à moi, à présent
- A plat ventre, esclave ! commanda
VIrgo. Mets le pied de ta maîtresse sur ta nuque !
La jeune vierge s'exécuta.
- Répète après
moi, continua Virgo : " Je m'appelle Chatte Rousse, Maîtresse,
et je suis votre esclave. Mon corps et mon âme vous appartiennent,
et je suis soumise à tous vos désirs ".
Chatte Rousse répéta
mot pour mot la terrible formule. Je n'ai jamais su son vrai nom. Elle
se releva en reniflant. La duchesse de Sylve était passée
à l'esclave suivante, une grande blonde au corps sculptural.
- Celle-ci est moyenne aussi, apprécia
la duchesse en faisant une moue dubitative. Nous pouvons peut-être
l'améliorer
Quel est ton tour de poitrine, esclave ? ajouta-t-elle
en saisissant les seins de la blonde à deux mains.
- 96, maîtresse, répondit
l'esclave tandis que la duchesse enfouissait la tête dans l'opulente
poitrine pour l'embrasser à plein bouche.
- Est-ce exact, Domina ? demanda la
duchesse en abandonnant la grosse poitrine luisante de salive de son esclave.
- 96, c'est exact, madame, répondit
la Supérieure en consultant ses fiches.
- Vous la confierez au Docteur Dakos.
Qu'il me gonfle ça à un petit 105
Je veux qu'il donne
à cet esclave un physique de pétasse
Il comprendra
Elle passa le doigt sur le nez de la
jeune fille.
- Vous lui direz d'affiner le nez
Et de gonfler ses lèvres. Je veux lui voir une vraie bouche de
suceuse. Avec le nombre de bites que je vais faire passer par là
La blonde pleurait.
- Vous lui ferez refaire les fesses
également, que ça équilibre ses gros nichons
Et siliconer la chatte, bien entendu.
- C'est noté, madame, répondit
la Supérieure, imperturbable.
- Vous demanderez un devis au docteur.
Je veux savoir pour quand elle sera prête. J'aimerais en disposer
pour le bal de la marquise.
- Il fera tout son possible, madame.
Je n'en doute pas.
La blonde était tombée
aux pieds de la duchesse.
- Pitié, madame, ne faites pas
ça ! Je vous en supplie !
- Allons, il est inutile de m'implorer
; J'ai quand même le droit de disposer de mes biens comme je l'entends,
non ? Virgo, vous lui ferez donner 10 coups de fouet avant de l'emmener,
pour lui apprendre à rester à sa place !
- Avec joie, madame.
- Puisque tu es à mes genoux,
continua la duchesse, tu sais ce qu'il te reste à faire !
Elle approcha son pied des mains de
la blonde. Celle-ci, ravalant ses sanglots, le saisit d'un air résigné
et le posa doucement sur sa nuque. En reniflant, elle commença
:
- Je m'appelle Sonya, maîtresse,
et
- Tu t'appelles Barbie-Pute ! interrompit
la duchesse.
Les sanglots reprirent. Barbie-Pute
parvint à articuler, avec peine :
- Je m'appelle Barbie-Pute, maîtresse,
et je suis votre esclave. Mon corps et mon âme vous appartiennent,
et je suis soumise à tous vos désirs.
Virgo la fit relever en lui tirant
les cheveux.
Vint le tour de la dernière
esclave. Épouvantée, comme nous toutes, par la cruauté
affichée par la duchesse et son formidable pouvoir sur nous, elle
tremblait. La duchesse lui jeta un regard méprisant.
- Celle-ci ne me plaît guère
plus. Au bordel ! Ou plutôt, non
C'est assez le genre du comte
de Sersan. Je cherchais justement un cadeau susceptible de lui plaire
pour son anniversaire, dans deux semaines
Vous lui enverrez cette
esclave dans une cage dorée, genre cage à oiseaux
Avec un ruban rose autour de la taille. Faites en sorte que le cadeau
arrive le jour-même de son anniversaire, qu'il puisse la dépuceler
avant de souffler les bougies. Vous ferez tatouer " Joyeux anniversaire
" sur le ventre de l'esclave, ainsi que mon portrait. Ca l'amusera
quelques heures
La duchesse se tourna vers la Supérieure.
- Je suis mécontente de cette
livraison. Si ce n'est pas mieux la prochaine fois, il faudra que je me
résolve à faire mes courses moi-même !
- Je suis confuse, madame, dit la Supérieure
en baissant les yeux. Je vous supplie de pardonner mon inconséquence.
- Ca ira, fit la duchesse. A plus tard,
mesdemoiselles ! ajouta-t-elle en se retirant, traînant toujours
Zana à quatre pattes qui peinait à la suivre. Sur son passage,
chaque esclave lui faisait une petite révérence.
Nous étions toutes tremblantes
du terrible spectacle auquel nous venions d'assister. Pour passer sa mauvaise
humeur, cette femme pouvait nous humilier toujours davantage ! Modifier
nos noms, notre apparence physique. Nous étions totalement à
sa merci.
Nous n'eûmes pas le temps de
gamberger beaucoup. La Supérieure, furieuse, donnait des coups
de cravache de droite et de gauche pour disperser les esclaves. "
Enchaînez Barbie-Pute ! " fit-elle. Deux gardes s'emparèrent
de la jolie blonde pour l'enchaîner la face contre le mur, bras
et jambes écartées.
- Désirez-vous que je m'en occupe
? demanda Virgo.
- Non, répondit la Supérieure.
