Histoires Des Invités

 

Ayla 2

Par Dominique

 

Agrippant fermement les fesses de Mirka, Spermos la pénétra d'un coup jusqu'à la garde. La pauvre fille poussa un grand cri de douleur tandis que la souffrance gagnait ses traits. Déjà Spermos avait commencé un furieux va-et-vient qui voyait son sexe démesuré ramoner sans ménagement le pauvre vagin serré de Mirka.

- Non ! gémit celle-ci. Pitié ! Non !

- Allons, pas de caprices ! dit la duchesse d'un ton cinglant.

Mirka cependant gémissait de plus belle.

- Par pitié… Il me fait mal… parvint-elle à articuler entre deux cris de douleur. Visiblement, la violente intromission du sexe de l'esclave avait profondément meurtri Mirka, et chaque nouveau va-et-vient de cette énorme queue semblait raviver et amplifier la douleur initiale. Ses traits se contractaient de plus en plus sous la souffrance. Ses poignets entravés tiraient sans espoir sur les anneaux de métal scellés dans le mur de la salle, et ses mollets suspendus en l'air s'agitaient frénétiquement sans parvenir à atteindre l'esclave. Celui-ci, les mains sous les cuisses de Mirka, la soutenait de toute sa musculature bandée pour la violer plus à son gré.

- Non… Pitié !

Nous avions toutes baissé les yeux sur nos pieds entravés, bouleversées par le supplice que subissait notre amie. Elle qui paraissait si impatiente de devenir une femme faisait l'amère expérience de cette initiation, privée de la tendresse à laquelle devrait avoir droit toute jeune fille faisant l'amour pour la première fois. Mais il n'était question ici ni d'amour ni de tendresse : nous n'étions que des esclaves et ce droit nous était interdit. C'était au contraire le droit de notre maîtresse que de nous infliger à cette occasion la souffrance et l'humiliation qu'elle avait acheté si cher avec notre statut de vierge. Et il était certainement normal, quoique nous fussions toutes intérieurement révoltées contre tant de violence et d'injustice, qu'elle exerçât ce droit.

- Vas-tu te tenir tranquille, petite pute ? intima la duchesse de Sylve à Mirka qui se débattait de plus belle. Elle pleurait désormais à chaudes larmes. Il faut dire que Spermos ne la ménageait pas. Les cris déchirants de l'ex jeune fille ne paraissaient pas devoir lui arracher une once de pitié. Au contraire, ses yeux fous semblaient se repaître du spectacle de sa propre puissance sexuelle. Sa respiration et le rythme de son bassin pilonnant celui de Mirka s'accéléraient, sa furie sexuelle se nourrissant d'elle-même comme celle d'un animal dont les soupirs sourds qu'il émettait chaque fois que son bassin se projetait dans le ventre de Mirka constituaient le seul langage. J'étais incapable de comprendre sa sauvagerie ; je ne connaissais pas encore à cette époque la violence du désir masculin, ni les conditions dans lesquelles la duchesse tenait ses étalons, les frustrant sexuellement à coups de ceintures de chastetés et de stimulations sexuelles dont ils étaient les spectateurs passifs et forcés, à l'intérieur de cages où elles les tenaient enfermés durant de longues semaines tandis que des femmes faisaient l'amour avec d'autres hommes et d'autres femmes devant eux. Lorsque le moment de la libération venait, ils étaient réduits à leurs plus bas instincts…

Je veux croire que c'était le cas de Spermos à l'époque. Les larmes aux yeux, je ne pouvais m'empêcher, tenue par une inquiétante fascination, de jeter des coups d'œil à la dérobée aux deux éléments de ce couple intimement réunis par leurs sexes encastrés mais séparés par les aspirations contraires et violentes de leurs désirs. A leurs pieds, Nikol toujours agenouillée avait elle aussi baissée une tête qui ne se trouvait pas à cinquante centimètres de leurs bassins. Les soupirs furieux de Spermos se firent plus pressants.

- Tu éjaculeras dans la bouche de Nikol, esclave ! ordonna notre cruelle maîtresse. A ses mots, mon amie releva la tête. Ses yeux brillaient de larmes mais, lorsque Spermos se retira enfin du vagin de Mirka en lâchant ses cuisses, elle ouvrit néanmoins tout grand la bouche au sexe du bourreau de notre amie, en tirant la langue avec docilité. Le beau Noir lui colla sa queue dans la bouche avec aussi peu de délicatesse que dans le ventre de Mirka pour s'y soulager. Nous vîmes bientôt le sperme refluer aux commissures des lèvres délicates de Nikol, sa jolie bouche toute déformée par le sexe qui l'outrageait et qui achevait en elle le va-et-vient entamé en déchirant l'hymen de son amie. Le liquide blanchâtre dégoulina le long se son menton avant de goutter sur ses beaux et gros seins. Spermos lui offrait à présent son gland à lécher, ce à quoi Nikol s'employa avec l'air le plus coquin qu'elle parvint à affecter dans ces circonstances dramatiques. Sa langue virevoltait autour de l'énorme gland, s'efforçant de tirer des fils de sperme après elle pour contenter les yeux de sa maîtresse que ce genre de spectacle avait l'air de ravir au plus haut point.

- Nous ferons vraiment de toi une excellente suceuse ! apprécia-t-elle. Tu as des dispositions certaines !

Puis elle donna une grande claque sur les fesses de Spermos.

- C'est très bien, esclave. Je suis fière de toi ! Tu auras d'autres femmes cette nuit !

- Merci, maîtresse ! répondit Spermos.

Le regard de la duchesse se tourna alors, et tous les nôtres à sa suite, vers Mirka qui, à moitié affaissée contre le mur et maintenue debout par ses seules entraves, reniflait en pleurant doucement, tête baissée.

- Quant à toi… fit la duchesse d'un ton menaçant. Qu'on la détache ! ordonna-t-elle à une garde qui ouvrit les cadenas retenant Mirka. Celle-ci se laissa tomber à genoux aux pieds de cette terrible femme. Elle paraissait à bout de forces.

- Je suis très mécontente, pute ! Tu sembles faire peu de cas de l'honneur que je te fais en te laissant perdre ta virginité devant moi. Tu t'es très mal comportée. Tu seras fouettée pour ta punition !

La sentence nous laissa toutes interdites ! La pauvre Mirka n'en avait donc pas encore subi assez ! Tant de cruauté était inhumaine mais nous n'osions protester. L'aurais-je voulu que je ne l'eusse pas pu, le string de cuir qui emplissait ma bouche m'empêchant toujours de parler.

Mirka se laissa glisser à plat ventre aux pieds de la duchesse et, enserrant la cheville droite de ses mains tremblantes, entreprit de lécher la cuir de la botte qui fut bientôt brillant de salive et de larmes. S'il vous plaît… implorait-elle. La duchesse la regardait s'humilier ainsi en souriant cruellement, les mains sur les hanches, la cravache bien en main.

- Tes larmes n'y changeront rien, Mirka. Il fallait mieux te comporter. La morsure de ma cravache va te rappeler ta condition !

Ce fut alors qu'une petite voix s'éleva dans notre rang.

- Pitié, maîtresse, épargnez-la s'il vous plaît.

Interloquées, nous regardâmes toutes qui avait pu prononcer ces mots. Il s'agissait de Nomi, une des filles qui avait été achetée en même temps que moi. Toute rouge de sa propre audace et les yeux baignés de larmes, elle baissa les yeux devant ceux de la duchesse qui était venue se planter devant elle et la fixait intensément.

- Qu'as-tu dit ? demanda-t-elle.

Nomi releva les yeux et articula d'une voix tremblante où nous perçûmes toutes néanmoins le courage que nous n'avions pas eu :

- Je vous en supplie, noble maîtresse, fit-elle. Prenez pitié de Mirka, elle n'en peut plus. Ayez la bonté de pardonner la faute d'une esclave qui vous fut toujours soumise.

Quoiqu'un peu effrayées de l'audace de notre camarade, nous ne nous attendions pas à la tempête qui se déclencha alors. Tremblante de colère, la duchesse gifla de trois allers-retours la courageuse Nomi.

- De quel droit oses-tu m'adresser ainsi la parole, esclave ? fit-elle d'une voix rageuse avant d'infliger deux nouvelles gifles à la jeune fille qui ne pouvait que tourner la tête pour tenter en vain d'échapper aux coups. Son regard menaçant parcourut notre rang. " N'avez-vous pas encore compris que vous n'êtes rien, chiennes ? Que vous êtes mes esclaves et qu'à ce titre vous n'avez aucun droit et un seul devoir, celui de m'obéir en tout et toujours ? "

Elle gifla les deux voisines de Nomi, qui n'étaient autres que Vulva, une jeune asiatique rebaptisée ainsi par la duchesse, et moi. Les coups m'étourdirent autant par leur violence que par la surprise d'être ainsi traitée. La duchesse ne nous avait pas habituées jusqu'ici à une telle violence physique, se limitant à des coups de cravache isolés sur nos fesses et nos seins. Son ton badin quoique cynique lors de ces cérémonies ne nous avait pas conduites à imaginer qu'elle pût se mettre dans une telle colère.

- Bande d'ingrates ! continua-t-elle. Je vous fais vivre dans le luxe de mon palais comme des princesses, vous de simples esclaves ! Je vous traite avec bonté, et c'est ainsi que vous m'êtes reconnaissantes ! Ne comprenez-vous pas que c'est à ma seule bonté que vous devez de vous prélasser à prendre soin d'un corps qui m'appartient, pour m'en offrir du plaisir quand bon me semble, et de la manière qui me plaît ? Ne le comprends-tu pas ? hurla-t-elle dans le visage de Nomi en la giflant pour la troisième fois.

- Je comprends maîtresse, pardonnez mon insolence ! répondit Nomi en éclatant à son tour en larmes.

- Alors, Mirka ne doit-elle pas être punie pour avoir refusé de me donner le plaisir que j'attends d'un corps qui m'appartient ?

- Oui, maîtresse, sanglota Nomi, Mirka doit être punie !

La pauvre Nomi était submergée de larmes sous l'orage qui s'abattait sur elle. La duchesse sembla s'apaiser un peu.

- C'est bien, fit-elle. Tu deviens raisonnable. Et puisque tu conviens que Mirka doit être punie, c'est toi qui vas te charger de la punition !

Nomi écarquilla les yeux. " Je… Non " articula-t-elle tandis qu'une garde la détachait sur un geste de sa maîtresse. " Ma patience est à bout " fit celle-ci en entendant la timide protestation de son esclave. Si tu refuses de punir Mirka, je vous fais toutes fouetter, elle, tes camarades et toi. C'est tout ce que tu auras gagné. Enchaînez Mirka ! "

Les gardes menottèrent Mirka puis accrochèrent la chaînette des menottes à un crochet qui pendait du plafond au bout d'une longue chaîne. Les bras étirés au dessus de sa tête obligeaient Mirka à se tenir sur la pointe des pieds, et exposaient entièrement ses beaux seins. Elle tâchait d'arrêter ses larmes et, un peu ragaillardie, semblait vouloir faire face le plus vaillamment possible.

- Fesse-la ! ordonna la duchesse à Nomi.

- Mais…

- Claque les fesses de cette putain !

Nomi s'approcha de Mirka en baissant les yeux vers les fesses au tatouage infâmant. Levant doucement la main, elle donna une tape sur la fesse droite de Mirka.

- Plus fort ! exigea la maîtresse. " Je t'ai dit de la frapper, pas de la caresser ! ".

Nomi leva à nouveau la main et frappa à nouveau.

- Plus fort que ça, pucelle, ou je te fais fouetter au sang ! Voilà ! C'est mieux.

Devant la menace, Nomi frappait avec force du plat de la main, alternant la fesse droite et la gauche. Mirka, qui n'avait pas bronché sur les deux premières fessées, poussait à présent de petits gémissements sur chaque frappe de son amie, et la force du coup la faisait tourner sur elle-même au bout de sa chaîne. Après une vingtaine de coups, elle se retrouva face à Nomi.

- C'est bien, dit la duchesse. A présent, gifle-la !

Grimaçant de dégoût devant ses propres actes, mais résignée, Nomi frappa la joue droite de Mirka.

- Encore ! De toutes tes forces !

Réprimant un sanglot, Nomi gifla la fille enchaînée d'un magistral aller-retour. Mirka éclata à nouveau en sanglots.

- Encore ! Allons, encore !

Nomi administra deux nouvelles claques à la pauvre Mirka, puis, sentant que sa maîtresse se lassait de lui dicter ses coups et attendait d'elle quelque initiative, continua de la frapper alternativement sur une joue et l'autre, en prenant tout son temps entre deux gifles pour lui laisser craindre sa main haut levée.

- Arrête, je t'en prie ! supplia Mirka. Mais Nomi savait qu'elle ne devait pas céder si elle ne voulait pas attirer sur nous toutes une punition bien pire encore. Se mordant les lèvres, elle frappait tant et plus.

- Ca suffit ! dit la duchesse. Crache-lui au visage, à présent !

Retenant toujours ses larmes, Nomi ferma les yeux et la bouche. Nous la vîmes rassembler sa salive avant de relever la tête. Le visage à quelques centimètres de celui de Mirka, elle dut ouvrir les yeux pour découvrir ceux, implorants, de sa camarade. Rassemblant tout son courage, elle cracha. Le jet de salive atteignit le nez et la joue de Mirka.

- C'est bien ! Encore une fois ! Ta salive d'esclave est tout ce que mérite le visage de cette insolente !

La duchesse était intraitable. Nomi dut cracher au visage de Mirka une dizaine de fois. Au moins, cette terrible humiliation permit à Mirka de reprendre ses esprits après les coups que son amie avait dû lui infliger. Les yeux clos, elle recevait en grimaçant les crachats de Nomi. La salive lui dégoulinait du front au menton.

- A présent, tu vas lui gifler les seins !

- Non ! hurla Mirka tandis que les mains de Nomi s'abattaient symétriquement en claquant sur chacun de ses beaux et gros seins.