Je m'en chargerai moi-même. Elle saisit le fouet d'une des gardes
et le fit claquer furieusement. A ce simple bruit, Barbie-Pute poussa
un cri.
- Compte les coups à voix haute,
salope ! ordonna la Supérieure. Elle leva le bras avant de faire
claquer le fouet sur le joli dos de l'esclave. Celle-ci poussa un cri
terrible tandis que la marque du fouet s'imprimait sur sa chair.
- Compte, pute ! aboya la Supérieure.
- Un
fit Barbie-Pute en sanglotant.
Le fouet claque de nouveau, l'atteignant
un peu plus bas.
- Deux
articula-t-elle courageusement.
Les coups s'abattirent bientôt
sur ses fesses, le derrière de ses cuisses, les mollets. La Supérieure
ordonna aux gardes de la retourner. Les cinq derniers coups furent pour
ses cuisses, sa vulve, son bassin, son ventre et ses seins. Elle compta
courageusement, jusqu'au bout.
- Qu'on les enchaîne et qu'on
les emmène ! ordonna la Supérieure en désignant Barbie-Pute,
Chatte Rousse et l'esclave destinée au cadeau du comte de Sersan.
Elles furent emmenées, Chatte Rousse au piercing, Barbie-Pute au
chirurgien, et la dernière au tatouage.
J'avais assisté à toute la scène enchaînée
à mon crocher. Virgo vint me délivrer, pour aussitôt
m'attacher autour du cou un lourd collier de fer. Elle y fixa une longue
chaîne, très lourde, et me mena dehors, en ordonnant à
Orely de nous suivre. Orely dut se tenir au milieu de la cour. Elle prit
la chaîne en mains. Je dus à courir en rond autour d'elle.
Il faisait chaud, le collier et la chaîne étaient si lourdes
Mais Virgo m'attendait à chaque tour, et quand je passais devant
elle elle me cravachait les fesses, en me traitant de pute, ou de salope,
et en m'ordonnant d'aller plus vite, toujours plus vite. Les cinquante
tours achevés, j'étais épuisée. On détacha
ma chaîne. Une servante du harem me fit tenir debout dans une petite
bassine de matière plastique afin de recueillir la sueur qui dégoulinait
de mon corps. Elle me fit enlever le boxer et la brassière afin
de les tordre dans la bassine.
- A genoux, ordonna Virgo à
Orely.
Mon amie obéit. Virgo ramassa la bassine et l'approcha des lèvres
d'Orely. Celle-ci, penchant la tête en arrière, dut boire
le fruit de mon effort.
- Il en reste sur le corps d'Ayla !
Lèche son corps, Orely !
A genoux devant moi, Orely dut me lécher
les pieds, les mollets, les cuisses. Sous la surveillance impitoyable
de Virgo, il lui fallut me lécher la vulve, puis je dus m'agenouiller
à mon tour pour lui permettre de recueillir la sueur de mes seins,
de mon cou
- Le visage ! ordonna Virgo.
Je fermai les yeux tandis que la langue
d'Orely me léchait consciencieusement le visage. Nous étions
prêtes à tout pour éviter le fouet que nous venions
de voir appliquer avec une telle violence et une telle précision
au corps de l'infortunée Barbie-Pute.
- Le dos !
Je dus me retourner pour lui permettre
de passer la langue sur mon dos luisant de sueur.
- Lève-toi, Ayla !
Je me levai. Mes fesses à la
hauteur du visage d'Orely. Celle-ci comprit sans davantage d'explications
: bientôt je sentis sa langue sur mes fesses. Enfin, elle s'arrêta,
pour lancer à Virgo un regard interrogateur.
- Comment ? Tu crois avoir terminé
? Et la raie ? Elle n'a peut-être pas transpiré dans la raie
de ses jolies fesses de jeune pouliche ?
Sans un mot, Orely saisit chacune de
mes fesses dans ses mains, et les écarta doucement. Je sentis sa
langue pénétrer dans l'interstice, descendre, remonter,
redescendre
Chaque minute dans ce harem, pour elle comme pour moi,
devenait une humiliation supplémentaire. Enfin, Virgo lui ordonna
d'arrêter. Elle nous envoya toutes deux à la douche, et mes
nouveaux vêtements à la lessive.
Sous la douche, je glissai à
Orely : " Je suis désolée ".
Elle me regarda. Elle n'avait pas le droit de me répondre. Elle
haussa les épaules et me sourit. Cela me remit un peu de baume
au cur. Une fois séchée, je retournais vers notre
lit, à Nikol et à moi. Le petit placard de mes vêtements
était à nouveau ouvert. La même efficacité
régnait dans ce harem, qu'il s'agisse d'instaurer ou de lever les
punitions. Je fus soulagée de repasser le petit bikini avec lequel
je me sentais vêtue, bien qu'il fût si léger.
Plus loin, allongée à
la place de Mirka sur le lit qu'elle occuperait désormais avec
Nomi, Isabella pleurait doucement en pensant à sa sur. Je
fus prise de pitié. Je m'approchai et lui passai une main consolatrice
dans les cheveux. " Tu as fait le bon choix ", lui dis-je.
Elle leva vers moi ses beaux yeux embués
de larmes. " Ma sur ", fit-elle. " Une prostituée
! ".
Presque surprise de mes propres paroles,
je m'entendis lui répondre :
" Nous sommes toutes des prostituées,
ici ".
Et j'ajoutai, résignée
:
" On n'en meurt pas ".
(à suivre)
Ayla3
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