- Pas comme ça ! conseilla sa maîtresse à Nomi. Je vais te montrer comment lui faire mal ! dit-elle en s'approchant. Sans prévenir, elle administra une redoutable claque sur l'intérieur du sein gauche de Nomi qui vibra longuement sous la violence du choc. Nomi poussa un cri de douleur et de surprise mêlées. La duchesse passa ses deux mains sous les seins de la vierge, les pouces vers l'intérieur et les autres doigts soulevant la poitrine comme pour la soupeser. Puis, en un éclair, elle gifla le téton droit, suivi bientôt du gauche. Nomi cria à nouveau. " J'ai compris, maîtresse ! " implora-t-elle. " A ton tour ! " ordonna la duchesse.

Nomi s'efforça de torturer les seins de Mirka avec le même talent que sa maîtresse avait montré sur les seins. Vus les cris de son amie, elle y parvint assez bien. Le bruit terrible des gifles nous faisait toutes frissonner.

- Tu te débrouilles assez bien, fit la duchesse. Voyons ce que tu donneras avec ça ! dit-elle en jetant sa cravache aux pieds de Nomi. Dix coups sur la poitrine de cette putain !

Les mains tremblantes, Nomi se baissa pour ramasser le terrible accessoire.

- Noooon ! hurla Mirka en voyant son amie se présenter à nouveau devant elle avec la cravache. " Pardonne-moi " fit Nomi avant d'abattre la cravache sur les seins de Mirka qui poussa un cri plus déchirant que tous les autres.

- Pas d'excuses ! ordonna la maîtrese. Insulte-la à chaque coup !

- Tiens, pute ! Tiens, salope ! Traînée ! Roulure ! lâcha la jeune fille en ponctuant chaque insulte d'un nouveau coup sur la poitrine malmenée de Mirka. La timide Nomi s'efforçait de rassembler toutes les insultes qu'elle avait entendues à notre adresse dans la bouche de la duchesse, de la Supérieure ou de Virgo. Après les seins, elle dut frapper le ventre de Mirka. Les deux amies pleuraient à chaude larme, Mirka se débattant en vain au bout de la chaîne autour de laquelle elle tournait, en suppliant Nomi de cesser. Celle-ci n'eut pas besoin de l'ordre de la duchesse pour lui cravacher furieusement le derrière. Les traits contractés et le visage ravagé de larmes, elle semblait transférer sa haine de la duchesse et de ce qu'on l'obligeait à faire sur le corps de cette fille dont les lamentations lui rendaient sa propre punition encore plus insupportable. " Catin ! Putain ! Branleuse ! Trou à bites ! " furent les derniers termes infâmants dont elle qualifia son amie en fouettant ses fesses tatouées sans relâche. Puis, à bout de nerfs et de force, constatant que Mirka, évanouie, ne protestait plus, elle lâcha la cravache et se laissa tomber à terre en sanglots.

La duchesse s'approcha et s'accroupit à côté d'elle. Elle lui releva la tête et la contempla d'un regard très doux.

- Allons, allons, consola-t-elle. C'est fini ! Pleure, ça te fait du bien !

- Je lui ai fait si mal ! gémit Nomi en enfouissant la tête dans la poitrine opulente de sa maîtresse.

- Allons, c'est terminé, continuait la duchesse d'un ton consolateur. Tu as agi comme il le fallait. Tu as obéi à ta maîtresse, c'est toujours ainsi qu'une esclave doit agir. Elle déposa un baiser dans les cheveux de Nomi. Celle-ci leva vers elle des yeux pleins d'étonnement devant cette douceur subite. " Merci, maîtresse ", murmura-t-elle.

Mirka avait été transportée sur un lit où elle avait repris connaissance.

- Comment te sens-tu, esclave ? lui demanda la duchesse. " Mon corps est en feu, maîtresse ! " répondit Mirka. " J'espère que tu seras plus soumise à l'avenir ", conseilla notre maîtresse. " Repose-toi un peu, la nuit sera encore longue pour toi ! ".

Elle se tourna vers nous.

- Quant à vous, j'espère que cette soirée vous servira de leçon, et qu'à l'avenir vous ne prendrez plus mon extrême bonté envers vous pour de la faiblesse. La punition sera collective. Vous serez au pain sec pendant une semaine, avec interdiction de porter le moindre vêtement et de parler entre vous et aux autres esclaves ! A présent, laissez-moi avec Mirka !

Choquées, nous fûmes ramenées aux vestiaires pour la toilette. Bien que n'ayant rien à me reprocher, la duchesse avait réussi à me donner un sentiment de culpabilité que je n'arrivais pas à comprendre. Je crois que c'était un nouveau pas vers la soumission totale à cette femme : puisqu'elle nous disait coupables, nous devions l'être.

Aucun cadeau ne nous attendait au vestiaire ce soir-là. Le retour au harem des vierges s'effectua dans un profond silence. Aux rares questions de nos condisciples à notre retour, nous ne répondîmes pas. Elles n'insistèrent pas longtemps. Nikol et moi constatâmes que les petites armoires jumelles surmontant le lit dans laquelle nous rangions nos vêtements et nos quelques bijoux avaient été fermées à clé. C'était l'heure du couvre-feu. Nous nous étendîmes nues sur notre lit. " Bonne nuit " murmura Nikol à mon oreille, comme pour défier secrètement l'ordre de mutisme de la duchesse. Je n'osai pas lui répondre.

Le lendemain, il fallut se lever nues. Encore pleine de pudeur à cette époque, je répugnais à être nue devant les autres, surtout si elles étaient vêtues. Il fallut pourtant passer la matinée ainsi. A l'heure du déjeuner, les neuf autres filles nues et moi n'eûmes que du pain sec. Les autres n'osèrent poser de questions.

Dans l'après-midi, Virgo et la Supérieure amenèrent un nouveau lot de vierges. Les entrées au harem se succédaient donc à peu près au même rythme que les sorties. Cinq jeunes esclaves furent conduites, nues, au sein de notre communauté. Danika, une des plus anciennes, leur fit faire le tour du propriétaire avant de les mener à la douche. Assises côte à côte au bord de la piscine, curieuses du moindre événement brisant la monotonie de la vie du harem, Nikol et moi les détaillions en silence. La visite de la duchesse n'aurait su tarder à présent.

Elle se présenta vers la fin de l'après-midi. J'étais en train de jouer au badminton avec Orely, une jeune esclave de dix-sept ans. Je me dépensais malgré la honte de ma nudité, de sentir mes seins lourds balloter lors de ma course, de sentir mon entrejambe exposé de la façon la plus impudique lors des écarts que je devais effectuer pour rattraper le volant. Il faut dire que le sport était obligatoire et que Virgo veillait à ce qu'on s'entraînât sérieusement. En face, Orely jouait en boxer et brassière de sport noirs, une tenue que nous lui enviions toutes et qui lui avait été offerte, m'avait-elle confié lors d'une précédente partie, lors de l'unique cérémonie à laquelle elle avait participé, et au cours de laquelle la duchesse l'avait fait courir nue en cercle au bout d'une chaîne, autour du lit sur lequel elle faisait longuement violer une autre esclave. Elle la surnommait depuis " ma petite pute sportive " et de là venait vraisemblablement l'idée de ce cadeau.

Lorsque les trompettes retentirent, Orely et moi étions en sueur. Nous lâchâmes les raquettes et courûmes à l'intérieur nous mettre dans le rang qui s'était spontanément formé pour accueillir la duchesse. Celle-ci entra. Seins nus couverts de bijoux, string incrusté de pierreries et chaussures dorées à talons. Les ongles des mains et des pieds, les lèvres et les cils étaient couverts également de poudre dorée. Elle était d'une beauté extraordinaire. En laisse, elle tenait Zana, nue, qui la suivait à quatre pattes en s'efforçant d'aller assez vite pour ne pas mériter une réprimande.

Lorsqu'elle passa devant moi qui haletais encore, nue du fait de ma punition, les seins se soulevant au rythme rapide de ma respiration, le corps luisant de la sueur qui dégoulinait le long de mes tempes sur mes seins, elle s'arrêta.

- Comme tu es belle ainsi ! dit-elle en me fixant. Puis, penchant la tête sur ma poitrine, elle prit doucement mon téton droit entre ses lèvres. Attrapant ma chevelure par derrière, elle la tira en arrière pour m'obliger à lever la tête vers le plafond, offrant ma poitrine à sa langue qui suçait doucement mon téton et léchait la sueur sur l'aréole. Lâchant mes cheveux, elle tendit une langue à la rencontre de laquelle je m'empressai d'envoyer la mienne. Nous nous léchâmes ainsi mutuellement le bout de la langue durant un temps qui me parut une éternité sous le regard de toutes les autres vierges.

- Tu es superbe, Ayla, fit-elle enfin. Le soin que tu prends du corps qui m'appartient mérite une récompense. Ta punition est levée. Je la transfère à ta petite pute sportive de voisine, dit-elle en se tournant vers Orely.

Cette soudaine marque publique de faveur me gênait presque autant que l'infamie de la punition que j'avais dû endurer toute la journée. Je n'osais regarder Orely. Virgo s'était déjà approchée d'elle.

- Position d'exposition ! aboya-t-elle en cravachant le petit cul musclé d'Orely à travers son boxer. Celle-ci obéit immédiatement, adoptant la position d'exposition que nous apprenions toutes le jour de notre arrivée, entre l'examen gynécologique et la séance d'épilation. Les pieds écartés d'un mètre environ, le menton levé et le regard lointain, il fallait cambrer légèrement les reins, tout en tendant les bras au dessus de la tête, ce qui avait pour effet de faire saillir les seins. Cette position mettait en valeur l'esclave en exposant particulièrement sa poitrine et sa vulve. En tournant autour de l'esclave, ou en lui ordonnant de se retourner tout en gardant la même posture, elle permettait aussi bien à un maître de contempler la beauté de son bien qu'à un acheteur potentiel de se faire une idée complète de la marchandise qu'il se préparait peut-être à acquérir, et qu'à Virgo d'inspecter la propreté et l'absence de pilosité de nos aisselles, la fraîcheur de notre entrejambe et de la raie de nos fesses.

Immobile dans cette posture humiliante, Orely laissa Virgo retirer la brassière qui se retirait par la tête comme un pull-over.

- Serre les jambes ! ordonna-t-elle en passant derrière Orely qui, les bras toujours levés, dut laisser la sévère contremaîtresse faire glisser le boxer à ses pieds. Elle souleva les pieds un par un pour lui permettre de l'enlever entièrement. Elle était nue.

- Interdiction de porter le moindre vêtement et de parler aux autres esclaves pendant une semaine! hurla Virgo au visage d'Orely. Tu seras au pain sec pendant toute la durée de la punition ! ajouta-t-elle. Repos !

Orely baissa les bras le long de son beau corps nu. Le regard perdu dans le vague, elle faisait un effort pour ne pas pleurer.

La duchesse baissa les yeux sur Zana qui, à ses pieds, se frottait doucement contre sa jambe, comme un chat qu'on avait dû lui ordonner d'imiter.

- Dis-moi, Zana, à qui sont ses vêtements ? demanda la duchesse en désignant la brassière et le boxer aux pieds d'Orely.

- Ils sont à Orely, maîtresse, répondit Zana en caressant le genou de la duchesse.

- Inexact ! lâcha celle-ci en donnant un petit coup du fer de sa cravache au postérieur de son esclave. A qui appartient Orely ?

- Orely vous appartient, belle maîtresse, répondit Zana.

- Donc à qui appartiennent ses vêtements ?

- A vous, maîtresse. Les vêtements de votre esclave vous appartiennent. Je vous supplie de pardonner ma bêtise, maîtresse.

- A partir d'aujourd'hui, c'est Ayla qui aura l'usage de ces vêtements, conclut la maîtresse.

- Merci, maîtresse, pris-je l'initiative de dire, en baissant la tête et en faisant une petite révérence.

- Enfile-les, fit-elle en poussant du bout du pied les vêtements devant moi.

Je me baissai doucement pour ramasser un des vêtements. Ce fut la brassière, que j'enfilai. Elle était trempée de la transpiration d'Orely. Les seins couverts et la chatte nue, accoutrement qui me semblait presque plus ridicule encore que la nudité, je m'empressai de me baisser à nouveau pour ramasser le boxer. Je le passai autour de mes longues jambes avant de l'ajuster autour de mes hanches. La sueur du pubis et des fesses d'Orely se mêlaient à celles des miens.

- Qu'on lui entrave les poignets ! ordonna la duchesse de Sylve.

Virgo s'empressa de menotter mes poignets avec une assez lourde chaîne. Qu'allait-il m'arriver ? Oh ! comme je regrettais déjà la nudité et le pain sec !

- Suspendez-la moi ! fit la duchesse. Je veux pouvoir la toucher à mon aise !

Virgo fit signe à une garde qui donna du mou à une des nombreuses chaînes qui passaient dans des poulies au plafond du harem. Virgo me poussa jusqu'à l'endroit où descendait à présent la chaîne.

- Position d'exposition !

Ce fut à mon tour d'adopter l'humiliante posture. A peine avais-je levé les bras au dessus de ma tête que Virgo les saisit pour venir cadenasser mes lourdes menottes à la chaîne. La garde tira ensuite sur la chaîne, m'obligeant à tendre tout mon corps pour ne pas être obligée de me tenir sur la pointe des pieds.

La duchesse passa derrière moi et me caressa doucement la nuque. Puis elle saisit brutalement mes cheveux, les tirant à nouveau pour m'obliger à lever la tête. Ses lèvres s'emparèrent de mon cou auquel elle appliqua de furieux suçons. Tandis que sa bouche s'activait d'une épaule à l'autre et de la nuque aux clavicules, ses mains me caressaient les aisselles, descendant jusqu'à mes hanches, remontant finalement sur le devant de mon corps pour se glisser sous la brassière. Elle empoigna mes seins à pleines mains, les pétrissant passionnément sous le tissu trempé. Des sensations inconnues montaient en moi. L'image de la main de Katsa sur ma chatte s'imposa à ma pensée, mais les attouchements de la duchesse étaient combien plus intenses. Ainsi entravée, je me sentais aussi sans défense que sans la moindre volonté d'opposer une quelconque résistance à ce baiser fiévreux. Mon corps semblait se réveiller après des années de sommeil. Au niveau de ma chatte, je sentis un nouveau liquide se mêler à ma sueur et à celle d'Orely.

Les mains de la duchesse abandonnèrent bientôt ma poitrine. Attrapant à nouveau mes cheveux d'une main, de l'autre elle me fit tourner autour de la chaîne pour me retrouver face à elle. Sa poitrine nue contre mes seins pointant à travers la brassière trempée, elle glissa ses mains sous le boxer et empoigna mes fesses ! Elle les pétrit avec autant de force que les seins, puis posa un doigt sur la naissance de la raie. Je sentis le doigt glisser dans la raie trempée pour ne s'arrêter qu'à un centimètre de mon anus ! Le doigt remonta et reprit trois ou quatre fois ce manège qui me rendait folle. Je n'osai parler mais mes halètements devaient trahir ma terrible excitation. Soudain, le doigt fut devant ma bouche !

- Allons, cochonne, lèche la sueur de ton cul ! glissa cyniquement la duchesse.

Sans hésiter (et je me suis demandée longtemps si, même sans la contrainte, je l'aurais fait ou non), je pris le doigt de la duchesse en bouche pour le sucer longuement. La saveur forte ne me dégouta qu'à peine tant l'excitation me poussait.

- Il doit y avoir un petit goût d'Orely aussi, non ? fit ma maîtresse en retirant enfin son doigt. Se séparant de moi, elle me fit tourner à nouveau pour me donner une grande claque sur les fesses, que j'accueillis d'un petit cri.

- Quand je serai partie, cette jolie pouliche fera cinquante tours de manège en plein soleil, et au galop ! C'est Orely qui tiendra la chaîne ! Quand ses vêtements seront à tordre, on recueillera la sueur pour faire boire Orely !

Elle donna cet ordre avant de se désintéresser de moi. Je restai pendue à ma chaîne tandis qu'elle s'adressait à la Supérieure :

- Je désire voir mes acquisitions, à présent.

- En rang, les nouvelles ! hurla Virgo tout en aiguillonnant les cuisses d'une des nouvelles, une petite rousse au joli corps moucheté de taches de rousseurs. Les cinq filles se mirent en rang.

- Je désire les voir nues, fit la duchesse.

- A poils, esclaves ! aboya Virgo. Plus vite que ça ! Les filles retirèrent rapidement les courts vêtements qu'on leur avait donnés après la douche, baissant les yeux, en faisant une moue craintive et honteuse tandis qu'elles livraient à nos regards leurs jeunes seins et leurs vulves fraîchement épilées. La petite rousse rougissait beaucoup, ce qui la rendait encore plus jolie. Après qu'elles eurent laissé tomber à terre leurs vêtements, Virgo ordonna à Nikol, qui se trouvait non loin d'elle, de les ramasser, ce dont mon amie, nue elle aussi du fait de sa punition, s'acquitta le plus vite qu'elle put.

- Position d'exposition ! ordonna la Supérieure sur un ton plus doux que Virgo, mais on sentait dans ces mots autant de fermeté. Les cinq vierges adoptèrent du mieux qu'elles le purent l'humiliante position qu'on leur avait enseignée quelques heures plus tôt, et qu'elles venaient de nous voir, Orely et moi, exécuter devant elles. La duchesse de Sylve s'approcha de la première, une brune coiffée d'une queue de cheval, la toisant d'un regard dubitatif et méprisant. Elle lui infligea quelques tapes rapides sur les seins, puis, tirant sur la queue de cheval, l'obligea à lever la tête en arrière pour inspecter sa bouche.

- Je n'aime pas ses dents, observa la duchesse. Et ses yeux sont quelconques. Non, décidément, elle ne serait même pas digne d'être enculée par le dernier de mes esclaves. Vous irez la revendre au marché demain, fit-elle d'un ton sec à la Supérieure.

- Bien, Madame, encaissa celle-ci.

- Ou plutôt, vous la donnerez à un de mes bordels, les vierges sont à la mode, les clients fortunés en raffolent en ce moment. D'ailleurs, les vierges sont indémodables…

- Il en sera fait ainsi, Madame, assura la Supérieure.

Ainsi, notre maîtresse possédait et exploitait des maisons de prostitution. Elle devait en tirer un revenu appréciable. Mais cette nouvelle ne nous émut guère plus qu'elle nous étonna. Ce qui nous paraissait incroyable, c'est qu'elle eut trouvé quelconque une fille de la beauté de cette brune. Sûrement un caprice destiné à faire rejaillir la mauvaise humeur que l'on sentait en elle sur la Supérieure. Quant à la brune, elle s'était mise à pleurer doucement en entendant le mot " bordel ".

- Qu'on l'emmène ! ordonna la duchesse. Elle n'a rien à faire ici !

Deux gardes musclées s'approchèrent et s'emparèrent de la fille, chacune la tenant par un bras, et la conduisirent, nue et reniflant, vers la sortie.

La duchesse s'était portée à présent vers la seconde esclave, une brune très bronzée dont la ressemblance avec la première était troublante. Elle reniflait également, les yeux rougis de larmes.

- Pourquoi pleures-tu, conasse ? lui demanda la duchesse.

- C'est à cause de ma sœur, maîtresse, répondit l'esclave.

- Quelle sœur ? s'irrita la duchesse.

- Celle que vous avez renvoyée, maîtresse.

- Elles sont sœur, Madame, intervint la Supérieure. Elles étaient vendues dans le même lot.

La duchesse rit de bon cœur. " Quelle histoire amusante ", fit-elle. Allons, ne pleure plus. Si tu m'implores assez bien, je ferai un bon geste.

- A genoux, esclave ! ordonna Virgo en lui donnant un coup de cravache sur les fesses. " Implore la bonté de ta maîtresse ".

La jolie brune tomba à genoux aux pieds de la duchesse de Sylve, qui la regarda s'humilier avec un sourire moqueur aux lèvres. " Je vous en prie, bonne maîtresse, acceptez de rappeler ma sœur qui ne demande qu'à vous plaire ", répétait-elle en enserrant les jambes de la duchesse, et en déposant mille baisers sur ses pieds et ses chevilles. " Nous n'avons jamais été séparées. Oh, pitié, noble maîtresse ! "

- Allons, tu as su m'émouvoir, fit celle-ci. Je consens à ne pas vous séparer. Si tu le désires, évidemment… Je peux te livrer au même bordel qu'elle, si tu préfères quarante passes par jour à te prélasser ici au bord de la piscine. Qui sait, vous vous croiserez peut-être de temps en temps au creux d'un lit… Des clients tordus seront ravis de vous faire coucher ensemble !

La fille avait cessé d'embrasser ses pieds et la regardait, interdite.

- Alors, désires-tu rejoindre ta pute de sœur, esclave ? Décide-toi, ma bonté a des limites, et ma patience encore plus.

L'esclave baissa les yeux, résignée. " Non, maîtresse, je préfère rester auprès de vous. Merci pour votre bonté, maîtresse ", articula-t-elle, en larmes.

- Alors, si tu restes, mets mon pied sur ta nuque, ordonna la duchesse. Porté par deux mains soumises, le pied de l'intraitable femme vint coiffer la nuque du joli corps doré de la brune, prosterné devant sa maîtresse.

- Répète après moi, esclave ! fit Virgo en promenant le fer de sa cravache sur les fesses de la jeune fille. " Je m'appelle Paloma, maîtresse, et je suis votre esclave ".

- Je m'appelle Paloma, maîtresse, et je suis votre esclave.

- Et comment s'appelle ta sœur ? interrompit la duchesse.

- Elle s'appelle Isabella, maîtresse, répondit l'esclave d'un ton soumis.

- A présent, tu t'appelles Isabella ! Vous signifierez à sa sœur son nouveau prénom de Paloma, ajouta-t-elle à l'attention de la Supérieure.

- Bien, Excellence ! dit celle-ci.

- Recommence, Isabella, fit Virgo.

- Je m'appelle Isabella, maîtresse, et je suis votre esclave, fit l'esclave en sanglotant.

- " Mon corps et mon âme vous appartiennent…"

- Mon corps et mon âme vous appartiennent.

- " Et je suis soumise à tous vos désirs "

- Et je suis soumise à tous vos désirs, acheva-t-elle avec peine.

- Bien, Isabella. Je sens que nous allons très bien nous entendre. Tu peux te relever. Virgo, vous lui projetterez tous les soirs les vidéos des meilleurs moments de la journée de sa sœur, ajouta-t-elle cruellement. Je ne voudrais pas qu'elle reste sans nouvelles…

- Bien, Madame, répondit Virgo tandis que l'esclave se relevait. " Elle aura droit à tous les détails. "

Vint le tour de la petite rousse.

- Celle-ci n'est pas mal, estima la duchesse d'un ton blasé en jouant avec la pointe des seins de son esclave. Elle recula un peu pour fixer avec insistance l'entrejambe épilé de la jeune vierge.

- Tu as été épilée en arrivant ici, esclave ? demanda-t-elle.

- Oui, Madame, répondit timidement l'esclave.

- Oui maîtresse ! hurla Virgo en lui fouettant sauvagement le derrière, provoquant les cris de douleur et de terreur de la petite rousse.

- Allons, Virgo, tempéra ironiquement la duchesse, tout le monde peut se tromper. Même si c'est du plus mauvais effet. Cette jeune fille n'a vraisemblablement pas l'habitude… Es-tu née esclave ?

- Non, maîtresse, répondit la rousse. Je suis désolée, maîtresse.

- Ce n'est pas grave, nous avons justement quelques punies, tu t'ajouteras à la liste une fois que j'aurai fini de t'interroger… Raconte-moi comment tu es devenue esclave !

- Maîtresse, mes parents ne pouvaient plus payer leurs dettes. Les huissiers sont venus, ils ont pris la voiture et ma grande sœur. Comme la vente n'a pas pu tout régler, ils sont revenus me chercher.

- Et ta mère ?

- Ils ont préféré me prendre, ils ont dit que je rapporterais plus que ma mère, qui a quarante-cinq ans.

- Et toi, quel âge as-tu ?

- Seize ans, Maîtresse.

- Tu es donc en âge d'être vendue. Sur une saisie, l'âge limite est abaissé. Une chance pour moi !

- Oui, maîtresse.

- Raconte la suite !

- On m'a conduite à Sexopolis, Maîtresse. Un médecin m'a examinée, il a dit que j'étais apte à être vendue au marché aux vierges. On m'a conduite là-bas.

- Ensuite ?

- Des gens m'ont enlevé mes vêtements. On m'a mise dans une cage.

- Tu étais toute nue dans cette cage ?

- Oui, maîtresse.

- Tu aimes être nue ?

- Pas tellement, maîtresse.

- Pourquoi ? Tu as honte de ton corps ?

- Je ne sais pas maîtresse. Non, maîtresse.

- Tu n'aimes pas tes seins ? Tes fesses ? continua la duchesse en s'approchant à nouveau de l'esclave et en la pelotant aux endroits qu'elle évoquait.

- Si… Non… Je ne sais pas, maîtresse, répondit la jeune fille déroutée.

- Moi j'aime tes seins. Ils sont beaux. Je suis content qu'ils m'appartiennent.

- …

- N'es-tu pas fière de m'appartenir, jeune rouquine ? N'es-tu pas fière que tes seins et tes fesses d'esclave plaisent à une duchesse ? poursuivit-elle en la pelotant de plus belle.

- Oh si, maîtresse. J'en suis fière.

- C'est bien. Mais attention, la fierté n'est pas un sentiment d'esclave. La seule fierté que tu dois avoir est de me satisfaire, toujours. Une fois dans la cage, qu'est-il arrivé ?

- La cage était dans une allée du marché, à côté d'autres cages qui contenaient d'autres esclaves. Des gens passaient, ils nous examinaient.

- Ils faisaient des commentaires ?

- Oui, maîtresse.

- Dis-moi ce qu'ils disaient sur toi.

- Oh, je ne peux pas répéter ça, maîtresse.

- Obéis ! hurla Virgo, ponctuant cet aboiement du traditionnel coup de cravache.

- Ah ! C'était tellement grossier, maîtresse.

- Comment pourrait-on être vulgaire en parlant de toi ? Il est normal d'être grossier quand on parle d'une esclave. C'est tout ce que tu mérites… Allons, que disaient-ils ?

- Un d'eux a dit qu'il me voulait dans son lit dès ce soir. Il a dit qu'il… qu'il éclaterait ma jolie chatte de pucelle.

- C'est tout ?

- Son ami a répondu qu'il voudrait me… me baiser simultanément par… par tous mes trous de jeune putain, si c'était possible.

- Ces messieurs ne manquent pas de goût… Qui as-tu vu d'autre ?

- J'ai vu Madame la Supérieure, répondit la rousse.

- Elle t'a parlé ?

- Non, maîtresse. Elle a parlé au marchand. Elle lui a demandé mon âge, d'où je venais. Elle lui a demandé de me faire sortir de la cage pour m'examiner. Elle a regardé mes dents, mes seins, mon entrejambe…

- Cela t'a plu qu'elle t'examine ainsi ?

- Pas tellement, maîtresse.

- Pourquoi ?

- J'avais l'impression d'être un animal, maîtresse.

- Mais sais-tu ce que tu es ? rit la duchesse de Sylve.

- Je suis une esclave, maîtresse, reconnut la jeune fille en baissant les yeux.

- Est-ce tellement différent ?

- Non, maîtresse.

- Ensuite, esclave ?

- On m'a conduite sur une grande scène, où j'ai été vendue aux enchères.

- Combien Madame la Supérieure t'a-t-elle achetée ?

- Je ne me souviens plus, madame.

- " Je ne me souviens plus, maîtresse " ! corrigea Virgo, tout en corrigeant de sa cravache les seins de l'esclave.

- Te est incorrigible, jeune pute ! rit la maîtresse. Décidément, cette punition va te faire beaucoup de bien. Remercie-moi de te punir ainsi pour parfaire ton éducation d'esclave !

- Merci, maîtresse, de me punir ainsi, fit l'esclave d'une petite voix tremblotante.

- Pas ainsi. A genoux ! Lèche mes pieds !

L'esclave s'agenouilla rapidement et se mit en devoir de lécher le pied que la duchesse avait avancé sous son visage. Pendant ce temps, la duchesse avait saisi la cravache de Virgo. Elle se mit à appliquer de petits coups sur les fesses de la rouquine, alternativement la gauche et la droite. Les coups se firent plus durs, l'esclave ne pouvait retenir des petits cris tout en léchant de sa langue tendue le pied sacré de sa maîtresse, des orteils à la cheville et de la cheville aux orteils.

- C'est bien ! relève-toi ! Combien, Domina ? fit-elle en s'adressant à la Supérieure, dont c'était le prénom (elle seule l'appelait par son prénom, bien entendu).

- 120.000 ducats, Madame, répondit la Supérieure.

- Tu te rends compte, jeune prostituée, de ce que représente cette somme ?

- Oui, maîtresse. C'est une très grosse somme, maîtresse.

- Penses-tu valoir une telle somme ?

- Je… je l'ignore, maîtresse. J'espère vous plaire, maîtresse.

- Bien répondu. Je pense que tu ne vaux guère plus, en tout cas. Il y a peut-être moyen de t'orner un petit peu.

Elle tira sur une oreille de l'esclave pour l'obliger à tourner la tête.

- Je vois que tes oreilles sont percées… Es-tu coquette ?

- J'aimais mettre des boucles, maîtresse.

- Domina, vous lui ferez mettre deux rubis. Ca ira bien avec sa chevelure.

- Bien, madame.

La duchesse saisit le menton de son esclave, lui fit ouvrir la bouche.

- Tire la langue, pute !

La jeune fille s'exécuta.

- Vous lui ferez également percer la langue pour y installer un petit bijou de métal. J'adorerai l'embrasser avec ça.

- Il en sera fait ainsi, madame.

La duchesse continua ses instructions en caressant tous les endroits du corps de son esclave qu'elle souhaitait voir décorés :

- Un autre rubis au nombril… Deux boucles en or dans les tétons. Ainsi qu'au clitoris… Vous ferez également orner les lèvres de son joli sexe d'une boucle d'or.

- Très bien, madame.

Les yeux de l'esclave s'embuèrent.

- Pourquoi pleures-tu ? Ca ne te fera pas très mal. Ton but n'est-il pas de me plaire ?

- Oh, si, maîtresse ! J'espère que je vous plairai ainsi.

- Je l'espère aussi. Sinon, tu sais, ce n'est pas bien grave : je t'enverrai rejoindre Paloma au bordel, et j'achèterai une autre esclave !

- Oh non, pitié, maîtresse ! Ne vous donnez pas cette peine ! Je ferai tout pour vous convenir en tout !

- Tu es une bonne fille. Une bonne petite pute de fille… Dis-moi, quand tu n'es pas épilée, de quelle couleur sont les poils de ta chatte ?

- Ils… Ils sont roux, maîtresse.

- Formidable ! Je sens que tu me plais de plus en plus. Virgo, vous donnerez des instructions pour qu'on laisse ses poils pubiens repousser. J'adorerais avoir une jeune chatte rousse à ma disposition.

- Très bien, madame !

- D'ailleurs, ce sera ton nom : Chatte Rousse ! Tu aimes ce nom, esclave ?

- Je… je… S'il vous plaît, maîtresse, il me plaît également.

- Bien… Tu vas me répéter ce nom à genoux et te soumettre à moi, à présent…

- A plat ventre, esclave ! commanda VIrgo. Mets le pied de ta maîtresse sur ta nuque !

La jeune vierge s'exécuta.

- Répète après moi, continua Virgo : " Je m'appelle Chatte Rousse, Maîtresse, et je suis votre esclave. Mon corps et mon âme vous appartiennent, et je suis soumise à tous vos désirs ".

Chatte Rousse répéta mot pour mot la terrible formule. Je n'ai jamais su son vrai nom. Elle se releva en reniflant. La duchesse de Sylve était passée à l'esclave suivante, une grande blonde au corps sculptural.

- Celle-ci est moyenne aussi, apprécia la duchesse en faisant une moue dubitative. Nous pouvons peut-être l'améliorer… Quel est ton tour de poitrine, esclave ? ajouta-t-elle en saisissant les seins de la blonde à deux mains.

- 96, maîtresse, répondit l'esclave tandis que la duchesse enfouissait la tête dans l'opulente poitrine pour l'embrasser à plein bouche.

- Est-ce exact, Domina ? demanda la duchesse en abandonnant la grosse poitrine luisante de salive de son esclave.

- 96, c'est exact, madame, répondit la Supérieure en consultant ses fiches.

- Vous la confierez au Docteur Dakos. Qu'il me gonfle ça à un petit 105… Je veux qu'il donne à cet esclave un physique de pétasse… Il comprendra…

Elle passa le doigt sur le nez de la jeune fille.

- Vous lui direz d'affiner le nez… Et de gonfler ses lèvres. Je veux lui voir une vraie bouche de suceuse. Avec le nombre de bites que je vais faire passer par là…

La blonde pleurait.

- Vous lui ferez refaire les fesses également, que ça équilibre ses gros nichons… Et siliconer la chatte, bien entendu.

- C'est noté, madame, répondit la Supérieure, imperturbable.

- Vous demanderez un devis au docteur. Je veux savoir pour quand elle sera prête. J'aimerais en disposer pour le bal de la marquise.

- Il fera tout son possible, madame. Je n'en doute pas.

La blonde était tombée aux pieds de la duchesse.

- Pitié, madame, ne faites pas ça ! Je vous en supplie !

- Allons, il est inutile de m'implorer ; J'ai quand même le droit de disposer de mes biens comme je l'entends, non ? Virgo, vous lui ferez donner 10 coups de fouet avant de l'emmener, pour lui apprendre à rester à sa place !

- Avec joie, madame.

- Puisque tu es à mes genoux, continua la duchesse, tu sais ce qu'il te reste à faire !

Elle approcha son pied des mains de la blonde. Celle-ci, ravalant ses sanglots, le saisit d'un air résigné et le posa doucement sur sa nuque. En reniflant, elle commença :

- Je m'appelle Sonya, maîtresse, et…

- Tu t'appelles Barbie-Pute ! interrompit la duchesse.

Les sanglots reprirent. Barbie-Pute parvint à articuler, avec peine :

- Je m'appelle Barbie-Pute, maîtresse, et je suis votre esclave. Mon corps et mon âme vous appartiennent, et je suis soumise à tous vos désirs.

Virgo la fit relever en lui tirant les cheveux.

Vint le tour de la dernière esclave. Épouvantée, comme nous toutes, par la cruauté affichée par la duchesse et son formidable pouvoir sur nous, elle tremblait. La duchesse lui jeta un regard méprisant.

- Celle-ci ne me plaît guère plus. Au bordel ! Ou plutôt, non… C'est assez le genre du comte de Sersan. Je cherchais justement un cadeau susceptible de lui plaire pour son anniversaire, dans deux semaines… Vous lui enverrez cette esclave dans une cage dorée, genre cage à oiseaux… Avec un ruban rose autour de la taille. Faites en sorte que le cadeau arrive le jour-même de son anniversaire, qu'il puisse la dépuceler avant de souffler les bougies. Vous ferez tatouer " Joyeux anniversaire " sur le ventre de l'esclave, ainsi que mon portrait. Ca l'amusera quelques heures…

La duchesse se tourna vers la Supérieure.

- Je suis mécontente de cette livraison. Si ce n'est pas mieux la prochaine fois, il faudra que je me résolve à faire mes courses moi-même !

- Je suis confuse, madame, dit la Supérieure en baissant les yeux. Je vous supplie de pardonner mon inconséquence.

- Ca ira, fit la duchesse. A plus tard, mesdemoiselles ! ajouta-t-elle en se retirant, traînant toujours Zana à quatre pattes qui peinait à la suivre. Sur son passage, chaque esclave lui faisait une petite révérence.

Nous étions toutes tremblantes du terrible spectacle auquel nous venions d'assister. Pour passer sa mauvaise humeur, cette femme pouvait nous humilier toujours davantage ! Modifier nos noms, notre apparence physique. Nous étions totalement à sa merci.

Nous n'eûmes pas le temps de gamberger beaucoup. La Supérieure, furieuse, donnait des coups de cravache de droite et de gauche pour disperser les esclaves. " Enchaînez Barbie-Pute ! " fit-elle. Deux gardes s'emparèrent de la jolie blonde pour l'enchaîner la face contre le mur, bras et jambes écartées.

- Désirez-vous que je m'en occupe ? demanda Virgo.

- Non, répondit la Supérieure. Je m'en chargerai moi-même. Elle saisit le fouet d'une des gardes et le fit claquer furieusement. A ce simple bruit, Barbie-Pute poussa un cri.

- Compte les coups à voix haute, salope ! ordonna la Supérieure. Elle leva le bras avant de faire claquer le fouet sur le joli dos de l'esclave. Celle-ci poussa un cri terrible tandis que la marque du fouet s'imprimait sur sa chair.

- Compte, pute ! aboya la Supérieure.

- Un… fit Barbie-Pute en sanglotant.

Le fouet claque de nouveau, l'atteignant un peu plus bas.

- Deux… articula-t-elle courageusement.

Les coups s'abattirent bientôt sur ses fesses, le derrière de ses cuisses, les mollets. La Supérieure ordonna aux gardes de la retourner. Les cinq derniers coups furent pour ses cuisses, sa vulve, son bassin, son ventre et ses seins. Elle compta courageusement, jusqu'au bout.

- Qu'on les enchaîne et qu'on les emmène ! ordonna la Supérieure en désignant Barbie-Pute, Chatte Rousse et l'esclave destinée au cadeau du comte de Sersan. Elles furent emmenées, Chatte Rousse au piercing, Barbie-Pute au chirurgien, et la dernière au tatouage.
J'avais assisté à toute la scène enchaînée à mon crocher. Virgo vint me délivrer, pour aussitôt m'attacher autour du cou un lourd collier de fer. Elle y fixa une longue chaîne, très lourde, et me mena dehors, en ordonnant à Orely de nous suivre. Orely dut se tenir au milieu de la cour. Elle prit la chaîne en mains. Je dus à courir en rond autour d'elle. Il faisait chaud, le collier et la chaîne étaient si lourdes… Mais Virgo m'attendait à chaque tour, et quand je passais devant elle elle me cravachait les fesses, en me traitant de pute, ou de salope, et en m'ordonnant d'aller plus vite, toujours plus vite. Les cinquante tours achevés, j'étais épuisée. On détacha ma chaîne. Une servante du harem me fit tenir debout dans une petite bassine de matière plastique afin de recueillir la sueur qui dégoulinait de mon corps. Elle me fit enlever le boxer et la brassière afin de les tordre dans la bassine.

- A genoux, ordonna Virgo à Orely.

Mon amie obéit. Virgo ramassa la bassine et l'approcha des lèvres d'Orely. Celle-ci, penchant la tête en arrière, dut boire le fruit de mon effort.

- Il en reste sur le corps d'Ayla ! Lèche son corps, Orely !

A genoux devant moi, Orely dut me lécher les pieds, les mollets, les cuisses. Sous la surveillance impitoyable de Virgo, il lui fallut me lécher la vulve, puis je dus m'agenouiller à mon tour pour lui permettre de recueillir la sueur de mes seins, de mon cou…

- Le visage ! ordonna Virgo.

Je fermai les yeux tandis que la langue d'Orely me léchait consciencieusement le visage. Nous étions prêtes à tout pour éviter le fouet que nous venions de voir appliquer avec une telle violence et une telle précision au corps de l'infortunée Barbie-Pute.

- Le dos !

Je dus me retourner pour lui permettre de passer la langue sur mon dos luisant de sueur.

- Lève-toi, Ayla !

Je me levai. Mes fesses à la hauteur du visage d'Orely. Celle-ci comprit sans davantage d'explications : bientôt je sentis sa langue sur mes fesses. Enfin, elle s'arrêta, pour lancer à Virgo un regard interrogateur.

- Comment ? Tu crois avoir terminé ? Et la raie ? Elle n'a peut-être pas transpiré dans la raie de ses jolies fesses de jeune pouliche ?

Sans un mot, Orely saisit chacune de mes fesses dans ses mains, et les écarta doucement. Je sentis sa langue pénétrer dans l'interstice, descendre, remonter, redescendre… Chaque minute dans ce harem, pour elle comme pour moi, devenait une humiliation supplémentaire. Enfin, Virgo lui ordonna d'arrêter. Elle nous envoya toutes deux à la douche, et mes nouveaux vêtements à la lessive.

Sous la douche, je glissai à Orely : " Je suis désolée ".
Elle me regarda. Elle n'avait pas le droit de me répondre. Elle haussa les épaules et me sourit. Cela me remit un peu de baume au cœur. Une fois séchée, je retournais vers notre lit, à Nikol et à moi. Le petit placard de mes vêtements était à nouveau ouvert. La même efficacité régnait dans ce harem, qu'il s'agisse d'instaurer ou de lever les punitions. Je fus soulagée de repasser le petit bikini avec lequel je me sentais vêtue, bien qu'il fût si léger.

Plus loin, allongée à la place de Mirka sur le lit qu'elle occuperait désormais avec Nomi, Isabella pleurait doucement en pensant à sa sœur. Je fus prise de pitié. Je m'approchai et lui passai une main consolatrice dans les cheveux. " Tu as fait le bon choix ", lui dis-je.

Elle leva vers moi ses beaux yeux embués de larmes. " Ma sœur ", fit-elle. " Une prostituée ! ".

Presque surprise de mes propres paroles, je m'entendis lui répondre :

" Nous sommes toutes des prostituées, ici ".

Et j'ajoutai, résignée :

" On n'en meurt pas ".


(à suivre)

Ayla3

ŠLE CERCLE BDSM 2006